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 La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]

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MessageSujet: La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]   
Lun 22 Avr - 5:08

La présence rassurante d'une grande sœur.



Nuit du 8 au 9 février.

J'avais du mal à dormir. Le sommeil me fuyait inlassablement depuis quelques temps. Depuis l'attaque d'Alecia, depuis Bristol, depuis tout ces morts, ces blessés à cause de la folie d'un homme qui se pensait meilleur que tous. Il me donnait envie de vomir, lui et tout les autres qui agissaient en son nom, qui répandaient la terreur et les larmes. Eux qui avaient tué les parents de Maewan.

J'aurai voulu réconforter mes amis, leur dire combien j'aurai voulu les aider mais j'en étais incapable. Je n'étais qu'une gamine de treize ans, tout juste bonne à réciter mes leçons, sortie à peine des jupons de ma mère. J'étais terriblement en colère, devant mon incapacité à réagir, à les soutenir. J'étais juste capable de me terrer dans mon terrier, en tentant d'ouvrir les yeux pour que je me réveille enfin de ce sinistre cauchemar dans lequel je laissais tomber mes amis, je les abandonnais car je ne pouvais tous les sauver, dans le quel je n'arrivais pas à les faire remonter à la surface de ce lac sombre et glacial, parfois rouge sang dans lequel les Mangemorts et autres monstres les tiraient vers le fond. Alors je ne voulais plus dormir, je ne voulais pas voir leur visage dont les yeux vitreux continuaient de me regarder avec déception.

Étais-je lâche ? Oui, j'avais peur. Mais pas assez pour renoncer. Si j'avais eu l'âge je serai rentrer dans la Résistance, j'aurai donné ma vie pour qu'il n y'ai plus jamais de guerre, plus jamais de victime de cette bêtise humaine, plus jamais d'Al', ni de Mae, juste des familles heureuse, des gens sains et saufs.


Dès que je voyais Al', seule, en proie à des pensées qui la faisaient frémir, qui la tirait de ces heures de sommeil réparatrices dont elle avait tant besoin, en hurlant, je ne savais rien faire d'autre que fuir pour cacher mes larmes et ne pas ajouter ce fardeau à sa peine déjà si grande. Et j'étais là à la regarder du coin de ma cachette, incapable de lui dire combien je l'aimais, combien j'aurai aimer être forte pour deux, je pleurais, les larmes avaient sans doute tracé des sillons sur mes joues. J'aurais voulu qu'elle sache que j'étais là, que je l'admirai toujours autant voire même plus mais je n'y arrivais pas. Je ne cessais d'inonder mon visage, mes yeux, de ce liquide salé qui refusait de s'arrêter et qui m'empêchait de pouvoir dire tout ce que j'aurais aimé faire savoir à ma grande sœur, me faisant m'étrangler dans des sanglots irrépressibles.

Je m'étais finalement levée, abandonnant mes camarades à leur profond sommeil, doucement j'avais entrouvert la porte de notre dortoir pour accéder à notre Salle Commune. je me doutais que je ne serais peut-être pas seule. Nombreux étaient les Poufsouffles qui avaient été affectés par les récents événements, qui eux non plus ne parvenait à trouver le sommeil et venaient partager leur solitude et leur tristesse au coin du feu.

Seulement cette nuit, il ne semblait n'y avoir personne, je poussais un soupir de soulagement, cela signifiait que les autres avaient enfin réussis à chasser leur terribles cauchemars pour un temps. Je comptais appeler discrètement un des elfes qui travaillait au cuisine pour qu'il me prépare un petit quelque chose à grignoter. Je n'aimais pas tellement les réveiller la nuit pour leur demander quoique ce soit ni la journée d'ailleurs. Lorsque j'étais arrivée à Poudlard c'était bien la première fois que j'avais rencontré ces êtres.

Je me dirigeais donc vers le canapé juste en face de l'âtre lorsque je me rendis compte qu'il était déjà occupé par une tête blonde. C'était Alecia. Ainsi elle avait encore eu du mal à s'endormir. Je m'approchais délicatement, elle semblait assoupis, le canapé était assez grand alors j'étendis la couverture que j'avais prise avec moi et me colla à ma grande sœur. On dormait toujours mieux près d'une présence rassurante. Je soupira de contentement et commença a fermer les yeux, évitant tout de fois de coller mes pieds froids sur Al' pour ne pas la réveiller. Le sommeil allait sans doute me gagner rapidement désormais.


Dernière édition par Ewilan Enderson le Sam 18 Mai - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]   
Jeu 25 Avr - 9:00


La présence rassurante d'une grande soeur
Certaines blessures sont si graves, si profondes, qu'on est impuissant à les guérir seul.
Alecia & Ewilan

C'était difficile de reprendre le cours des choses à Poudlard. Des regards indiscrets qui se posent sur vous, des chuchotements pareils à des bourdonnements désagréables qui arrivent jusqu'à vos oreilles, et tous ces gens qui sont toujours autour de vous à vous donner des conseils, pensant bien faire, ou savoir de quoi ils parlent, savoir ce que ça peut faire. J'avais parfois besoin d'eux, les adorais, les remerciais, puis les fuyais l'heure suivante, les détestais, paniquais d'être à leurs côtés. Rongée entre l'angoisse et l'apaisement, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, une ombre portée sur le sol ou sur les murs, mouvante comme un fantôme noir sur la pierre.

Deux jours que je passais mes après-midi à l'infirmerie, car pas assez forte, car trop souffrante pour pouvoir continuer de monter et descendre des escaliers, ou suivre un cours sans en sortir névrosée. Il restait encore trois jours et je m'étais demandée toute la soirée comment j'allais tenir. Les nuits suivant mon retour à Poudlard le samedi, j'avais fait des cauchemars tels que j'en hurlais dès que mes paupières se fermaient, empêchant mes voisines de fermer l'oeil. La nuit précédente, j'étais restée assise contre le coin de mur de la salle commune en tremblant comme une feuille, à me mordre le bras à sang pour ne pas crier. La nuit. Comme cette nuit-là. Remus n'était pas avec moi la nuit, pourtant il aurait bien été le seul à pouvoir m'endormir sans que je fasse de terreur nocturne par la suite. Plus je retournais les événements dans ma tête, plus ils devenaient horribles. J'avais l'impression que le loup se nourrissait de mes peurs, qu'il s'en délectait, qu'il savourait mes craintes grandissantes en me laissant le temps de sombrer avant de me dévorer pour de bon. Cette pensée était horrible.

La nuit du mardi, j'étais restée dans ma salle commune. Je songeais de nouveau à ma conversation avec Julien David, à la guerre, à Maewan. A chaque fois que j'essayais de me donner le courage d'avancer, j'étais comme clouée au sol par tous ces faits épouvantables que mon esprit malin s'amusait à passer en boucle à travers mes pensées. On aurait dit une vilaine photo sorcière qui se répétait, encore et encore, sans interruption. Mes paupières se faisaient de plus en plus lourdes, et le sommeil me gagna finalement. J'étais épuisée, cernée, creusée et rongée par la culpabilité. Car les blessés ne sont pas les seuls à souffrir, oh non, il y a aussi les proches. Et si certains s'en cachaient bien, d'autres ne semblait pas aussi détachés de la situation.

Si mon sommeil ressemblait plus à un trou noir qu'une sieste reposante, il n'était pour une fois pas accompagné de cauchemars d'aucune sorte. Je pouvais donc récupérer un peu. Mais il y eut comme un poids contre moi qui réveilla tous les souvenirs de mon agression. Je le revis, lui, ses bras, ses jambes, ses dents et sa bouche, ses yeux luisant dans l'obscurité, une chaleur étouffante. Ouvrant les yeux, paniquée, je poussai un cri de terreur en bondissant du canapé, et allai me plaquer contre le mur derrière moi. Je ne réalisai que trop tard que la personne qui était venue contre moi était la petite Ewilan, qui semblait choquée de m'avoir vue faire un tel bond. Le « mal » était déjà fait. J'étais en pleine crise d'angoisse.

Je me sentais étouffée, une douleur grandissait entre mes deux poumons et le long de mes côtes. Je me tenais le ventre, pensant que cela pouvait peut-être aider à apaiser la douleur, mais je ne m'en sentais pas mieux. Mes jambes tremblaient et semblaient ne plus vouloir me porter, je perdais le peu de forces qui me restaient et m'écroulais contre le mur, haletante, le cœur battant la chamade. Mes joues étaient inondées de larmes incontrôlables. Je suffoquais, voulais crier pour avoir de l'aide, mais n'y arrivais pas. Il n'y avait que le bruit sourd de ma respiration sifflante, comme si tout mon corps s'était ligué pour maintenir en état de marche mes fonctions vitales. Je pris dix bonnes minutes à me calmer, les yeux fermés, il n'y avait plus rien autour. Alors que j'arrivais à respirer un peu plus correctement, mes halètements furent remplacés par des sanglots.


    « Je n'en peux plus... Je n'y arrive pas... Je ne peux plus... »


J'aurais voulu qu'on me laisse mourir, ou qu'on vienne finir le travail. J'ouvrai les yeux sur la rousse, ne sachant plus quoi faire. Il m'étais impossible en cet instant pour faire en sorte de ne pas l'effrayer, de ne pas l'apeurer. Ce qu'elle avait en face d'elle ce n'était plus moi. Ce n'était qu'un esprit, un corps, torturés, qui ne demandaient qu'à ce que leurs jours s'éteignent. J'aurais tant aimé qu'il soit là, mon beau Gryffondor, qu'il me tienne la main et me dise que tout irait bien, mais il n'était toujours pas là. Je souffrais, adossée à ce mur froid comme la neige qui m'aurait servie de lit de mort. Je n'étais même plus au sein du château, pour moi... Il n'y avait que le noir, l'horizon sombre couché sur la neige qui, en flocons, formaient comme des étoiles. Je me demandai en cet instant si en mourrant, je deviendrais l'une de ces étoiles.

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MessageSujet: Re: La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]   
Sam 27 Avr - 6:17

Je commençais à m’endormir, bercée par les douces ombres que projetaient les flammes sur les murs ainsi que par le crépitement des bûches, des braises entrain de brûler. J’écoutais la respiration calme de ma sœur, tout était silencieux. Je me sentais apaisée et enfin prête à finir, ou faire une nuit digne de ce nom. Malheureusement, j’avais à peine rabattu la couverture sur mes épaules que je sentais le souffle d’Alecia s’emballer, son rythme cardiaque s’accélérer de part notre promiscuité. Ses muscles se tétanisaient, elle commençait à haleter, à gémir, à vouloir repousser les couvertures et à remuer dans tout les sens. Elle était encore entrain de faire un horrible cauchemar et je ne savais pas quoi faire, je ne savais s’il fallait que je prévienne un adulte, que j’attende que le cauchemar cesse ou que je la réveille. Mais Al’ répondit d’elle-même à mes interrogations silencieuses en se libérant des draps et se propulsant hors du canapé pour aller s’adosser subitement au mur comme une bête apeurée. Le regard totalement perdu, hagard et la respiration douloureuse. J’essuyais rageusement les larmes qui commençaient à poindre au bord de mes yeux. C’était entièrement de ma faute, elle avait dû sentir que je m'étais couchée près d'elle et avait sans aucun doute cru, au milieu de ses affreux rêves, que je voulais lui faire du mal. Ou même pire, elle m'avait prise pour le monstrueux personnage qui l’avait sauvagement attaquée. Elle avait l'air complètement perdue, paniquée incapable de savoir où elle pouvait bien se trouver. Je serrais mes petits poings, retenant mes larmes, empêchant mes lèvres de trembler. Je ne pleurais pas, je ne pleurais pas. Pas encore. Je m'approchais très lentement de ma sœur, les paumes tournées vers elle, en évidence pour qu'elle voit que je ne souhaitais pas lui faire de mal. A à peine quelques centimètres d'elle, j'ouvrais enfin la bouche, sentant ma gorge se serre je désirais à tout prix éviter de noyer mes mots dans des sanglots.

        " Al', je t'en prie, regarde moi, regarde moi je t'en supplie, arrête de pleurer, je suis là, tu es en sécurité, tu es à la maison."

Mais les larmes semblaient se moquer de mes précautions et coulaient d'elles-mêmes. Avec douceur j'attrapais les poignets de ma sœur, puis je les tins un peu plus fermement pour la fait sentir le mur de pierre auquel elle était adossée, pour lui montrer que je ne la laisserai pas sombrer, que j'étais là. J’appliquais donc ses paumes sur le mur derrière elle tout en répétant:

        " Tu es à Poudlard, tu es en sécurité, rien ne peux t'arriver. Je t'en supplie Al', arrête, je suis là, je ne te laisse pas seule je te le promet ! "

Je collais ses mains froides sur mon visage afin qu'elle sente que je ne mentais pas, que j'étais bel et bien réelle, que les monstres qui la hantaient, pouvaient disparaître lorsque j'étais avec elle, que nous étions juste toutes les deux. Je plongeais mon regard dans le sien, pour l'obliger à se raccrocher à quelque chose, pour qu'elle ne reparte pas dans une crise d'angoisse. Je savais qu'elle était exténuée, elle le répétait, qu'elle aurait aimé que tout cela cesse. J'aurai aimé quant à moi la prendre dans mes bras, comme le faisait ma mère lorsque les mauvais rêves peuplaient mes nuits, mais je n'osais le faire, de peur qu'elle ait un mouvement de recul qu'elle me rejette, qu'elle refuse mon étreinte en pensant que je voulais l'attaquer. Cela m'aurait brisé le cœur. Alors je continuais de la fixer simplement, lui tenant toujours les poignet pour l'empêcher de se replier sur elle-même en position fœtale.

        "Al', je t'en pries, arrête de pleurer. Moi je ne sais pas être comme Remus, je suis pas comme lui, je ne sais pas te rassurer, te protéger de ce qui te ronges. Ça fait horriblement mal, je ne veux pas que tu pleures, je veux que tu l'empêches de continuer à te faire souffrir, de venir te chercher dans tes rêves. Il en à déjà trop fait, il t'as déjà fait tant de mal. Et je ne suis pas capable de lui interdire de venir, parce que je ne suis pas dans ta tête. J’aimerais tu sais, j’aimerais que tout redevienne comme avant, mais je ne peux pas et c'est impossible. je m'en veux tellement !"

Elle devait sentir les larmes ruisseler inexorablement sur ses mains. Nous formions un triste spectacle toute deux, à pleurer ainsi. Il y a quelques années, quelques mois jours où même minute je me serais enfuie pour me cacher sous mon lit. Mais plus maintenant, pas depuis que je regardais ma sœur. Parce qu'elle avait besoin de moi et que je ne la laisserai pas. Je serais aussi courageuse qu'un Lion, aussi patiente qu'une Poufssoufle, j'affronterais ce qui lui fait si peur et j'attendrais que ma sœur revienne de cet endroit où elle partais trop souvent, de ces contrées qui semblaient l'attirer. Parce que je n'allais pas là laisser se perdre. Jamais.
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MessageSujet: Re: La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]   
Ven 3 Mai - 11:41


La présence rassurante d'une grande soeur
Certaines blessures sont si graves, si profondes, qu'on est impuissant à les guérir seul.
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Quelle idiote chercherait à faire pleurer sa petite sœur adorée ? Quelle folle se laisserait couler de la sorte en alarmant tous ses proches ? Moi, assurément, car j'étais tombée dans une impasse. Au bout de ce couloir sombre, je ne voyais qu'une pièce sans lumière, sans espoir, sans avenir, une pièce qui décrépissait rapidement et affreusement. Je relevai les yeux vers cette petite bouille, vers cette personne si petite mais avec une compassion immense, me calmai, voyant sa détresse grandissante et écoutant ses mots rassurants. Ses petites joues avaient la chaleur d'une journée de Printemps, alors que dans cette pièce le soleil radieux de l'été était encore loin, trop loin. Mais lorsqu'elle se mit à pleurer, la boule que j'avais au ventre grandit de plus belle, je me sentais lamentable de lui infliger un tel spectacle, de l'obliger à être forte pour quelque chose qu'elle n'était même pas sensée avoir à supporter, ce n'était à elle de me relever normalement, c'était aux adultes, mais sa frimousse se révéla bien plus convaincante et sincère. Elle voulait un vrai rétablissement, pas un dossier médical à signer pour le ranger dans un bureau poussiéreux pour ne plus en parler ensuite, affaire classée. Je n'arrivais pas à me raccrocher à ses petits yeux noisette, les miens me brûlaient.

Me rappeler Remus me soulagea comme ça me rongea de l'intérieur. Si à ses côtés les mauvaises pensées cessaient relativement, lui n'en était pas moins affecté, et lorsque j'oubliais l'agresseur, je pensais à l'amoureux blessé. Cet amour pour lui était d'une violence incomparable, et si je l'aimais à en mourir, moi je ne pouvais lui demander de mourir d'amour pour moi. J'avais tant de choses à régler, de sourires à rendre, de craintes à étouffer autour de moi. La tâche était si énorme que je doutais en avoir la force. Mais maintenant que je saisissais l'impact misérable que j'avais sur la plupart de mes camarades, j'avais comme une envie de me frapper moi-même. Pourquoi ma petite Ewi avait-elle à s'excuser ? C'était moi la responsable. Choquée de la voir dans un état pareil, je relevai mes bras tremblant et l'enlaçait avec le peu de forces que j'avais. Je remarquai enfin que mes bras étaient maigres, mes poignets cassant, mon abdomen creusé. Je soupirai en caressant ses cheveux de feu. J'avais l'impression de me revoir quelques années auparavant, m'agrippant à la moindre petite parcelle de bonheur ou d'affection. Je soupirai, essayait de me raisonner, de trouver une solution au plus profond des ténèbres.

Je repensai à la conversation que j'avais eue avec Julien David, et la force qui m'avait gagnée à ce moment, le semblant de confiance en soi qui s'était évanoui aussitôt qu'il avait franchi la porte de ma chambre pour sortir. Cette même force que j'avais retrouvée à Poudlard en revoyant Remus. Force qui était tentée de me regagner à l'instant. C'était un étrange sentiment que le besoin de protéger ses proches alors que l'on est soi-même au fond du gouffre. Un sentiment si important, si primordial qu'on balayerait tout devant soi pour leur redonner le sourire à tous. C'était dans ma nature de Poufsouffle, gravé dans mes gênes, dans l'éducation que j'avais reçu de ma grand-mère. Je voulais être comme elle, solide comme la montagne. J'attendais qu'Ewi cesse de pleurer, tentai de la rassurer avec des caresses cependant maladroites, c'est que je n'avais pas pour habitude de réconforter les gens, je ne savais pas comment faire, ne savais comment exprimer mes sentiments aux gens. Cachée derrière un cocon solide, on ne savait jamais réellement ce qu'il y avait dessous. Je me redressai ensuite en prenant appui contre le mur. Cette crise d'angoisse m'avait privée de mes forces, je le sentais bien, mais ne céderais au sommeil qu'une fois Ewilan endormie. Je désignai mon petit sac à côté du canapé, invitant Ewi à fouiller dedans.

Je revins m'installer dans le canapé, m'écroulant littéralement dedans alors que la petite blairelle était elle aussi revenue s'asseoir. Mon sac contenait du chocolat, d'énormes sucreries, laissés par l'infirmière ou par les Maraudeurs, surtout par Peter qui s'en était séparé bon grès mal grès au départ, mais avec le sourire ensuite. Se gaver de sucre, aussi mauvais soit-il, ne nous ferait pas de mal. Parvenir aux cuisines n'aurait pas été une mince affaire avec Rusard qui surveillait les couloirs de son radar, dont on cherchait encore le fonctionnement. Je laissais le chocolat à ma petite sœur de cœur, m'en gaver de force pour faire plaisir à madame Pomfresh m'avait rendue assez malade comme ça, et je gardais quelques sucettes sucrées et des boules de gomme molles. Je mâchai ces petites cochonneries sans un mot, les yeux rivés sur le feu devant nous qui réchauffait mes bras et mes pieds. Je fis la grimace à une sucette dont le goût était affreusement amère, et gonflai les joues. En voyant la réaction d'Ewi, je pouffai légèrement et balançai la sucette au feu sans regrets.


    « Désolée... De te montrer ça. »


Ce seraient les seuls mots que je sortirais pour l'instant, je n'étais plus vraiment loquace, mais je voulais qu'elle comprenne que ce genre de choses ne se reproduiraient plus devant elle. Que j'allais faire les efforts nécessaires pour ne plus lui montrer ma décadence. Mais elle ne pouvait se douter que ce ne serait qu'avec elle. Je n'allais pas guérir du jour au lendemain...

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MessageSujet: Re: La présence rassurante d'une grande sœur.[Terminé]   
Sam 18 Mai - 0:49

J'espérais vraiment que ma grande sœur aille mieux. Je le souhaitais de tout mon cœur, je voulais qu'elle guérisse, je voulais voir à nouveau un sourire son son visage et je mettais tout mon cœur dans cette entreprise. Elle me serra dans ses bras, je la sentais maigre, mais j'étais heureuse qu'elle ne refuse pas l'étreinte. J'avais peur qu'elle se renferme, qu'elle ne veuille plus me parler. Je profitais de ses bras, j'aimais quand elle me faisait des câlins, j'avais l'impression que cela lui faisait un plaisir. Elle n'était pas très démonstrative mais je savais qu'elle m'adorait et la sentir contre moi me rendait très joyeuse mais me faisait aussi très mal, cela voulait dire qu'elle avait besoin de moi et qu'elle n'allait donc pas bien, j'aurais préféré que rien de tout cela ne lui soit arrivé.

Alecia finit par se redresser, elle a l'air d'aller un peu mieux. D'un geste elle me montre un sac près du canapé. Je m'y précipite, pensant qu'il renferme quelque chose dont elle a besoin. Je réprime un éclat de rire lorsque j'y découvre des tonnes de friandises. Je sais pourtant qu'elle n'apprécie pas particulièrement le chocolat, je suppose que c'est Madame Pomfresh qui la force surement à manger toutes ces choses, il parait que le chocolat rend de meilleure humeur mais je crois que cela ne sera pas suffisant, la bonne volonté non plus ne suffit pas et je guetterai le moment où les choses iront mieux. J'ignore combien de temps cela va prendre, des mois, des années peut-être ? Mais j'espère que cela arrivera un jour et je prie pour que plus rien de mal n'arrive a Alecia, elle a trop souffert.

Je saisi une chocogrenouille, lorgnant au passage dans le fond du sac pour voir ce que je pourrai manger d'autre après la friandise avant d'aller me rasseoir aux côtés de ma grande sœur sur le canapé. Elle aussi a pris une friandise, sucette, et elle ne doit vraiment pas la trouver à son goût car je ne peux retenir un air hébété et très surpris devant la grimace qui orne son visage une fois le bonbon mis à sa bouche avant d'éclater de rire. Elle ressemble a un hamster, ces petites bestioles qu'ils vendent des les animalerie moldue. Une fois j'ai demandé à en avoir un mais mes parents m'ont dit qu'avec leurs hiboux ce n'était pas la meilleure des solutions. Je repose mon regard sur ma camarade blairelle, ravie de l'avoir fait pouffer de rire. Ce n'est pas grand chose mais cela fait chaud au cœur.

Elle doit cependant trouver cela totalement ignoble puisqu'elle va même jusqu'à jeter le bonbon dans le feu. Finalement elle s'excuse à nouveau, je regarde les flammes danser devant mes yeux. Elle n'y peut rien et je sais qu'elle essaye d'éviter de me montrer sa peine te sa douleur, mais je ne suis pas aveugle, elle pourrait se jeter des sorts d’allégresse que je verrai parfaitement qu'elle va mal. Je tourne ma tête vers elle en lui souriant tristement.


       "Je sais. "

Demain le soleil se lèvera, ma grande sœur devra affronter les autres et leurs regards, pour l'instant nous ne sommes que toutes les deux et je veux profiter de ce moment où elle est encore si proche de moi car j'ai peur que d'autres malheurs lui arrivent et qu'elle ne veuille même plus de mon aide. Je sais que je ne suis pas sa maman, qu'elle n'aimerait pas que je la suive à la trace pour vérifier qu'elle va bien mais je veux qu'elle comprenne que je suis vraiment là et que je ferrai tout mon possible pour l'aider.

Je cesse de la fixer et repousse les bras de ma sœur afin de poser ma tête sur ses genoux, je ne pourrai rien faire de plus cette nuit et je tombe de sommeil. J'espère que ma présence réussira à la rassurer, je sais que contre elle je ne risque rien. Je ramène la couverture sur nous, la laissant caresser mes cheveux, sentant déjà le sommeil m'emporter. Je me frotte les yeux avant de me caler convenablement, voilà, je suis fin prête pour passer le restant de la nuit, les larmes et les pleurs mon éreintés, je suppose qu'Alecia va bientôt s'endormir elle aussi. Je finis par lâcher un dernier soupir avant de fermer les yeux. J'ignore si elle aura entendu ma dernière phrase mais comme tout ce que je lui ai dit avant ces derniers mot sont importants, ce n'est pas une promesse, c'est la vérité.


       "Je t'aime grande sœur blairelle."
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