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Design n°5 le 09/04/2012 par Kyana.

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 Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]

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MessageSujet: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Ven 28 Juin - 22:27

Bristol. La ville qui ne dort plus. La banlieue de la ville qui a été mise à feu et a sang reste gravée dans les mémoires de chacun, les moldus qui ont perdus la vie sans connaître la véritable cause de leur décès semblent hanter les rue. Les Mangemorts ont laissés des traces indélébiles sur la ville portuaire, les gens ont désormais peur de sortir de chez eux et réclament de plus en plus de protection. La menace gronde tout comme les ténèbres et il est désormais plus qu'urgent de rassurer la population.

Enfin cela c'est ce que souhaite le Juge Julien David, qui mènera une partie de sa campagne politique dans la bourgade. Malheureusement, le manque d'effectif au niveau des Aurors ne permet pas de protéger toute la population britannique qu'elle soit sorcière ou moldue. Voilà pourquoi je me retrouve à servir de garde du corps à un homme politique. Je me console au moins en me disant qu'il n'est pas un homme peu scrupuleux, il a toujours fait régner la justice au sein du Ministère et lors des procès qu'il présidait. Cela me permet également de garder un œil sur les mouvements au sein du gouvernement magique, nous savons, membres réunis autour du Phénix,  pertinemment grâce aux différents rapports de l'Ordre que certaines personnalités éminentes du Ministère sont liées aux fidèles de Voldemort  voire Mangemort eux-même.

La petite promenade électorale censée permettre au Juge David de récolter quelques voix pour les prochaines élections devait commencer dans la matinée, j'avais rejoins le reste de ceux qui servirait de garde du corps de fortune au candidat en transplannant, la moitié d'entre eux n'avait surement jamais participé a une attaque. J'espérais que rien de mal n'arrive ce jour là, nous n'aurions surement pas été en mesure de repousser une embuscade . Je transplannais donc vers le lieu convenu du rendez-vous, j'avais choisis d'emmener Oak avec moi, il repérait le moindre mouvement suspect avec une discrétion assurée et à peine arrivée dans une rue éloigné du lieu de regroupement je le lâchai avant de continuer à pied les mètres qui me séparait des autres à travers les rues vides. J'arrivais a tranplanner de plus en plus silencieusement, seul un doux chuintement se faisait entendre lorsque j'utilisais cette forme de transport magique, ce qui me permettait assurément de me déplacer en toute discrétion.

Je rejoignais un attroupement, formé sans aucun doute autour du président du Magenmagot. Je saluais les hommes que je connaissais depuis quelque année et gratifiais d'un hochement de tête sec ceux dont le visage m'était inconnu.  Je la courbai respectueusement seulement pour celui que je devais aujourd'hui protéger.
Je faisais un rapide tour des informations de chacun, savoir où la plupart des sorciers couvrant les arrières de Julien David se plaçaient, où était la place qui m'était d'ailleurs assignée puisque j'avais été prévenu au dernier moment, je suppose comme la plupart des autres gars, pour plus de discrétion. On donnait l'impression de composer un cortège funèbre, la majorité était vêtu dans les tons gris et noir foncés je n'y coupait pas non plus. J'avais choisis une redingote sorcière, bleue marine, si sombre qu'on aurait cru du noir.  La robe se soulevait à chacun de mes pas, claquant dans l'air et retenue à la taille  par une ceinture de cuir également sombre, travaillée avec soin, portant des inscriptions runiques, à laquelle pendait ma baguette.

Si quelqu'un souhaitait nous avoir par surprise il allait être servi. Les directives ainsi obtenue je me tournait vers le Juge, j'allais donc être l'un des sorciers devant le protéger le plus proche de lui, cela risquait fortement de compromettre sa campagne électorale puisque n'étant pas Auror, je ne possédais pas l'expérience de la protection d'un individu quel qu’il soit. Je savais me battre évidemment, défendre et attaquer mais je n'étais pas certain que dans l'exercice d'une garde rapproché avec la possibilité funeste de blesser voir pire, tuer celui qu'on protégeait en ratant un sort je puisse en sortir vainqueur.

Je me postais aux côtés de Julien David. Laissant mes yeux saisir chaque détails de l'endroit où nous allions évolués, Oak volait à un miles de nous, évitant de planer autour de nos personnes, planant avec grâce, plongeant de temps en temps pour se poser sur le toit d'une maison.  Je finissais par le fixer avant que nous nous mettions en route. Je ne m'étais pas présenté, j'ignorais même si il connaissait mon nom, il était évident que je connaissais le sien, du temps même où il n'était pas encore juge mais je me souvenait parfaitement des exploits de l'ancien batteur quelques années plus tôt que m'avait compté, lorsque j'étais entré à Poudlard, mes camarades.



"Je suis David Gustavson et c'est moi, du moins je suppose, qui vous servirait de garde rapprochée. Je pense que vous en êtes douté et j'espère fortement que votre venue ici ne déchaînera pas les ténèbres. "


Ma voix était peut-être un peu dure mais le temps n'était pas à la rigolade quand bien même je respectais celui que j'accompagnait, je n'étais que peu certains de l'utilité d'aller vérifier sa cotte de popularité auprès des sorciers au lieu d'agir. Trop de personnes risquait la mort sans que rien ne soit fait pour eux. On avait bien vu lors de la bataille de Bristol le peu de sorcier venus défendre la ville, je ne pensais pas que, quelque soit le gouvernement, les choses soient faîtes avec sagesse, encore que Julien David semblait avoir un programme intéressant, seulement je ne l'avais pas étudié de fond en comble ni lu tout les petits détails qui pourrait sans doute échapper au commun des mortels, trop occupé à ne lire que les grosses lignes. Contrôler les masses n'était pas choses difficiles grâce aux différents journaux et ej n'étais pas naïf, chacun poursuit des buts plus ou moins obscurs et n'est jamais totalement désintéressé dans les propos qu'il tient ou les choses qu'il fait même si il semble vouloir le faire par pure sympathie.
Je me tourne à nouveau vers le juge David,  la similitude dans nos appellations va surement poser quelques menus problèmes.


"Vous êtes prêt ?"


Dernière édition par David Gustavson le Dim 8 Sep - 2:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Dim 30 Juin - 1:40

Samedi 12 février. La pluie qui s’était abattue depuis trois jours dans le comté s’était interrompue. Une pluie qui ne suffisait pas à laver le sang de la ville. Une pluie qui symbolisait les pleurs de nombreuses familles face à la guerre qui avait commencé.

La guerre n’est jamais propre. Enfant puis adolescent, Julien David avait connu la guerre contre Grindelwald, mais du mauvais côté. Il était un très jeune partisan du mage noir, ne réalisant pas qu’il était « noir », avec une vision très romantique des conflits, sûr de son invulnérabilité et de son infaillibilité, comme beaucoup d’adolescents de quinze ans.

Les années sont passées par là. Sa fille est passée par là. Le deuil est passé par là. La mort n’est jamais propre. Et elle n’est jamais à souhaiter.

En bon candidat au ministère de la Magie, avec les élections qui monopoliseraient le débat ces trois prochains mois, il était de son devoir de se rendre enfin dans le premier champ de bataille de la nouvelle guerre. Deux semaines, c’était un temps très long, mais le voyage d’un personnage de son importance, surchargé de travail, et avec la responsabilité de l’enquête sur le décès de Blackbird, ne s’improvisait pas. Il était une des cibles privilégiées des mangemorts, au même point que le ministre, ou que Lyanna Wildwind. Après tout, si les mangemorts étaient arrêtés, qui les condamnait ?

Le souci, c’est que les aurors étaient tous mobilisés. Le ministère faisait  son possible pour continuer son fonctionnement habituel, Hadrian Bradley ne souhaitait pas que son rival soit agressé, au risque d’être accusé de complicité d’assassinat par ses adversaires, ou d’incompétence par les plus modérés.


*Incompétent, c’est pourtant bien ce qu’il est. Il s’accroche tellement à son poste qu’il ne prend pas les mesures qu’il faut pour lutter contre les menaces. A-t-il seulement utilisé les termes de guerre ?*

Ce matin, arrivé au point de rendez-vous, le juge avisa ses gardes du corps. De jeunes aurors inexpérimentés, que l’on gardait pour des protections qui ne craignaient pas nécessairement d’attaques, complétés par des non-aurors, Langue-de-Plomb et policiers magiques. Tout ce que le Ministère pouvait apporter en ce moment.

Bien sûr, il était possible pour Julien David de renoncer à cette visite, considérant que sa sécurité n’étais pas assez assurée, mais il s’y refusa. Il n’aurait pas mieux, vue la grave situation. Soit il renonçait à toute campagne, au risque de perdre les élections, soit il montrait son courage et acceptait ce qu’on lui donnait.

Une partie des gens chargés de sa sécurité étaient sur place. Un portoloin transporta le candidat en même temps que quelques hommes, au cas où ils seraient attendus. Arrivé sur place, il n’y avait rien d’alarmant, heureusement. Individuellement, d’autres arrivaient par transplanage, formant une garde rapprochée. Bien que débutant, il s’agissait d’aurors certifiés, qui connaissaient les instructions.

Une fois tous arrivés, ils se déployèrent et commencèrent à marcher, formant une sorte de cortège funèbre. Tous regardaient les alentours avec des regards méfiants, la main sur la baguette. Celui qui était assigné à faire rempart de son corps au cas où, était inconnu du juge ou presque. Il l’avait vu au Ministère, mais son nom lui échappait. Il se présenta, lui faisant comme une sorte de reproche. Si le visage lui était peu connu, le nom en revanche, lui disait quelque chose. Gustavson… Un de ceux qui avait combattu à Bristol, justement. Avant l’arrivée des aurors, des sorciers s’étaient sacrifiés pour limiter les dégâts. Comment savaient-ils que des vampires allaient attaquer  cette ville en particulier, il n’en savait rien, mais étant donné que Dumbledore avait alerté le Ministère, il ne fallait pas être un grand détective pour savoir que le vieux magicien y était pour quelque chose. Si seulement ce puissant sorcier pouvait arrêter de cultiver le secret et le mensonge, pour collaborer avec le Ministère ! La menace mangemorte serait peut-être éradiquée.


« Ma venue ne déchaînera pas les Ténèbres monsieur Gustavson. Parce que c’est déjà fait. »

Regard froid pour regard froid, le juge laissa un temps avant de continuer :

« Si je n’étais pas venu, on aurait écrit que je suis un lâche indifférent au malheur d’autrui. Je viens, et on me dit que c’est une provocation et que je mets en danger les autres. Je préfère agir selon ma conscience et selon ce que j’estime être juste. »

Encore un temps, histoire de le laisser peser le pour et le contre, puis le juge termina par :
« Si cela ne vous convient pas, vous êtes libre d’abandonner le provocateur que je suis aux forces des ténèbres, monsieur Gustavson. Mais je doute que ce soit votre tempérament. »

Le groupe était arrivé au quartier attaqué. Les moldus avaient nettoyé les rues, des électriciens remplaçaient un pylône vraisemblablement détruit durant la bataille. Il n’y avait pas beaucoup de personnes dans les rues. Les moldus étaient au travail. Les sorciers devaient attendre la venue du juge dans le gymnase pour son discours. Y aura-t-il du monde ? Ou les sorciers resteraient-ils chez eux, trop effrayés pour sortir ? Sur le trottoir, le juge reconnut du sang séché.


*Par Merlin !*

Arrêté un instant à la vue de cette tache, il reprit son chemin vers le gymnase, reprenant un visage sévère.

« Je ne suis pas ici pour parader, monsieur Gustavson. Je suis là pour rassurer la population et leur assurer que les auteurs seront punis, que le décès de leurs proches a un sens. Se battre, une baguette à la main, est une bonne chose. Mais s’occuper des survivants est tout aussi important. »
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Ainsi, le juge introduisit à demi-mot le fait qu’il savait que son garde du corps avait combattu.
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Dim 30 Juin - 10:25

J'ai peu mâché mes mots et le Juge me rend bien la froideur et la dureté de ces derniers. Ses talents d'orateurs me feraient presque culpabiliser de m'être conduit avec si peu de tact et de délicatesse, mais il est un peu tard pour les remords. On dirait presque que nous faisons usage de la loi du Talion. Œil pour Œil, dent pour dent, il me fait comprendre que mes propos sont injustes, il a sans doute raison mais, le peu d'orgueil que je possède me laisse penser qu'il a tort pendant un court instant avant que la raison chasse la puérilité de mes précédentes pensées. Si je voulais me faire un ennemi de Julien David je crois que je suis extrêmement bien parti. Le Juge me propose même de le laisser si tout cela ne me convient pas et je finis par me sentir affreusement honteux, comme un enfant qu'on aurait réprimandé parce qu'il a fait une bêtise. Au fur et à mesure que nous avançons nous nous rapprochons des points névralgiques de la bataille, le pylône, renversé par les vampires, est en train d'être remplacé, j'étais loin lorsque l'objet est tombé, j'ai juste pu voir les lumières de la banlieue pavillonnaire attaquée s'éteindre en même temps, plongeant une partie de Bristol dans l'obscurité, c'est à ce moment que j'avais vainement tenté d'éclairer le ciel. Le Juge David s'arrête subitement et je suis le point de mire de son regard avant de me figer. Sur le bitume du trottoir s'étend une large tâche de sang séché. Je ne peux empêcher les images et les souvenirs de l'attaque de m'assaillir, le noir, le bruit, les explosions et les cris. Le sang des vampires desquels je n'ai pas hésité une seconde à verser, les tuant sans une once de pitié, ce même sang qui a peut-être recouvert mes mains. Je porte instinctivement une main à ma lèvre qui porte encore les stigmates de ma confrontation avec les créatures des ténèbres alors que de l'autre je me crispe sur ma baguette. Je détourne le regard avant de continuer d'avancer au même rythme que Julien David, j'ai l'impression que mon coeur s'était arrêté quelques minutes.

Lorsque je comprends où nous nous dirigeons je ne peux m'empêcher d'espérer que les habitants qu'ils soient moldus ou sorciers que nous avons caché dans le bâtiment sportif s'en soient tous sortis vivant. J'ai presque envie d'éclater de rire lorsque le Juge me laisse entendre que j'ai combattu sans me soucier du sort des survivants. Pour qui me prend-il ? Qui as-t-on tenté de protéger en venant à Bristol ? S'il n'y avait pas eu de Membre de l'Ordre et par chances quelques Aurors il n'y aurait pas eu de survivants, ils auraient tous été tué, jusqu'au dernier par les alliés des Mangemorts. Aucune exception n'aurait été faites, femmes, enfants, tant auraient pu perdre la vie si j'étais soigneusement resté chez moi, si tous ceux qui étaient venus se battre avait renoncé, préférant rester dans leur petit confort personnel.

Je sais pertinemment que le sort des survivants est important pour que justice soit faîte, mais on ne peut pas condamner des gens qui ne sont même pas présent à leur procès et qui n'ont eu de cesse d'échapper aux Aurors, ils recommenceront, ailleurs, peut-être demain, ceci n'était qu'un avertissement, une promesse de retrouvailles encore plus terribles. J'espérais seulement que les moldus et autres sorciers   qui avaient été placé dans le gymnase n'avaient pas fait attention à nos allées et venues, cela aurait sans doute compromis une partie du secret magique même si je pense qu'il était déjà fortement remis en question. Se réveiller un matin au beau milieu d'un centre sportif alors qu'on s'est endormis dans son lit doit prêter au besoin de poser certaines questions. Je remerciais Lance d'avoir eu  l'idée d'une attaque terroriste, au moins la plupart des dégâts avait été ainsi expliqués. Le juge semblait être au courant de ma présence en janvier dernier, j'ignorais comment il l'avait appris et cela me gênait.

"Je sais tout cela Monsieur David, je ne suis pas un simple soldat que l'on peut déplacer à sa guise pour qu'il combatte. Mais où seraient les survivants sans ceux venus pour les protéger ? Tous sont importants, qu'ils soient ceux qui ont pris place dans la bataille, qui ont fait leur possible pour protéger Bristol, essayant de limiter les pertes encore trop nombreuses. Vous aussi qui venez apporter un message de Justice même si peu l'entendront puisque vous n'avez pas la possibilité de faire payer les coupables. Je suis navré pour le début de notre conversation, pardonnez mes propos, je ne voulais pas me montre impoli il y a quelques minutes."


Je m'excuse, il est inutile de me fâcher avec le Juge, je n'en vois absolument pas l'intérêt. Je continue de marcher à ses côtés, jetant des coups d’œil autour de moi pour parer à toute éventualité. Des voix se font entendre, s'approchant de notre groupe, chacun des sorciers dégaine sa baguette plus ou moins vite avant de se mettre en garde, je me poste devant Julien David prêt à faire barrière de mon corps si la magie ne suffit pas, après tout je suis ici pour lui servir de garde du corps, autant que je le fasse jusqu'au bout, avant de nous rendre compte que les voix sont celles de travailleurs réparant la chaussée dans laquelle se sont formés des trous. Je sais que parmi ceux que les ouvriers tentent de reboucher il doit y avoir celui que j'ai creusé, empli de cendre de rat. Nous tentons tant bien que mal de reprendre une démarche neutre mal grès  nos mâchoires crispées et les baguettes que nous tenons fermement. A  force de réagir à chaque bruit nous allons finir par devenir complètement malades. Je me replace aux côté du Juge.

"Un peu de paranoïa collective. Je redoute d'ailleurs déjà votre discours, je crois que vous n'allez pas pouvoir parler sans être coupé si jamais l'un des habitants bouge un peu trop brusquement à notre goût. "


Notre réaction m'amuserait presque si les choses n'étaient pas aussi grave, Julien David l'a dit quelques secondes plus tôt, les ténèbres sont déjà déchaînées, il faut donc nous préparer au pire en espérant le meilleur.


Dernière édition par David Gustavson le Jeu 4 Juil - 1:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Mer 3 Juil - 4:01

Décidément, le garde du corps qu’on lui avait adjoint semblait avoir du caractère. Cela ne déplaisait pas au juge, qui préférait avoir quelqu’un de sûr de lui, plutôt qu’un flatteur consensuel. L’important n’était pas qu’il soit apprécié, mais protégé. Et ce Gustavson semblait avoir la tête froide. Lui aussi avait réagi à la tache de sang, et il avait instinctivement touché sa lèvre, où une blessure avait été faite. Lors de la bataille, probablement.
Apparemment contrarié, le Langue-de-Plomb avait réagi en ne se définissant pas comme un mercenaire, un soldat, et il appuya sur le fait que les premiers défenseurs de la ville ont été essentiels pour éviter un massacre plus grand. Il eut un geste d’apaisement en s’excusant de ses propos. Voilà qui était tout à son honneur. Vraiment, ce garde semblait un type bien.

« Vous avez raison. Sans les premiers sorciers qui ont lutté, et même donné leur vie, pour éviter le carnage, le bilan aurait été infiniment plus lourd. Une poignée de sorciers contre une centaine de vampires ou plus, c’était un acte très courageux, digne d’un Fort Alamo. Je pense sincèrement que ces gens mériteraient l’Ordre de Merlin, à titre posthume ou non. Malheureusement, il est trop tôt pour les récompenses. Tout ce que nous pouvons faire, c’est les remercier et leur témoigner notre respect.»

Puisque la phase d’échanges entre les deux hommes était à l’apaisement, Julien David compléta : « Mon but n’était pas de vous déprécier, monsieur Gustavson. A mon tour, permettez-moi de m’excuser. »

Cependant, il est un point sur lequel le juge ne pouvait être d’accord : « Pour ce qui est de l’impunité des responsables, je ne suis bien sûr pas d’accord. C’est une des raisons de ma présence ici. Il n’existe pas de prescriptions pour les crimes de guerre. Que ce soit dans un, dix, ou vingt ans, ces mangemorts seront punis, soyez-en sûrs. »

Des voix se faisaient entendre, les gardes tirèrent leurs baguettes. Rien de grave, heureusement. Mais la tension était, à l’évidence, très forte. Gustavson s’était immédiatement placé devant le juge. S’il avait jamais douté de la détermination de son garde du corps, tous ses doutes pouvaient être écartés.
Son garde plaisantait-il lorsqu’il affirmait que son discours risquait d’être plusieurs fois interrompu ? Probablement pas, mais le juge mit une main sur l’épaule de David.

« N’ayez crainte, tout se passera bien. Sinon, lorsque vous vous précipiterez plusieurs fois pour me faire tomber à répétition, veillez à ne pas trop écraser ma jambe droite. Blessure de cognard. »

Cette fois, Julien David se mit à sourire.

« Ou alors, je ferai mon discours couché, ce sera plus rapide, plus reposant, et ça donnera une petite touche romaine ! »

Il fallait bien évacuer un peu la pression, car le gymnase était en vue. La porte était ouverte, des gens attendaient à l’extérieur. Ils applaudirent à la vue du juge et de ses gardes.

« Il est temps de m’exposer. Vous, vous et vous, passez derrière. Vous, vous et vous, avancez de quelques pas en avant. Monsieur Gustavson, restez à ma hauteur, mais seul. »

Les gens étaient venus pour voir le président-sorcier, et non une silhouette encadré par des aurors. Julien David s’approcha des barrières pour serrer des mains. Certains avaient des slogans sorciers « Julien David, celui qui gagnera », d’autres, sûrement des moldus, regardaient pour observer cet homme politique néo-zélandais qui venait faire campagne dans le gymnase pour un poste de député. Seuls ceux qui possédaient des papiers néo-zélandais ainsi que le symbole du candidat : une branche de pohutukawa, avaient le droit d’entrer au gymnase. Comme presque aucun anglais ne savait à quoi pouvait bien ressembler un « pohutukawa », et qu’aucun néo-zélandais de passage à Bristol ne possédait une branche de cet arbre, aucun moldu n’était tenté d’entrer, ni choqué par ce qu’il se passait, ni étonné par les contrôles de baguette à l’entrée. Le juge pensa un moment à féliciter les idées du département d’Excuses à l’intention des moldus.

L’estrade était jaune et violette, les couleurs de l’ancienne équipe de Julien David. Une façon peu subtile de rappeler son passé de champion de quidditch, mais les gens n’aimaient pas la subtilité en politique. Le public était plus nombreux que le juge le pensait. La communauté sorcière avait besoin d’être rassurée, et, là où il pensait ne voir que la communauté de Bristol et des environs, il vit des gens venus du Pays de Galles, de la Cornouailles, du Devon, et de Londres. Comment le savait-il ? Grâce aux banderoles que les gens brandissaient. Quand on vous dit que les gens n’aimaient pas la subtilité…

« C’est l’heure de commencer le discours. Acceptez-vous de rester à mes côtés ? Je connais plusieurs personnes qui n’aiment pas monter sur les estrades en présence d’une foule. Pour qui n’y est pas habitué, c’est assez angoissant. Mais vous verrez mieux, placé en hauteur plutôt qu’au ras du sol. Et, tout à fait entre nous, je préfèrerais vous savoir juste à côté. »

Pour la première fois, le juge laissa percer une pointe d’inquiétude. Peut-être que lui aussi, avait besoin d’être rassuré.
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Jeu 4 Juil - 3:26

J’étais presque heureux de voir que Julien David me comprenait en partie. Je savais qu’il n’était pas un homme fermé , borné entre des limites que lui imposait son métier, dans cet intervalle d’action dictée par un quelconque rang ou assignation. Je grimaçais un peu lorsqu’il parlait des récompenses que pourraient avoir ceux qui étaient tombés, ceux qui s’étaient battus également. Certains seraient sans doute ravi de recevoir une quelconque médaille mais comment remercier des gens qui ont fait ce qu’ils ont cru juste de faire ? Comment donner l’Ordre de Merlin à des gens dont l’identité et les activités doivent demeurer secrètes pour plus d’efficacité ? Tous les Mangemorts ne connaissaient les noms de chacun des membres de l’Ordre, le Ministère n’était pas obligé de les connaître non plus. Je savais pertinemment que le Juge avait eu vent de ma participation, en découlant notre conversation, mais si je pouvais éviter aux autres de perdre leur couverture, je pourrais au moins les mettre au courant.
. Alors que je m’excusais, avant de sortir ma baguette face aux ouvriers innocents , le président-sorcier s’excuse lui aussi, finalement nous arrivons à trouver des terrains d’entente, quand bine même il ne soit pas totalement d’accord avec mes propos, il ne m’empêche de discuter avec lui. Je sais que la tâche qui m’ait dévolue est de protéger cet homme, mais je suppose que les boucliers sont des plus difficiles à ébrécher lorsque nous connaissons quelque peu ceux que nous défendons.

Je hoche la tête pour approuver les propos de Julien David, mais je reste concentré, nous approchons du lieu où le discours aura lieu et les clameurs des électeurs venus écouter le Juge se font déjà entendre. Je sais pertinemment que le Quidditch peut blesser et je connais son palmarès. Peut-être est-ce que c’est un peu à cause de lui, que plus jeune j’ai souhaité occuper le poste de batteur dans l’équipe des Lions ? Je ne sais plus vraiment mais cela serait une coïncidence intéressante. Il me tire un rire bref lorsque je l’imagine couché, enveloppé dans une toge antique à déblatérer devant les sorciers réunis à Bristol.

« Je suis navré pour vous mais nous ne disposons pas de triclinium mais on peut sans doute trouver un matelas si vous le désirez vraiment. »

Ce n’est peut-être pas le lieu pour s’esclaffer mais je ne m’y étais pas attendu, alors même si je reprend mon masque de sérieux pour que nous nous placions autour de lui afin de le protéger je ne peux nier que le Juge semble posséder un brin d’humour que je ne lui connaissais pas, du moins, du peu que j’avais entendu de lui. Je suis un peu surpris de savoir que je serai l’un des seuls si près de lui, mais je ne vais pas imaginer une seconde que je suis dans les bonnes grâces du président du Magenmagot, après tout, je ne suis pas ici pour cela. Alors qu’il s’en va serrer des poignées de mains je regarde, amusé, l’excuse mise en place par le Service d’Excuse du Ministères, Abbot et ses confrères ont véritablement des idées originales. Je dissuade en même quelques femmes qui ont l’air d’apprécier toujours autant leurs ancien joueur de Quidditch préféré, de s’approcher trop près. Nous pénétrons enfin, après vérification des baguettes, dans le gymnase, il n’a pas changé depuis la dernière nuit, il est juste rempli de sorciers agitant des banderoles dans tous les sens, on pourrait se croire à une coupe du Monde, je ne suis pas partisan des gestes ostentatoires de ce genre mais si l’électorat aime se comporter comme tel, tant mieux pour lui. Les couleurs criardes de l’estrade sur laquelle va se placer le candidat, appuie encore l’idée que je me fais que les gens présents ressemblent bien plus à des supporters que des citoyens. Ils sont venus des quatre coins de la couronne britannique, alors que Bristol ne semble être q’un arrêt dans le voyage de campagne qu’entreprendra celui qui aspire à devenir Ministre et sans vouloir vexer Hadrian Bradley, je pense qu’il est bien mieux partis que lui pour le futur mandat. Certes son slogan est peut-être un peu présomptueux mais à en croire les rumeurs, notre ministre actuel aura tôt fait de plier ses valises pour retourner dans son comté natal.

Julien David semble nerveux, il va tout de même disputer l’un des points importants de sa possible carrière future et je suis encore plus surpris lorsqu’il me propose de rester près de lui. J’ignore si je dois me sentir flatté mais c’est le cas. Il me laisse d’abord penser que c’est uniquement pour sa sécurité et pour l’observation d’éventuels troubles fêtes mais très vite je comprend que c’est plus que cela, il me fait confiance, alors que je pourrais être un mangemort sous couverture près à l’assassiner en plein milieu de son discours.

« C’est trop d’honneur que vous me faîtes là, mais vous avez raison, on voit mieux d’ici, je me placerai sur votre gauche, afin de ne pas trop appuyer sur votre jambe droite en tombant lorsque je devrais vous plaquer subitement au sol pour éviter de vous voir assailli par une mère de famille folle amoureuse de vous. »


Je souris un peu alors que je le rejoins et me place à son côté, je scrute la foule, tenant d’apercevoir à nouveau de potentiel ennemis mais tout à l’air normal pour le moment. J’attend que Julien David commence son discours et lorsque ça voix s’élève j’ai du mal à garder mon attention rivée sur le public.
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Lun 8 Juil - 23:43

Le garde du corps étouffa un rire lorsque le juge lui parla de prononcer son discours à la romaine. Tant mieux, cela montrait qu’il n’était pas hermétique à l’humour, donc qu’il savait prendre du recul. Tous les aurors, par exemple, n’avaient pas cette qualité.

Gustavson n’était pas un auror, David en était certain. Qu’il fasse partie du ministère, il le savait aussi, pour l’avoir déjà croisé dans les murs de la noble institution. Qui il était en réalité, et ce qu’il faisait de ses journées, par contre, il l’ignorait. C’était un voyageur, un homme courageux, qui savait manier une baguette et être ferme. Il a participé à la bataille de Bristol, il gravitait probablement autour de Dumbledore, ou autour de Lee Rock. Ni l’un ni l’autre n’appréciaient grandement le juge, et c’était réciproque. Ses tentatives de rapprochement auprès de Dumbledore n’ont pas été de francs succès, et auprès de Lee Rock, de clairs échecs. Dumbledore se méfiait de lui, comme de tout homme politique. Quant à Lee Rock, sorti de ses chers droits aux vampires, autant parler à un mur.

Gustavson semblait plus ouvert que ces deux vénérables sorciers trop méfiants. Homme d’expérience, il n’était pas facile à approcher d’entrée de jeu, mais il savait doser avec subtilité méfiance et ouverture d’esprit, ce que les deux vieillards étaient incapables de faire.

Penser à son garde du corps était une façon d’évacuer la tension qui nouait Julien David, comme s’il allait jouer une demi-finale de coupe du monde. Ce n’était pas le premier meeting qu’il faisait, mais c’était le premier post-bataille, il devait prononcer un discours de début de guerre civile, qui ferait peut-être date dans l’Histoire de la communauté magique, s’il était élu. Une autre façon que le quidditch pour rentrer dans les livres d’Histoire. Julien David avait une grande pression sur ses épaules. A sa connaissance, aucun des autres candidats n’avaient pris le risque d’organiser un meeting à Bristol même, dans un lieu symbolique. Le peuple sorcier, comme tous les autres peuples, étaient sensibles aux symboles.

David Gustavson accepta de se placer à sa gauche en faisant également de l’humour, et un sourire réapparut sur la face tendue du candidat. Oh oui, des mères de famille follement amoureuses de lui, il y en avait probablement dans la foule. Il avait la vision de vieilles matrones désireuses de s’arracher ses vêtements pendant que ses gardes essayaient de l’enlever au plus loin. Et là, David Gustavson trouvait la force de le soulever et de le faire sortir, sur une musique lancinante. Merlin, quelle caricature comique ! Il ne put réprimer un petit rire nerveux.


« Gustavson, si j’éclate de rire pendant mon discours, ce sera de votre faute ! »
lui déclara-t-il avant d’entrer en scène. Au moins, cela l’a détendu et lui a permis de prendre un peu de recul. Lorsqu’il entra, son sourire fut moins nerveux, plus spontané. C’était quelque chose d’important, de paraître le plus sincère possible durant la campagne, et si possible, d’être véritablement sincère. Julien David n’aurait pas trop à se forcer.

Il fit un geste e la main à ses nombreux auditeurs, ou ses fans, comme le public à banderoles le laissait supposer. Mais il n’avait pas que des partisans dans cette salle. Chaque candidat a disposé des espions, prêts à noter chaque phrase du juge dans le but que son propre candidat l’exploite. Augustus Blackbird a beaucoup d’influence auprès des secrétaires du Ministère, Lyanna Wildwind est la candidate proclamée des aurors et de la police magique. Quant à Bradley… il utilise sa meilleure arme : Nathaniel Smiley, le directeur de la Gazette du Sorcier, qui mène campagne contre le juge avec un rare plaisir, de par une haine personnelle, vieille de plusieurs décennies. Les aurors sont contre David. Les journalistes sont contre lui, mis à part le Magical Daily, une partie des gratte-papiers du ministère est contre lui, le Ministère lui-même est contre lui, puisqu’à la botte de Bradley.
Et lui, qu’a-t-il ? La justice. Mais aussi le soutien du peuple. Tous ceux qui ne sont rien, qui sont tout, et qui veulent être quelque chose.

Derrière son pupitre, Julien David, pour calmer les clameurs et les sifflets des sorciers devant lui, fit son geste habituel lorsqu’il était batteur de quidditch. Il ferma les yeux,  baissa la tête, joignit ses mains, les leva lentement vers son épaule droite et, toujours lentement, mima le geste de frapper un cognard imaginaire en détendant les bras. Certains se turent et l’imitèrent. Ce geste, ils l’ont vu des centaines de fois, c’était le moment de concentration du batteur, lorsqu’il rentrait dans son match. Mais beaucoup ne furent pas calmés pour autant, continuant à brailler ou à siffler. Alors le juge prit sa baguette pour la pointer vers sa gorge, pour produire un sonorus. Mais il avait de nouveau les yeux fermés, et le parla pas, tête baissée. Les gens, pensant qu’il allait parler, se turent l’un après l’autre. Il n’y eut plus que le silence, peu de monde n’osant le rompre, comme un moment de recueillement. Au bout d’une longue minute, Julien David leva la tête et ouvrit de nouveau les yeux. Sa première phrase fut :
« Cette minute de silence est dédiée aux victimes, car il ne faut pas oublier qu’ils passent avant tout. »


Pas de cris, juste quelques applaudissements à ces paroles. Cette fois, le public était plus calme, donc plus réceptif. Le juge pouvait commencer son discours.


« Il y a un mois de cela, lorsque je rédigeais mon programme, j’avais mis en garde notre société, la suppliant de ne pas tomber dans la tragédie et l’horreur. Car je sentais que nous étions à la veille de la guerre civile. Mes amis, je ne vous mentirais pas, et j’utiliserais les mots qu’il faut pour décrie ce qu’il s’est passé ici. Ce que j’ai écrit s’est réalisé. Oui, l’horreur et la, tragédie se sont joués à Bristol. Non,  cette bataille n’était pas qu’une simple escarmouche entre nos aurors d’un côté et des vampires esseulés de l‘autre. Bristol a signé le début de la guerre. Voilà la vérité.

Beaucoup n’auront pas envie de m’écouter. Ils préfèreront tourner le dos à cette vérité, fermer les yeux, se boucher les oreilles. Ils tenteront de se convaincre que notre communauté est unie contre des envahisseurs morts-vivants, venus sans d’autre but que de tuer indistinctement moldus et sorciers, comme des bêtes sauvages. Mais plus grave, ils tenteront de convaincre les autres. De vous convaincre.

Mon rôle est-il de vous bercer d’illusions ? Est-il de vous dire ce que vous avez envie d’entendre ? Est-il de m’assurer une élection tronquée en défendant de fausses idées, en vous promettant la félicité, le pain et le miel ? Je ne le crois pas.

Je suis le président-sorcier du magenmagot. Je connais la justice parce que cela fait plus de dix ans que je l’exerce. Mon rôle est de rendre la justice, de VOUS rendre justice. Et Merlin sait que ce n’est pas un rôle facile. Mais j’assume ma fonction, je l’exerce avec plaisir. Mais alors, pourquoi voulez-vous devenir ministre, me direz-vous. Pourquoi quitter ce poste puisque vous y êtes si bien ? Pourquoi ? Oui, en effet. Pourquoi ? Mais mes amis, la réponse est simple, et tout le monde l’a sous les yeux.»


L’orateur laissa un petit silence avant de reprendre la parole.


« Si je postule au poste de ministre de la Magie, ce n’est pas par ennui, par désœuvrement, ou pour quitter précipitamment ce métier que j’adore. Non, c’est parce que je veux continuer à vous servir. Le mieux qu’il me sera possible. Et parce que la meilleure place pour vous servir, c’est celui de Ministre de la Magie. Ce n’est pas pour moi que je brigue ce poste. C’est pour vous. Vous ne me croyez pas ? Alors je vais vous le prouver. »


Encore un temps de silence. Un discours est une partition, avec des temps forts et des moments de relâchement. Il ne faut négliger aucun de ces temps.


« Etre juge, c’est être au bout de la chaîne. C’est juger des crimes qui ont déjà eu lieu. Ne peut-on faire mieux ? Ne peut-on pas prévenir les crimes ? Ne peut-on pas agir en amont ?

Prenez Bristol. Croyez-vous vraiment qu’une centaine de vampires ait pu quitter la Transylvanie, franchir toute l’Europe, prendre un bateau pour rejoindre nos côtes, et se rendre jusqu’à cette ville sans que le Ministère en ait été informé ? Qu’a-t-il fait pour empêcher cette tragédie ? Oui, il a envoyé ses aurors. Oui, je jugerai ceux qui seront arrêtés. La répression est nécessaire, indispensable. Cela rendra-t-il la vie à nos victimes ? Ne pouvions-nous pas faire de la prévention ? Ne pouvions-nous pas agir, non pas au bout de la chaîne, mais dès le début ?

Souvenez-vous de mon programme. Qu’ai-je écrit ? D’accorder plus de droits aux créatures partiellement humaines. C’est de la prévention. Mais quel scandale, quel irrespect de proposer cela à Bristol, me direz-vous. Sauf que vous oubliez la deuxième partie de l’article. Qu’ai-je dit de plus ? Les créatures ne désirant que la nuire devront être mis hors d’état de le faire ! Et voilà la répression. L’un ne peut aller sans l’autre ! Et voilà une politique bien plus efficace qu’un répressif mou et inutile allié à une prévention nulle ! Voilà quelque chose plus intelligent ! »


Les supporters de Julien David s’animaient au fur et à mesure que leur candidat montait le ton. Lorsqu’il se mit à crier ses dernières phrases, les clameurs commençaient à s’élever.


« Oui, Bristol pouvait être évité. Si je suis élu, je vous ai annoncé que je créerai autre chose : une coopération entre polices magiques des autres pays. Avec mon programme, ces vampires n’auraient même pas pu s’approcher à moins de trois cent kilomètres des côtes. Comment ? Eh bien, en coopérant, avec les forces magiques de Roumanie, tout d’abord, qui nos auraient prévenus. Avec ceux de Hongrie qui les auraient stoppés, et s’ils avaient besoin d’aide, j’y aurais envoyé des aurors. Oui, vos fils et vos filles auraient pu mourir en Hongrie, et non en Angleterre. Mais combien de victimes auraient pu être évités ? Et surtout, pensez-vous que nous avons été plus efficaces entre aurors anglais, ou au sein d’une armée d’aurors anglais, autrichiens, allemands, hongrois, tous ensemble contre une centaine de vampires ; qui aurait gagné la bataille ? Et ici, rappelez-moi, qui l’a gagné ? Nous ? »


Cette fois, ce fut un moment de réflexion plus que de clameurs. Julien David en profita pour prendre un verre, prononça un aguamenti et but un peu d’eau. Il avait la gorge un peu sèche. Il savait que les anglais étaient très insulaires, et que cette partie de son programme ne faisait pas l’unanimité. Il reprit la parole. Pour finir, il fallait absolument se recentrer sur le Royaume-Uni, la préoccupation principale de son électorat.


« Nous n’avons pas encore parlé du principal : les lâches, les masqués, les criminels qui se font appeler : mangemorts. »


A ces mots, un frisson parcourut l’assemblée. Les gens redoutaient Voldemort.


« Et vient le moment où, moi, un juge qui ne doit pas condamner sans preuves et sans intime conviction, je peux prononcer ma sentence : les mangemorts et leur maître sont coupables. Je clame haut et fort que Bristol est leur œuvre. Que ce sont eux qui ont appelés les vampires pour provoquer le chaos dans notre communauté. Ce sont eux, qui veulent le pouvoir par la force, parce qu’ils savent qu’ils n’ont aucune légitimité, eux qui provoquent cette guerre civile en demandant une discrimination absurde et en menaçant de mort tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux… autrement dit, l’écrasante majorité d’entre nous.
Mais on ne naît pas mangemort. On le devient. Bien sûr que je condamnerai sévèrement tout mangemort qui se présentera à moi, bien sûr que je suis partisan d’une justice plus dure à l’égard des assassins. Bien sûr que j’appliquerai mon programme et prohiberai tout objet de magie noire et toute pratique de cette magie dangereuse. Mais je suis aussi le partisan d’une justice intelligente. A quoi sert d’arracher les feuilles d’une mauvaise herbe, si on ne s’attaque pas aux racines ? Et les racines s’étendent à l’endroit où on éduque les esprits, j’ai nommé Poudlard. »


La foule, cette fois, était très attentive. Tous sont passés par les murs de cette institution. Le collège est un sujet délicat, où chacun avait son opinion.


« On nous dit que Poudlard est l’endroit le plus sécurisé du pays. C’est vrai. On nous dit qu’un meurtre a eu lieu dans ce collège. Encore vrai. Est-ce à dire que Poudlard est dangereux ? Oui. Est-ce à dire que nos enfants sont en danger ? Oui. Est-ce à dire qu’ils seront plus en sécurité à la maison ? Oh que non ! Ils ne seront que plus en danger encore. Peut-on sécuriser nos maisons ? c’est prévu dans mon programme, car j’instaurerais une brigade de police magique dans chaque secteur. Mais ne peut-on pas sécuriser encore plus Poudlard ? Je dis oui ! »


Ce point était un élément important de son programme. Julien David se resservit un verre avant d’attaquer la dernière partie de son discours.


« Le collège ne forme pas assez aux différents métiers de notre communauté. Le temps est à la guerre. A temps exceptionnel, mesures exceptionnelles. Bien entendu, les détraqueurs n’ont pas leur place dan le collège, car ils sont incapables de différencier les coupables des innocents. Pour que Poudlard soit plus en sécurité, je créerai une brigade de police magique à l’intérieur même du collège. Et point important, tout élève majeur se destinant à ce métier, pourra s’y former. Ainsi nous ferons une pierre deux coups : renforcer la justice et la loi dans le collège, et former nos jeunes, leur apprendre à se défendre plus efficacement. Mais la prévention ne s’arrêtera pas là : je rendrai les cours d’étude aux moldus obligatoire ! Car l’ignorance est la première force des mangemorts. Je n’ai pas honte de le dire : mon père était un moldu, mais aussi un grand juriste. C’est lui qui a fait de moi l’homme que je suis. C’est grâce à lui que je suis ici, devant vous, à vouloir protéger ma communauté plus que quiconque, à vouloir vous servir, à vouloir faire du monde des sorciers un  monde de paix et de justice. Et je vous le dis, à vous, ce monde de justice, nous l’aurons. Et cette guerre, NOUS LA GAGNERONS ! »


Une grande partie du public, acquis aux idées du juge, scanda « DA-VID » et « Gagné ! Gagné ! » tandis que le juge, complètement en sueur, leva les mains jointes en l’air, comme lorsqu’il brandissait une coupe, devant les applaudissements. Il descendit de l’estrade et rejoignit son petit carré privé, séparé du regard par quelques paravents. Puis il remonta sur scène pour resaluer son public avant de rejoindre de nouveau son carré privé. Il demanda une serviette pour s’éponger. Il était ruisselant.


« Je suis aussi trempé que si j’avais joué deux matchs d’affilée. »
avoua-t-il à Gustavson.
« Il n’y a pas eu de problèmes ? »


La cohue se dirigeait vers la sortie. Le juge allait devoir sortir pour signer des autographes et saluer les gens de nouveau tandis que la distribution  d’objets en son nom et avec son slogan se vendait. Beaucoup voudront se faire dédicacer leurs objets.

« C’est là que le plus gros du travail commence pour vous. »
dit-il à son garde du corps avant de rejoindre la zone de dédicace. En effet, les bousculades pour se faire dédicacer son petit fanion ou sa casquette vont être difficiles à gérer, mais le plus dangereux sera la dédicace des petites battes. Pour une question de sécurité, elles sont faites en mousse, mais une métamorphose est si vite arrivée… et un coup de batte à la tempe pourrait être fatal.
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Mer 10 Juil - 5:29

J’avais réussis à tirer un rire au Juge David, certes encore un peut nerveux mais j’étais certain que cela l’avait tout de même un peut rasséréner. Je lui offrait un sourire en coin alors qu’il me déclara que la faute serait mienne s'il éclatait durant son discours, sûrement en voyant le regard empli de tendresse et de désir braquer sur lui d’une femme depuis longtemps admirative devant la stature de l’ancien joueur de Quidditch. Je baladais mon regard sur la salle, les gens continuaient de faire du bruit alors que Julien David venait d’arriver à son pupitre, il salua ceux qui en firent de même et tentant de faire taire l’électorat déjà survolté. Il exécuta ce geste que tant de gens avait vu maintes et maintes fois durant les match qu’il avait joué, certains le suivirent comme pour se souvenir de ses exploits passés mais tous ne se turent pas. Je suivais les geste de chacun, du coin de l’œil je voyais le juge près à incanter un sonorus mais aucun son ne sortis de sa bouche, le silence se fit peu à peu, les cœur continuaient de battre alors que tous le fixaient, pendus à ses lèvres. Le temps se dilata long et vide, pas un froissement de vêtement, pas un grognement d’impatience, une minute infinie pour ceux qui étaient tombé, des secondes qui s’égrenait, marquant au fer rouge la perte de ces habitants que personne ne devrait oublié. Lorsque enfin il brisa le silence, celui-ci explosa avec fracas dans une gerbe d’applaudissements pour remercier l’hommage, je me gardais de le faire, demeurant impassible mais ce temps pour le souvenirs ne me laissa pas totalement indifférent, je bouillonnait de l’intérieur. 

Enfin le Juge pris véritablement la parole, le public buvait son discours comme si il avait été ambroisie, certains hochait la tête, d’autres murmuraient à leur voisins des paroles qui m’étaient inaudibles. Pas un seule ne semblait rester indifférent aux propos du candidats, que leur regards soient furieux ou empreint de remerciements. Julien David était là, devant eux pour défendre ce qui le faisait vibrer depuis si longtemps, ce pourquoi il se battait, pas un seul de ses auditeurs n’auraient pu lui reprocher de proférer un mensonge sur ce qu’il s’était réellement passé à Bristol. Il justifiait son choix de candidature, il condamnait l’aveuglement et la naïveté de certains. Il ne dérogeait pas aux promesses faîtes dans son programme. Les britanniques aimaient leur pays, il était difficile de leur faire ouvrir les yeux sur les autres contrées environnantes. Je tiquais un peu devant sa virulence quant à Poudlard, sa volonté d’y instaurer une brigade magique. Et si il y avait des débordements ? Si ceux qui se voyaient pourvoir à ce poste en profitais ? Evidemment qu’il y avait des futurs mangemorts parmi les élèves, il ne fallait pas être devin pour s’en douter mais tous ces membres des polices magiques ne seraient pas animés des meilleures intention, il faudrait alors beaucoup de prudence à Julien David lorsqu’il mettrait cela en place. La foule applaudissait cependant les propos du Juge, scandant son nom, réagissant avec ferveur. Le discours se termina, je ne bougeais de l’estrade alors que le candidat disparaissait dans son coin privé avant de revenir pour se faire saluer par la foule. Lorsqu’il redescendit après avoir essuyer les salves d’exclamations de l’électorat je le suivais enfin. Je souris à sa remarque, c’est vrai qu’il paraissait avoir tenté d’arrêter une vingtaine de cognards enragés.

« Je vous crois volontiers. Pour le moment rien qui méritait que l’un d’entre nous agisse »

Je le suivais un peu alors que le Juge se dirigeait vers le carré dans lequel il serrait à nouveau des mains et apposerait sa signature sur des objets hétéroclites, comme des battes de Quidditch, supposée être en mousse. Je restais un peu en retrait, pour lui laisser de l’espace et la foule ne semblait pas totalement déchaînées. Cela me permettait d’avoir une vue d’ensemble sur la plèbe qui continuait de discuter avec frénésie autour de leur candidat.. Je fixais chacun des auditeurs les plus proches, sondant leur esprits rapidement pour ne pas essuyer de plaintes, mais suffisamment longtemps pour distinguer si ils pourraient être dangereux ou non. L’atmosphère changea, des gens commençaient à s’agiter, je lançais deux ou trois regards aux aurors présents qui ne semblaient pourtant pas voir trois masses fendre la foule, poussant de leur passage les gêneurs. Ils se rapprochaient et leurs intentions n’avaient strictement rien de pacifiques. Pas un des aurors ne voyaient la menace qu’ils représentaient, trop occupés à contenir la foule. J’hésitais, une fraction de seconde de trop qui avait permis à l’un des hommes de se retrouver à moins de cinq mètres de Julien David. Je sifflais un des aurors non loin, lui désignant le Juge qu’il s’empressait de rejoindre, au mois l’un d’entre eux avaient entendu mon appel. Je passais les barrières de sécurité , fendant à mon tour la foule, croisait le regard du premier homme, baguette dégainée, il me lança un rictus sadique avant de continuer sa route. Je me frayais un passage entre le public, m’excusant au passage, l’autre arriverait avant moi et mon cœur cognait contre ma poitrine alors qu’il me fallait à tout prix le stopper. Je bifurquai subitement avant d’arriver à moins de deux mètres de Julien David mais en plein milieu de la foule l’autre arriva sur ma droite et je lui assénais un violent coup de coude, il m’était impossible d’utiliser la magie, trop de personne étaient là, elles auraient risquées d’être blessées. Un flot de sang gicla de son nez, m’aspergeant au passage mais j’avais opté pour la technique moldue mais non pas moins efficace pour stopper le trouble-fête et avant qu’il ne puisse riposter à nouveau je lui fichais un violent coup de genou dans le poitrail avant de le pétrifier. Il en restait deux et les gens qui étaient autour de moi et de l'amas de vêtements à mes pieds s’étaient écartés. J’en profitais pour lancer quelques étincelles d’alertes avant de couper à travers ceux qui n’avaient pas fait attention. Je repiquais pour me rapprocher de Julien David, je ne voulais pas lui donner l'impression que je désertais mon poste ni qu'il lui arrive quelque chose, pouvais-je avoir totalement confiance en l'homme que j'avais hélé quelques secondes plus tôt ? Absolument pas évidemment. Seulement la foule se faisait plus dense aux abords du carré des dédicaces et il m'était impossible de discerner le Juge. Je transplannais habilement non loin de lui, évitant de justesse le sort de l'auror qui se tenait désormais aux côtés du Juge désormais ramené vars son coin privé mais suffisamment proche pour voir l'un des deux énergumènes restant passer le cordon de sécurité alors que les riverains tendaient toujours leurs casquettes pour que leur candidat favoris les signe, ne comprenant pas pourquoi ce dernier reculait.  Un sortilège de stupéfixion empêcha celui qui venait d'atteindre un point de non retour d'aller plus loin, j'avais l'impression que toutes mes actions n'avait durées qu'une seconde. Je me rapprochais des paravents derrière lesquels devait se tenir Julien David, me demandant encore pourquoi l'auror ne l'avait pas évacué hors du gymnase, c'est ce qu'il aurait dû faire. Le troisième homme arrivait à son tour près à s'occuper du  président sorcier puisqu'il n'y avait pas d'autre doute possible quant à ses intentions, j’eus juste le temps de me placer devant ce dernier, à un pouce des paravents avec toute la vivacité dont je pouvais faire preuve, baguette pointée sur le visage de l'homme qui m'adressa un sourire mauvais avant de disparaître. Je ne comprenais pas comment des hommes, sans doute des fanatiques qui n'avaient pas apprécier le discours du Juge, quelque soit le bord dont ils se revendiquaient pouvaient avoir échappés à notre vigilance. Je rejoignais à la hâte les paravents, espérant que rien ne soit arrivé au juge.
« Juge David vous allez bien ? »
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Mar 16 Juil - 6:11

Après son discours, vint le moment de l’ovation. Julien David revint sur scène, retourna vers les paravents et se dirigea vers le coin dédicace. Casquettes, badges, mini-battes en mousse, l’encre violette et jaune étaient déjà disposée, ainsi que les différentes plumes pour chaque matière. C’était un exercice assez difficile, surtout que, malgré la sueur et l’émotion de son discours, il fallait serrer les mains, signer en faisant attention à ce qu’on lui tendait, re-signer autre chose en changeant de plume, re-sourire… Totalement concentré sur ce qu’il faisait, il ne faisait plus attention à son environnement proche, et ne fit donc pas attention aux trois personnes venus pour lui nuire.

Le coup de sifflet de son garde du corps ? La petite bagarre avec l’un des assaillants à deux mètres de lui ?? Julien David n’avait rien vu. Par contre, il avait entendu le « crac » distinctif d’un transplanage.


*Qui donc peut transplaner dans un lieu aussi chargé de monde ? Il n’y a pas la place ! Il risque le désartibulement.*


Et personne ne prendrait de tels risques, sauf s’il était un assaillant… ou un protecteur.

Cette fois, David leva la tête et vit les étincelles d’alerte de son garde du corps. Quelque chose se passait. D’autres aurors l’encadraient, le faisait se lever et rejoindre les paravents.

« Il y a des assaillants, il faut vous évacuer. » lui expliqua un des assaillants.


« Quoi ? C’est hors de question. »
Répondit le juge.

« Monsieur, vous êtes en danger si vous restez. »

« Les gens qui ont combattu ici étaient bien plus en danger que moi. Croyez-vous qu’ils se soient enfuis de peur ? Je reste. »
Répliqua-t-il en sortant sa baguette pour se défendre.

Un autre bruit de transplanage, et l’auror à côté du juge faillit stupéfixer Gustavson. Le garde du corps lança un stupefix sur un homme qui s’effondra.

Evitant de parler pour ne pas déconcentrer les aurors, le juge essaya de déployer sa légilimancie pour repérer le prochain ennemi. Fatalement, son esprit finit par rencontrer celui de Gustavson. Etrange esprit… se pourrait-il qu’il soit, lui aussi, legilimens ? Il était rare que deux sorciers maîtrisant ce don se retrouvent aussi près l’un de l’autre.
Gustavson trouva le troisième adversaire avant les autres mais celui-ci s’enfuit avec un sourire mauvais. Jugeant manifestement que le danger était écarté, le garde du corps rejoignit le candidat et lui demanda s’il allait bien.


« Oui, grâce à vous. Je crois que je vous dois une fière chandelle. »
le félicita le juge.
« Savez-vous de qui il s’agissait et ce qu’ils voulaient ? »


Le juge ne manquait pas d’ennemis, tous possédant des raisons différentes de venir à bout de lui : des mangemorts, des fanatiques d’un autre candidat au ministère, le plus souvent d’anciens condamnés qui refont surface, et plus étonnant encore, d’anciens supporters d’une équipe que Julien David a contribué à éliminer prématurément d’une coupe.

Restait-t-il des assaillants à interroger ? Probablement pas, le troisième a du faire le ménage en pratiquant le transplanage d’escorte pour ses camarades.En tout cas, une chose était sûre…


« J’y retourne. Ce ne sont pas deux ou trois adversaires qui vont gâcher cette journée. »

Il se retourna vers ses protecteurs.


« Et il n’est pas question que cette histoire s’ébruite avant demain. Sinon, tout ce voyage n’aura été que « le jour où le juge s’est fait agresser ». Et les gens ne retiendront plus rien d’autre. Je vous demande donc, si les journalistes vous posent des questions, de ne rien dire, au moins jusqu’à demain. Par contre, vos camarades aurors doivent en être informés le plus vite possible. Je ne pense pas qu’à moi, mais aussi aux autres candidats. Peut-être sommes-nous tous menacés."


Rangeant sa baguette dans sa poche, le juge se tourna vers Gustavson.


« Prêts à retourner dans la fosse aux lions ? »


Si on ne pouvait nier une qualité au juge, c’était celle du courage. Peut-être de l’inconscience ? Rien n’indiquait que les assaillants aient renoncé. Cependant, le juge retourna ver ses supporters, s’excusant de sa petite absence, et il reprit les signatures, tandis que le gymnase se dépeuplait lentement. Les gens étaient maintenant dehors, à attendre son départ.

A l’heure prévue, plus cinq minutes pour s’excuser du temps qu’il avait passé derrière le paravent, il était l’heure de rentrer au ministère. Le juge sortit du gymnase sous les applaudissements, encadré plus sévèrement encore par ses gardiens, saluant la foule avec le sourire. Impossible de s’imaginer que cet homme a été victime d’une tentative d’enlèvement ou d’assassinat quelques minutes plus tôt ! A peine pouvait-on percevoir un air très grave qui tombait sur son visage, une fois hors de vue de son public.

« Monsieur Gustavson, je vous laisse prendre la suite des opérations. »
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MessageSujet: Re: Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]   
Dim 8 Sep - 2:34

Le juge David semblait bien aller, finalement les Aurors avaient fait leur travail contrairement à ce que j'avais pu penser deux minutes plus tôt. Je chassais d'un revers de mains les remerciements du candidat. J'avais abandonné mon poste pour me ruer sur des ennemis qui auraient pu me mettre à terre et s'en prendre librement au Juge, j'avais agis avec empressement, alarmé et inquiet de l'issue possible de cette menace je m'étais jeté dans la gueule du lion comme un véritable Gryffondor sans me soucier réellement des différentes possibilités désastreuses qui auraient pu en découler. J'étais tout de même flatté de voir que mes agissements avaient portés leur fruits mais il me restait ce goût amer de manquement à la promesse de rester aux côtés du candidat. Cette petite victoire sur les imbéciles qui pensaient pouvoir répandre la noirceur était donc des plus mitigées.
Quant à savoir qui étaient ceux qui avaient tenté d'interrompre le discours j'ignorais leur identité mais j'espérai que la police magique fasse correctement son travail. Je secouai la tête négativement.


« Sûrement quelques fanatiques et leurs intentions étaient évidemment de vous empêcher de continuer votre campagne. Je vous tiendrais personnellement au courant de l'avancer de l'enquête. »


Je ne savais pourquoi j'avais dis cela, sans doute une façon détournée d'expier le manquement à ma tâche de rester à ses côtés quoi qu'il se passe. Je hochais la tête, je ne pouvais retenir le juge plus longtemps, la menace semblait écarté et il fallait qu'il continue ce pourquoi il était venu. Les autres gardes du corps qui avaient été un peu lents à voir venir l'attaque pourrait se charger avec le plus grand des plaisirs de retenir les journalistes qui ne manqueraient sûrement pas de s'intéresser à l'affaire. J’emboîtais le pas du juge jusqu'à sa sortie du gymnase, la garde était maintenant bien plus rapprochée et il n'était pas lâché une seule seconde du regard par les aurors présents. Une fois la foule saluer, le candidat était près à rentrer de cette petit sortie électorale mouvementée, j'espérais secrètement que les autres candidats n'est pas a essuyer le même genre de contre-temps, si le monde sorcier voyait disparaître un a un ceux qui promettait de le défendre cela risquait de vite tourner au désastre.

Le désagrément avait tout de même atteint le candidat David et avant qu'il ne rentre au bercail, je m'excusais de m'être dérobé quelques instants, même si c'était pour son bien, du moins je crois que c'était dans cette optique que je l'avais fait avant de lui assurer que je me chargerai du reste. J’exécuterai la volonté de Julien David, au moins, je pourrais être au courant de l'avancer de l'enquête directement et pourrait faire taire certains journalistes en faisant passer l'incident sous le compte du Département des Mystères où les questions n'avaient le droit d'être posées et n'obtenait jamais de réponse.


« Bien Monsieur. Tout le nécessaire sera fait sous peu. Gardez-vous des recoins sombres, après tout , si ils ont osés tenter une attaque ici, il pourrait sans doute le faire au Ministère. »


Ma parole ne faisait sans doute pas force de loi partout au Ministère mais mes contacts et du moins le peu d'influence que j'avais permettrait sans doute de retrouver la trace des énergumènes et peut-être cela apporterait-il quelques aides à l'Ordre, après tout le mal nous intéressait au plus au point dans notre volonté de l'endiguer et peut-être que si les faibles d'esprits ayant envie de s'attaquer au Monde Sorcier sous le giron de Voldemort y repenserait à deux fois s'ils étaient appréhendé à chaque fois. De plus, leur stupidité était d'autant plus grande qu'il avait osée s'attaquer au Juge David et que s'ils était amené devant la Justice, celui qu'ils avaient voulu supprimer risquait de leur offrir un bel aller pour Azkaban. Je saluais le juge avant de disparaître à mon tour pour me rendre directement au bureau des Aurors, après tout, chacun des gardes devraient faire un rapport et une fois celui-ci fait, une visite de l'Allée des Embrumes en toute discrétion et délicatesse serait de mise. Je ne savais pourquoi j'accordais tant d'importance à voir les assaillants de Julien David derrière les barreaux, sans doute parce que je voulais espérer qu'il soit un Ministre de la Magie exemplaire, celui qu'il nous fallait en ces temps si sombres.
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Une Campagne sous bonne garde. [ft Julien David][Terminé]

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