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 Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David

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MessageSujet: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Sam 26 Oct - 9:50


Julien David & Alecia Lukeither

Le temps d'un match de Quidditch

Tout ça était surréaliste. Depuis quand étais-je invitée à voir un match de Quidditch entre deux équipes nationales, du haut d'une tribune réservée à des membres importants du gouvernement, le tout escortée par un garde du corps ? Tout cela n'avait aucun sens. Pourquoi étais-je récompensée autant pour le peu de résultats que je donnais ? Je n'avais fais que passer un message, émis des hypothèses -aussi justes soient-elle- et envoyé le tout au président du magenmagot. Ah si, j'oubliais la phase « danger », ce fameux danger. Mettre ma vie en péril me paraissait bien peu à côté de la contribution que je pouvais apporter au gouvernement pour l'arrestation d'un mage noir. Pourtant comment refuser une telle invitation ? Ce n'était pas tous les jours que j'avais les moyens d'assister à un tel match, même en fouillant les fonds de tiroir pour acheter la plus mauvaise place qui soit. J'avais donc fait le plus grands des efforts pour être présentable. Après tout, si je passais devant des personnalités importantes, hors-de-question d'être habillée comme un sac. J'avais donc ressorti la robe de la St-Valentin en espérant que ça ne serait pas trop habillé, un gilet et un chapeau tout aussi rouges que le reste, autant faire suivre les couleurs. Au moins, voir Julien David dans une atmosphère bien moins administrative était de ce fait beaucoup moins stressant et j'y allais moins à reculons, déjà que l'idée d'avoir un garde du corps m'avait fait serrer les dents.

Quel cinéma ! Sortie de l'enceinte de Poudlard -Ewilan m'avait d'ailleurs harcelée toute l'après-midi pour savoir avec qui j'allais avoir rendez-vous pour me faire si belle- et comme d'habitude je n'avais rien dit. La pauvre... Je m'excuserais plus tard. Au niveau du portoloin, je tombai évidemment sur le garde du corps en question, et là j'étais raide comme un piquet. Il avait l'air d'un gros dur trop sérieux et moi je me demandais si tout ça n'était pas une blague. Ou un rêve. Je me pinçai très fort le bras comme pour me persuader que j'allais me réveiller et que ce n'était pas moi, une simple fille sortie d'un vieux quartier moldu, qui allait être escortée de la sorte comme les stars de cinéma dans les vieux films. Comme il me regardait bizarrement -non je ne comptais pas me suicider à petits feux à coups de pincements histoire de voir si on lui avait aussi ordonné de me protéger de moi-même-, je lui expliquais que c'était une façon de me donner du courage, ou de me rendre idiote, selon le point de vue.

Évidemment, je détestais les voyages en portoloin. J'en avais toujours l'estomac retourné, je n'atterrissais jamais dans une position avantageuse et surtout j'avais hâte d'avoir mon permis pour transplaner. Plus avantageux, plus rapide et moins casse-figure, pour une fille maladroite comme moi qui savait difficilement marcher sans regarder mes pieds, ce ne serait pas du luxe. Le choc fut d'autant plus grand lorsque nous arrivâmes au stade. La bouche entre-ouverte, j'observai le stade géant qui s'offrait à mes yeux. Jamais je n'avais vu de pareille chose et je me sentais comme retombée en enfance, comme une gamine qui assiste à son premier spectacle de cirque. Pourtant mon garde du corps ne semblait pas apprécier que je traîne autant et il jetait des regards furtifs autour de moi pour vérifier que même pas la moindre pousse d'herbe ne cherche à me briser une cheville. Lentement mais sûrement agacée, je n'avais qu'une idée : Me poser dans un coin et ne plus bouger, dans un coin sombre pour que plus personne ne me voie, pour disparaître complètement.

Le plus grand inconvénient fut de montrer jusqu'à mon lieu de rendez-vous avec Julien David. Mon genou me faisait toujours le plus grand mal mais je me taisais et grimpai sans grimacer pour ne pas avoir à subir l'affront de me faire porter là-haut. Après tout, vu l'ours qui me suivait, il était capable de tout. Mes yeux, sur le chemin, se perdirent sur les tribunes qui se remplissaient à vu d'oeil et faisaient de plus en plus de bruit. Pourtant, la magie du spectacle se perdit bien vite dans les tréfonds de mon cœur : J'étais seule. Mes amis n'étaient pas là pour partager ce moment avec moi et je n'en ressentis que de l’amertume. Je n'avais prévenu personne et je doutais fort que quelqu'un d'autre à Poudlard vienne assister à ce match sachant que la rentrée serait le lendemain. Moi je me fichais bien de rentrer tard, je savais que je ne dormirais pas de la nuit.

Une fois arrivée en haut, je rougissais de plein fouet. Je reconnus deux ou trois têtes célèbres, certaine de ne pas avoir ma place parmi eux. Je me figeai un moment, répondant à leurs saluts cordiaux par un signe de tête et une sorte de révérence qui devait leur faire se demander si la fille qui était devant eux n'était pas devenue dingo. En voyant le président du Magenmagot, je me précipitais presque vers lui, comme si sa présence aurait pu m'assurer de ne commettre aucun impair. Je lui serrai la main timidement, j'étais pile à l'heure, je me demandais juste pourquoi il m'avait faîte venir à dix-sept heures alors que le match commençait seulement à vingt heures. « Bonsoir, monsieur David. Merci de m'avoir invitée, vous n’auriez pas pu mieux me toucher, même si je ne suis pas sûre de le mériter... » Je regardai le garde du corps qui était toujours planté à côté comme une statue de sel. Je me pencha un peu plus vers mon supérieur, si je pouvais l'appeler ainsi et murmurai « Votre robot me fiche la chair de poule... ». J'appuyai le dire d'un rire poli et attendit la suite. Je savais bien que l'on parlerait de l'enquête, c'était inévitable. « J'aimerais vous remercier de tout ce que vous faîtes pour moi, je ne pense sincèrement pas mériter autant... »
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Dernière édition par Alecia L. Lukeither le Sam 2 Nov - 0:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Ven 1 Nov - 5:49

Bien enfoncé dans son fauteuil, installé dans la tribune « gens célèbres avec leur famille», Julien David résistait à l’envie de lire et relire pour la centième fois la lettre d’Alecia.
Que d’éléments importants ! Ce message avait tout changé, toutes les perspectives se retrouvaient faussées, modifiées ! Et la maison serdaigle, d’un seul coup, reléguée au second plan tandis que l’inattendue maison Poufsouffle se révélait en pleine lumière.
Coïncidence étrange : Lukheiter était poufsouffle… Cette enquête, non seulement l’engageait personnellement beaucoup, l’exposait, mais en plus elle allait, elle aussi, attirer l’attention. Son agression par le mangemort Greyback prenait une autre dimension. Que savait Voldemort ? Avait-il envoyé son toutou pour faire pression sur les or-et-ébènes ? Ne parlons même pas de l’enlèvement d’Olive MacLane, directrice des Poufsouffles, par les vampires. Ils ont largement eu le temps de l’interroger… que ce soit pour les mangemorts ou dans leur propre intérêt.

*Décidemment, il y a beaucoup de joueurs dans cette partie. Et j’ai l’impression d’être à la traine.*


Pour sa défense, il fallait dire que jamais il n’aurait soupçonné que les honnêtes et gentils Poufsouffles puissent détenir un secret millénaire… Et beaucoup devait être dans son cas !

Alecia Lukheiter devenait son employée la plus efficace, et son atout principal. Poufsouffle, son enquête pouvait continuer plus aisément : entre membres de la même maison, la confiance régnait plus facilement, et celui ou ceux qui détenaient les secrets du plan indiquant l’artefact se sentirait autorisé à révéler ce secret à une représentante de sa propre maison.

Julien David pensait à une autre carte : sa propre filleule, Eulalie Hampton, a été préfète-en-chef de Poufsouffle l’année dernière. Si quelqu’un savait quelque chose, cela pouvait être elle…

D’un seul coup, une bouffée d’angoisse le saisit. Comment avait-il pu être aussi négligent ? D’autres personnes savaient forcément la même chose que lui sur Eulalie, et ce message sur le mur la mettait clairement en danger ! Comment avait-il pu assurer la sécurité d’Alecia, et pas celle de sa filleule ? Il écrivit fébrilement un mot et fit signe à un de son garde du corps.

« Caïus, transmettez d’urgence ce mot aux Wildwind, soyez rapide, c’est peut-être une question de vie ou de mort. »

Sans discuter, le sorcier obéit. D’autres gardes surveillaient les alentours de la tribune, et un écran de protection était présent pour éviter les sorts venant d’autres tribunes, ou du ciel.

Le juge se recomposa un visage neutre. Il ne devait pas montrer son angoisse. S’il se montrait dans ce stade, c’était pour plusieurs raisons, dont la principale restait sa campagne ministérielle. Assister à ce match rappelait son prestigieux passé, ce qui rafraichissait la mémoire de nombreux sorciers ; de plus, l’affiche lui permettait de montrer qu’il s’intéressait à tous les peuples de Grande Bretagne et d’Irlande. Enfin, s’afficher tranquillement avec mis Lukheiter montrait qu’il s’intéressait aux jeunes, et qu’il n’avait pas peur des mangemorts qui avaient pris la jeune fille pour cible il y a deux mois de cela. Aucun de ces éléments n’échapperaient à la presse ni à ces supporters qui ne viendraient pas seulement pour le match  mais aussi pour participer à la campagne de Julien David.

Peu de temps après dix-sept heures, la collégienne arriva, ou plutôt se précipita vers lui. Il eut à peine le temps de se lever qu’elle lui tendit une main timide que son protecteur lui serra franchement.

« Bonsoir, ma chère. Vous êtes en beauté ce soir. » remarqua-t-il. En effet, consciente des regards qui seront posés sur elle et de la tribune dans laquelle elle serait, l’adolescente avait judicieusement décidé de porter une robe de cérémonie ou presque. Encore un acte intelligent. Il eut la bête pensée que cela lui rapporterait peut-être quelques voix de plus auprès des jeunes hommes qui penseraient à récompenser, en quelque sorte, le juge d’avoir si bon goût. Il évacua cette pensée politicienne et retourna à sa conversation avec Alecia.

« Je suis heureux que vous aimiez le quidditch. De toute façon, si vous n’aimiez pas le sport qui m’a illustré tant de fois et qui m’a rendu riche et célèbre, je pense que je vous aurai maudit jusqu’à la septième génération. » Il eut un rire franc et invita la jeune fille à s’asseoir à sa droite.

« Installez-vous, cette place vous est réservée. »


Il eut un sourire devant la peur d’Alecia devant le garde qui l’avait conduite ici.

« Dimitri, je vous remercie. Vous pouvez vous retirer. »


Le « robot » obéit sans paroles encore une fois.

« N’ayez crainte, Dimitri est un homme de confiance. On ne le dirait pas, mais c’est quelqu’un de sensible et de courageux. C’est pourquoi je vous ai confié à ses soins. »

Fallait-il préciser qu’il avait craint qu’elle se soit fait attaquer par des mangemorts durant leur trajet ? Que le sorcier qui l’avait escorté était un des meilleurs ? Inutile, de toute façon, elle devait se douter qu’il avait soigneusement choisi la personne qui était venue.

De nouveau, la fille le remercia et en profita pour se déprécier. Le juge répondit malicieusement :

« C’est amusant, car j’ai l’impression exactement inverse, je pense que je ne fais pas assez pour vous. Mais comme vous avez déjà eu droit à votre cape, un match national me semblait tout indiqué. » Il sourit de nouveau avant d’ajouter : « En fait, j’ai cherché ce qui m’aurait fait le plus plaisir à votre âge, et je l’ai transposé pour vous. »
Il était rare qu’un homme aussi mûr fasse ainsi référence à son jeune âge. Le temps où il avait seize ans… c’était si loin ! Il se remémora l’année 1944, regardant droit devant lui.

« Les temps étaient déjà très troubles. C’était l’époque où Grindelwald luttait pour le pouvoir, Dumbledore luttant contre lui. Vous l’ignorez sans doute, mais je dois avouer qu’à l’époque, j’étais un partisan du mage noir. J’avais seize ans, j’étais un égoïste qui avait cru à la doctrine du plus grand bien, probablement parce que je ne pouvais m’imaginer qu’en haut du panier. »


Il se tourna vers elle, l’air grave.

« Vous êtes bien meilleur que moi au même âge, beaucoup plus mature, plus courageuse, vous luttez déjà contre le Mal, alors qu’il m’a fallu plus de trente ans de vie pour ouvrir les yeux à mon tour. Vous mettez votre vie en danger pour la justice, et vous prenez même le temps de venir écouter un candidat au ministère, si occupé par son travail, sa campagne, ses problèmes, qu’il en a oublié d’avoir une vie personnelle. »
Il tourna de nouveau la tête vers les gradins. Instinctivement, il jaugea la sécurité de l’écran, et les mouvements vers les gradins. Très peu de personnes étaient déjà installés, le plus gros arriverait après 18h30. Il pouvait toujours parler sérieusement sans composer un visage officiel pour les journalistes et le public.
« Mon adolescence a provoqué l’incompréhension et la désapprobation de mes parents. J’imagine qu’il n’en est pas de même pour vous. »
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MessageSujet: Re: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Sam 2 Nov - 1:27


Julien David & Alecia Lukeither

Le temps d'un match de Quidditch

Tout était devenu tellement personnel et non plus professionnel. Quand aurais-je un jour imaginé qu'on m'inviterait à regarder un match de Quidditch depuis une tribune aussi bien placée ? Certes pas mon père qui avait toujours méprisé la moindre petite part de magie venue influencer sa vie. Les grands hommes vivent dans un univers parallèle au nôtre. C'est ce que je m'étais de suite dit quand j'étais arrivée au milieu de ces sorciers qui tenaient presque de l'or entre leurs doigts, entre ministres, émissaires ou je savais quoi encore, j'étais dans un endroit où je n'avais pas ma place au départ. Petite née-moldue dans une jolie robe au milieu des grands, voilà qui il y a encore quelques mois m'aurait bien fait sourire. Finalement les efforts portent parfois leurs fruits mais cette montée en grade était bien amère puisqu'elle impliquait d'importants sacrifices. Pour ce qui était de la dangerosité de la chose, enquête ou pas, j'aurais toujours Greyback à mes trousses alors où était la différence en fin de compte ?

Je m'installai aux côtés de Julien David, lui adressant un sourire poli suite à sa petite remarque sur le Quidditch, mais j'étais encore trop impressionnée par les gens qui m'entouraient pour daigner rire à haute voix comme je l'aurais bien fait à Poudlard, pour moi ici, ça ne se faisait pas et inutile de me faire remarquer par des gens qui pouvaient peut-être apporter leur voix au juge. J'adressai en fin de compte un regard désolé à mon garde du corps, j'avais vraiment pensé comme une gamine. N'étais-je pas devenue ainsi moi aussi ? A cacher tant de sensibilité et de joie de vivre derrière de l'acier trempé, quoi que de la joie il n'en restait plus tant sauf en de rares moments comme celui-ci. Le pauvre, il devait encore se demander en quoi protéger une adolescente de Poudlard était si important pour les affaires de Julien David, mais il avait fait son devoir même en sachant que peut-être l'on risquait d'être attaqués à tout moment. Mais je relativisais. Si Greyback surveillait effectivement tous mes faits et gestes, qu'est-ce qui l'aurait empêché d'attaquer justement ? Au final il n'était pas aussi clairvoyant et intelligent qu'il le laissait supposer et je jugeais qu'en réalité il ne connaissait rien de mes déplacements. Voilà quelque chose qui me fit sourire étrangement. Le grand méchant loup ne pouvait pas m'atteindre et je m'en sentais plus forte.

Le juge David aurait certainement été surpris d'entendre que je m'époumonais à chaque match de ma maison pour les encourager. Combien de fois m'étais-je retrouvé aphone à force de hurler sur ce pauvre Velrose pour qu'il assomme ses adversaires ? Ou à bondir de joie dans les gradins à chaque but marqué ? Malheureusement les Poufsouffle ne gagnaient pas souvent, mais savoir que notre maison avait son rôle à jouer suffisait à me redonner une immense estime envers notre fondatrice. Après tout, j'avais toujours eu confiance en notre maison, c'était Velrose qui avait toujours regretté de ne pas avoir atterri chez les Gryffondor. Voilà qui devrait lui apprendre, tiens. Mais quand bien même, je n'étais toujours pas certaine de mériter la cape, qui même en toute une vie de travail n'aurait pas été à ma portée. Pourtant elle m'avait déjà rendu de fiers services, dont celui de pouvoir approcher Helena Serdaigle. La fille de Rowena... Voilà encore un secret que je devais garder et cela commençait à faire beaucoup. Mais je savais tenir ma langue comme personne. J'avais un moment pensé à utiliser cette cape pour surveiller des Serpentard, mais avait fait marche-arrière, après tout agir de la sorte ne m'aurait pas rendue meilleure qu'eux. « Encore merci pour la cape, elle m'a beaucoup servie. » avouai-je sincèrement. « A de bonnes choses j'entends, j'ai été très prudente. »

La conversation avait étrangement dévié sur un sujet bien moins amusant que le Quidditch. J'avais rarement eu l'occasion de tomber sur le récit de la guerre qu'avait entamé Dumbledore contre Grindelwald, mais l'épisode était pourtant célèbre. Pour moi cette période avait aussi une signification moldue très forte, combien de fois mon père m'avait assommée avec ses histoires de guerre, des bombes envoyées à distance par les nazis ? Oui, la guerre avait été partout à ce moment-là, à croire que Grindewald en avait sacrément profité. Pourtant je faillis tomber de ma chaise quand j'entendis dire mon mentor qu'il en avait été un partisan. Ça pour une surprise... Je ne laissais rien entrevoir mais j'étais vraiment décontenancée. Je regardai le juge, bien consciente de ses motivations de l'époque.  Comme il se retournait vers moi, je ne déviais pas et le regardai dans les yeux en l'écoutant encore. Nous n'étions pas si différents. Moi aussi je voulais que l'on me remarque, je voulais une place plus haut encore pour prouver que mes origines n'avaient rien à voir avec mon talent en tant que sorcière. « Mais vous avez changé d'avis, n'est-ce pas ? Je crois que vous avez bien plus de mérite que moi. Vous avez peut-être pris ce chemin là mais vous avez su faire la part des choses, vous êtes revenu du bon côté alors que quelqu'un de bon par nature est une proie facile... Je ne suis pas courageuse ni plus mature... Il y a peu encore, j'ai envoyé valser un de mes camarades et j'en ai oublié une autre. Je me dis que c''est pour les protéger, mais au fond c'est peut-être parce que je suis mieux seule. »

Pauvre Ewilan, à vouloir trop en faire je l'avais complètement oubliée. « Croyez moi je ne dois pas avoir une vie sentimentale meilleure que la vôtre mais j'ai certainement les méfaits de l'adolescence pour m'excuser. » ajoutai-je avec un petit rire. Il y avait encore peu de monde dans le stade et l'on pourrait encore parler un peu comme ça. J'avais l'impression d'entretenir une conversation avec un père que je n'aurais pas vu depuis quelques mois ou quelques années, ça avait quelque chose d'étrange. Certainement était-ce dû à un besoin de sécurité, le besoin de s'en remettre à une personne plus âgée et plus sage, et entre nous, le professeur Jane était à peine assez âgé pour être mon frère. Oui, certainement que j'avais fait de Julien David une figure forte et paternelle. Et comme ça ne suffisait pas, le sujet avait effectivement dévié sur nos parents respectifs. Alors que lui avait en effet fait des choses assez graves pour que ses parents lui fassent bien comprendre qu'il était allé trop loin, moi je n'avais pas fait grand chose pour que mes parents me mettent dehors. « Je n'ai plus de nouvelles d'eux depuis Noël. » disais-je d'une voix détachée. « Ils m'ont clairement fait comprendre que je n'avais plus à mettre les pieds chez eux, et que comme dans mon monde de fous et de psychopathes, j'allais bientôt être majeure, je pouvais bien me débrouiller seule. Ça n'allait déjà pas bien avant ça et je savais que ça arriverait. Sauf que je n'avais pas prévu qu'ils me remplaceraient en réalité par un frère ou une sœur que je ne verrai jamais. » Je lâchai un petit rire jaune. Depuis la mort de ma grand-mère, ils n'en avaient fait qu'à leur tête, ma seule protection évanouie, j'avais autant de droits qu'une chouette dans sa cage. Il ne fallait pas sortir pour ne pas se faire remarquer. Si seulement ces monstres avaient enfin compris que quand je disais que je n'avais pas le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudlard c'était bien la vérité, peut-être qu'ils auraient eu moins peur de se faire assassiner dans leur sommeil. Quelle ironie. Pour eux j'étais un Voldemort ambulant, si seulement ils savaient que je me battais contre les vrais meurtriers... Mais tout ça c'était déjà passé. Autant j'étais fière d'être une née-moldue, autant je n'étais absolument pas fière du comportement de mes parents et j'enviais souvent ces élèves qui avaient une famille aimante, un père et une mère à l'écoute qui feraient n'importe quoi pour eux.

« Je ne suis pas fière de ce qu'ils sont, mais c'est du passé maintenant. Je n'ai pas besoin d'eux pour devenir une bonne personne. » affirmai-je avec amertume. Je pinçai les lèvres car je n'étais pas aussi détachée que je le voulais et ma voix s'était faite un peu plus tremblante. « On fait avec ce que nous donne la vie j'imagine. Moi j'ai toujours été reniée pour mes origines dans un sens comme dans l'autre, dans ce genre de cas on ne peut pas mal tourner je pense. On ne peut s'avancer et prouver à tous ces tordus qu'on est meilleur qu'eux. Je ne regrette pas d'être une sorcière. » Je souriais presque. « Enfin je ne suis pas la plus à plaindre. Regardez Potter qui se retrouve en prison et Bretian qui a perdu ses parents, ou encore cet abruti de Velrose qui a perdu son père et son frère et qui apparemment s'est brouillé avec sa mère... Non, vraiment, avec un fou allié à mes trousses, je crois que par rapport à eux, je m'en sors plutôt bien à peu de choses près. Sirius Black s'est bien brouillé avec sa famille et lui a l'air de plutôt bien le vivre aussi... C'est la vie. » Je tournai de nouveau la tête vers le juge. « Et vous, monsieur David ? Vous devez bien avoir une femme ou une famille, non ? Un célèbre joueur de Quidditch ne reste pas seul très longtemps. » finissais-je avec un petit sourire.
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MessageSujet: Re: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Sam 2 Nov - 11:03

L’adolescente était toujours intimidée, et sembla se retenir face au mot de son patron sur le quidditch. Elle lança même un regard désolé à Dimitri qui se retira plus loin. Le juge avait remarqué cette propension de la fille à ne pas souhaiter le mal aux autres, même si ça ne faisait aucune différence pour le garde d’être à deux ou à six mètres, par exemple. Cela fit décocher un sourire à l’homme mûr.
*Une brave petite.* ne put-il s’empêcher de penser.
Elle le remerciait pour la cape, assurant qu’elle s’en était déjà servie, sans en avoir abusé. Cela, il n’en avait aucun doute.

« J’espère que vous avez été prudente, je ne cesse de vous le demander tout au long de notre correspondance. » lui dit-il sérieusement. Puis il se pencha, comme pour une confidence, et lui dit, avec le sourire aux lèvres : « Et si je n’avais pas un minimum d’autorité sur vous, je n’aurais plus qu’à renoncer à mes prétentions ministérielles : comment lutter contre des mangemorts et la corruption si une élève de sixième année me tient tête ? Ou alors je démissionnerai en votre faveur : si vous m’avez vaincu, vous devriez faire peur au mage noir en personne ! »

La cape d’invisibilité n’était pas éternelle pour autant, et il valait mieux le rappeler.
« Cependant n’oubliez pas qu’une cape d’invisibilité ne tient qu’un an, parfois moins. Ne l’utilisez qu’en cas d’absolue nécessité, si vous voulez rallonger son espérance de vie. Mais dans le chapitre « absolue nécessité », j’inclus les moments où vous risquez votre vie, ou vous risquez de vous retrouver face à face au meurtrier ou à un mangemort. Emportez là toujours avec vous, et je me sentirai plus rassuré. »

Quelle réaction aura la jeune fille face à l’aveu de la jeunesse plutôt sulfureuse du juge ? Elle ne semblait pas choquée, soutenant le regard un peu coupable du vieil homme. Toujours sa propension à ne pas souhaiter le mal aux autres, et son habitude de se déprécier. Julien David l’arrêta d’un geste :
« Envoyer valser une amie ou en négliger une autre n’a rien de comparable avec l’envie égoïste et innommable d’asservir le plus grand nombre pour une élite soi-disant méritante. Croyez-moi : vous êtes quelqu’un de bien, et je peux comparer votre adolescence à la mienne : si vous aviez été à mon époque, je vous aurai surement méprisé et rabaissé, vous m’auriez détesté et vous auriez eu bien raison. J’ai beaucoup changé, mais cela s’est fait dans la douleur et dans le temps. Je vous crois bon par nature, et je doute beaucoup que vous soyez une proie facile pour les mages noirs. En fait, si j’avais été comme vous, cela m’aurait épargné bien des malheurs et des remords pour le mal que j’ai pu faire. Aussi étonnant que cela puisse vous paraître, j'envie votre clairvoyance. »

La vie sentimentale de l’adolescente ne semblait pas rose, mais le juge ne fit aucune remarque là-dessus : elle avait seize ans, c’était tout à fait normal, et il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. De toute façon, si la vie daignait la laisser faire son chemin, il ne doutait pas qu’elle fonde une famille un jour. Il leva un sourcil interrogatif, puis il eut un visage fâché en l’entendant parler de ses indignes parents. Que dire à tout cela ? Il ne pouvait clairement pas annoncer à la jeune fille qu’il punirait volontiers le couple Lukheiter pour leur bêtise crasse. Devant son rire jaune, le juge ne desserra pas les dents, marmonnant juste un « je vois. » désapprobateur. Il se permit seulement de surenchérir sur une de ses remarques : « En effet, pour être une bonne personne, vous n’avez pas besoin d’eux »
Ainsi, on reprochait à la jeune fille d’être une sorcière chez les moldus, et d’être une née-moldue chez les sorciers ? Voilà qui était classique mais pas excusable pour autant.

La jeune Alecia ne s’arrêtait plus de parler. David la laissa faire. Elle fit référence à l’affaire Bretian/Potter, et même aux Blacks.

« Monsieur Bretian a retiré sa plainte. Monsieur Potter a été libéré aujourd’hui même et sera à Poudlard pour la rentrée dès demain. » lui révéla le juge. « J’ose simplement espérer que vous n’y êtes pour rien dans ce revirement soudain. Je sais que vous teniez cette affaire à cœur, mais je regrette que la justice n’ait pas pu prouver l’innocence de votre ami. Maintenant que la victime a retiré sa plainte, monsieur Potter va être soupçonné d’avoir payé le silence de sa victime, d’avoir fait pression, et que sais-je encore ? Alors qu’un procès aurait mis les choses au clair. J’ai eu le vague sentiment qu’on ne me faisait pas confiance pour démêler la vérité du mensonge, alors oui, j’espère que vous n’y êtes pour rien. »

Là-dessus, le juge braqua son regard bleu acier, comme un père grondeur envers son enfant qui aurait fait une bêtise.

La dernière question de l’adolescente était beaucoup plus personnelle. Les journaux en avaient beaucoup parlé à l’époque, mais cela remonte à la naissance même de la jeune fille. Comment pouvait-elle être au courant ?

Theme musical: La vie de Julien David

« Le célèbre joueur de quidditch que j’étais brûlait sa vie par les deux bouts et ne restait pas seul très longtemps, en effet. Vous ne le croiriez pas en voyant ma barbe et mes rides actuelles, mais j’étais un vrai séducteur. Et puis, une de mes supportrices, avec qui j’avais une liaison décousue, devint vraiment amoureuse de moi. Elle tomba enceinte et ne me dit rien. Je l’ai cependant deviné, et je suis resté avec elle. Ma fille est née le premier semestre 1960 et j’ai vécu une année heureuse avec ma femme et mon enfant. »

Le sorcier marqua une pause. Il était difficile de raconter ce moment douloureux, qui a changé toute sa vie, et qui dont l’écho retentit jusqu’à aujourd’hui.

« J’étais toujours aussi inconscient. Je les ai emmenés voir des dragons en Roumanie, et ma fille est morte de la dragoncelle. Ma femme est partie. J’étais effondré. Mais c’est surtout à ce moment-là que j’ai décidé d’être quelqu’un de bien. J’ai arrêté le quidditch, repris mes études de droit, et après cinq années acharnées, je suis entré au Magenmagot. Six ans plus tard, j’en suis devenu le président. Et me voici, candidat au ministère. Peut-être un ange veille-t-il sur moi ? Je veux le croire, en tout cas. »

Il se tourna vers sa supportrice, sa secrétaire, son employée, son… amie ? Presque fille ? Il ne savait comment la définir. Premier semestre 1960… oui, sa fille aurait eu son âge.

« Dans les moments difficiles, je suis allé voir mon père, un avocat moldu, et c’est aussi grâce à lui que j’ai remonté la pente. Voilà pourquoi je ne mépriserais jamais les moldus. Et voilà pourquoi je pense que le soutien familial, que ce soit biologique ou de cœur, peut nous aider à surmonter toutes les difficultés. »

Il lui toucha l’épaule de sa grande main en affirmant : « Vos parents ne savent tout simplement pas ce qu’ils ratent. Mais n’oubliez jamais que d’autres personnes peuvent s’intéresser à vous.»

Un mouvement lui fit tourner la tête. Des spectateurs commençaient à entrer. Les guichets étaient déjà ouverts ?

Non, il s’agissait de créatures entrant sur le terrain pour répéter. Les farfadets d’Irlande et des elfes de maison transportant d’énormes aquariums, certains vides, et d’autres  pourvus de petits plésiosaures.

« Ah ! Voilà ce que je ne voulais pas que nous rations. Venez, nous allons descendre sur le terrain pour saluer les mascottes de l’Irlande et de l’Ecosse, avant l’arrivée des spectateurs. Je parie que vous n’aviez jamais vu de petits monstres du Loch Ness ? »

Encore une fois, il s’agissait de quelque chose qui lui aurait fait plaisir étant jeune, et qu’il transposait sur Alecia. Mais jusqu’ici, il ne s’était pas trompé. Qui pourrait résister à la rencontre avec ces créatures mythiques que sont les farfadets et Nessie ?
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MessageSujet: Re: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Dim 3 Nov - 3:49


Julien David & Alecia Lukeither

Le temps d'un match de Quidditch

Je prenais avec grande considération les conseils de mon supérieur sur les propriétés éphémères de la cape d'invisibilité. Je ne l'avais utilisée que deux fois après tout, dont une pour approcher efficacement la Dame Grise à l'école. Je l'avais toujours sur moi, par sécurité et aussi parce que je ne voulais pas que quelqu'un tombe dessus. Après tout, comment expliquer que moi, qui n'avais pas un sous, possédait un tel objet et surtout pourquoi ? Personne ne savait ce que je faisais depuis presque un mois dans les couloirs de l'école, en tout cas, personne sauf ce pauvre Rusard à qui j'avais été obligée de demander d'ouvrir la réserve, mais il était bien trop idiot pour démêler l'enquête lui-même et s'il ne m'avait pas attrapée après coup c'était bien que j'étais discrète. Surtout qu'il aurait été capable de tout balancer à Wildwind. Voilà sans doute la réelle faiblesse de ce vicieux de Rusard : Les belles femmes puissantes avec un statut élevé au sein de la société et une main de fer. Cette cape c'était aussi la sécurité face à Greyback, et une fois mon permis de transplanage en poche, il aurait bien du mal à me tomber dessus. Tout cela couplé à des entraînements nocturnes en sortilèges et en duel, aidée du professeur Romanov quand il en avait le temps... Oui, je commençais vraiment à avoir de quoi me défendre. Bien sûr je ne me faisais pas de films, à défaut d'être meilleure en sortilèges que ce loup-garou et de pouvoir le faire voltiger, si je me faisais prendre ma baguette, c'était fichu. C'était dans ce genre de cas que la moldue en moi hurlai à plein poumons qu'un petit revolver lui réglerait bien vite son compte, et plus j'y songeais, plus cela devenait tentant d'essayer de m'en procurer un. Mais cela revenait un peu à faire usage d'un avada kedavra et ça ce n'était absolument pas mon genre.

J'avais l'impression d'être un vrai moulin à paroles et Julien David fut bien avisé de me couper. Moi-même je savais que j'avais la sale manie de me rabaisser sur tout mais c'était dans ma nature de mettre les autres sur un piédestal, je préférais encore ça que de me surestimer et d'avoir une sacrée suprise en retour. La chute est plus violente quand on tombe de haut. Le sujet sur mes parents ne dura pas longtemps et j'en étais soulagée, parler d'eux n'était pas une chose que j'appréciais vraiment et ça pouvait se comprendre. Le juge était un homme intelligent et à l'écoute, il avait su ne pas en rajouter une couche et pour ça il avait tout mon respect. Pour ce qui était de la suite, je ne m'y attendais absolument pas si bien que mon cœur fit un bond dans ma poitrine à cause de la surprise. « Bretian a... Quoi ? James est sorti ? » lançai-je avec joie. Mais la joie était de courte durée, je n'étais pas aveugle. D'après ce que David disait, cela retomberait encore sur Potter ou sur lui-même, au final l'affaire servait dans un sens comme d'un autre, et moi toujours aussi méfiante et à présent munie d'un besoin de protéger tout autant mon mentor, j'ajoutais : « Vous pensez que quelqu'un veut se servir de l'affaire pour vous dénigrer ? James Potter n'aurait jamais acheté le silence de Maewan. A vrai dire, je vais être très honnête avec vous : Potter est intelligent et idiot à la fois, il est comme Velrose, influençable. Mais j'ai aussi un autre aveu à vous faire. J'y suis peut-être pour quelque chose. » Je me redressai un peu sur place. « J'ai eu une altercation avec Bretian. Il m'a attrapée un jour dans un couloir et a haussé le ton. Ça a fini très loin, il a proféré des menaces de mort envers Potter, même envers son meilleur ami. Je suis une gentille fille mais j'ai mes limites. Il m'a provoquée en duel et je l'ai envoyé à l'infirmerie. Je ne lui ai rien demandé, je n'ai fait que répondre à son geste mais peut-être que ça a dû le secouer, assez pour qu'il se remette en question et oublie un peu son désir de vengeance... radicale. »

Après tout ce n'était pas ma faute si cet imbécile avait des idées proches de celles des pro-mangemorts ces derniers temps et qu'il avait eu la mauvaise idée de provoquer la mauvaise personne. J'avais appris depuis peu que la violence ne menait finalement à rien mais ce jour-là j'avais perdu mon sang-froid. Menacer mes amis ou mes camarades devant mon nez était la chose à ne pas faire entre toutes. « J'ai déjà peu d'amis alors s'il veut me les enlever il peut toujours essayer. Je ne regrette pas mon geste. Ceux qui menacent mes proches et ceux que j'aime me trouveront toujours en travers de leur chemin. C'est aussi valable pour vous monsieur David. Ceux qui menacent votre campagne ont intérêt à bien se tenir car je suis une fille extrêmement tenace et têtue. » Se méfier de l'eau qui dort, encore une fois. Pas mal de gens seraient surpris de voir à quel point la douce et discrète Alecia pouvait en cas de nécessité relâcher une vraie tigresse.

La conversation suivit sur la vie du juge et j'écoutais avec attention. Là encore, difficile de s'imaginer qu'un homme aujourd'hui si sage pouvait vivre de telles frasques. Séduire, avoir des aventures, ce devait être le lot de pas mal de joueurs, après tout quand vient la gloire, suit ce qui va avec. Pourtant il avait su se montrer droit et était resté avec sa femme et sa fille, qui avait mon âge en réalité. Sauf que je n'en avais jamais entendu parler. Je m'apprêtais à lui demander pourquoi sa fille n'était pas à Poudlard, mais j'obtins vite la réponse et me tus pour de bon. Elle était morte. Elle aurait eu mon âge, à quelques mois, semaines ou jours près ? J'en avais mal à l'estomac. Si elle était encore là, nous aurions pu être amies. Je regardai cet homme si grand et pourtant qui avait perdu beaucoup, mon respect ne s'en vit que grandi mais plus encore j'avais l'impression que je devais moi aussi prendre soin de lui, en quelques sortes. Si un ange veillait sur lui de là-haut, alors peut-être que je pouvais être celle qui veillerait sur lui ici-bas. Une famille, voilà ce qui manquait, mais quoi que l'on fasse on avait toujours l'occasion d'en tisser une nouvelle, une meilleure. Poufsouffle était ma maison, Julein David pouvait très bien être une figure paternelle. Mais je ne voulais absolument pas prendre la place de sa fille. Je posai la main contre son bras en un geste rassurant. « Il faut veiller l'un sur l'autre, c'est ça ? » dis-je d'une voix douce.

Je souris timidement à sa remarque sur mes parents et je prenais personnellement bien la fin de sa phrase. Peut-être que moi aussi j'avais trouvé ma bonne étoile. Du mouvement le fit bouger et je tournai moi aussi la tête. Apparemment les mascottes des deux équipes allaient répéter leur petit manège et le juge semblait tout amusé à l'idée de les rencontrer. Je souriais de plus belle devant cet homme qui soudain redevenais presque un enfant. Je me levai et suivis le mouvement, mais le retins un peu avant de redescendre sur le terrain. « J'ai quelque chose à vous donner. » soufflai-je tout bas en retirant un papier froissé de mon petit sac en perles. « C'est l'original d'une lettre de Greyback. Il a mon nom, les journaux sans doute. » murmurai-je en lui laissant ce qui avait servi de lettre dans la main. « Peut-être que ça vous aidera. » Je me reculai rapidement avant que quiconque ne s'imagine quoi que ce soit et affichai un sourire de façade poli. L'idée de devoir redescendre bon nombre d'escaliers pour les remonter ensuite ne me plaisait pas vraiment, mais l'idée de voir d'amusantes créatures avant tout le monde suffisait à rendre ce calvaire supportable. Tout en filant dans les marches, je regardai les farfadet s'agiter tout en bas, sur le terrain. « A vrai dire, vous allez peut-être être choqué, mais je ne sais pas qui soutenir dans ce match. Certes je suis Anglaise, mais je trouve que l'Irlande est un pays merveilleux. Mais je ferais mieux de me taire ou les anglais comme les irlandais vont crier au scandale. » ajoutai-je avec un rire joyeux.

Oui, ce match allait vraiment me remonter le moral, j'assistais si rarement à de tels spectacles... J'espérais juste en voir le dénouement, mais avec de tels joueurs professionnels... Dommage, Velrose aurait adoré, lui qui voulait devenir batteur professionnel, cela lui aurait donné bien des idées et des tactiques pour enfin gagner un match. J'avais enfin le cœur plus léger, James était sorti de prison, l'enquête avait beaucoup avancé et tout ça c'était grâce à cet homme qui avait cru en moi. Enfin quelqu'un qui me faisait confiance. Une fois en bas, j'étais rayonnante et n'avait plus qu'une idée : rencontrer les farfadets. Je me tournai vers le juge et levai les talons, déposant un baiser contre sa joue pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour moi. « Encore merci pour tout ça. » Puis je filai vers les étonnantes créatures d'un pas enjoué.

Le Quidditch était vraiment un sport fabuleux.
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MessageSujet: Re: Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David   
Mer 4 Déc - 22:31

Lorsque l’affaire Potter revint sur le tapis, la jeune fille exprima tout haut ce que sous-entendait son mentor : oui, cette affaire était un piège, fomenté par qui ? Bradley, pour le discréditer ? Le ministre actuel était en tête de liste des suspects, puisque Julien David était son concurrent le plus sérieux. Voldemort lui-même ? Le juge douta que la mage noir s’intéresse à la politique, les horizons qu’il poursuivait étaient bien plus sombres que le discrédit d’un candidat au ministère. De toute façon, aucun des quatre candidats n’éprouvait de sympathie pour ses idées. Alors pourquoi favoriser l’un plutôt que l’autre ?
Après son ton grondeur, Alecia avoua qu’elle s’en était mêlée. Elle avait même… envoyé Bretian à l’infirmerie ? Julien David pinça l’arête de son nez avec ses doigts. Niveau discrédit du candidat au ministère, le juge n’avait pas besoin d’ennemis, ses amis s’en chargeaient… Comment réagirait le public s’il apprenait que l’employée du magenmagot avait molesté une victime pour qu’il retire sa plainte ?

*C’est moi qui devrait lui retirer ma confiance et son emploi après un coup pareil !* pensa-t-il, furieux.

Pieuse promesse… car il savait déjà qu’il n’en ferait rien. Après tout, s’il l’avait provoqué en duel, n’avait-elle pas eu raison de se défendre ? Sa capacité à envoyer un aspirant auror à l’hôpital n’est-il pas rassurant sur sa manière de se sortir d’un danger ? David aurait-il préféré revoir sa protégée à sainte mangouste ? Ses dernières paroles achevèrent de le calmer. La gamine était mignonne à vouloir protéger son mentor avec ses petits poings si quelqu’un menaçait sa campagne. Cela équivalait pour l’homme mûr à une petite fille de huit ans qui dirait à son père « n’aie pas peur, papa, je te protégerai des dragons et du croquemitaine. » Touchant et mignon.

« Alors je suis complètement rassuré. » lui glissa-t-il avec un sourire malin. « Veillez simplement à ne pas envoyer mes trois concurrents  à l’hôpital, surtout le ministre actuel, les électeurs risqueraient de ne pas approuver. »

L’histoire de sa vie restait un évènement poignant, qui avait orienté toute sa vie, et qui l’orientait encore grandement. Malgré les années, son drame le hantait, et le hanterait jusqu’à sa mort, il le savait. A la fin de son récit, il sentit une petite main fine contre son bras, tandis qu’une voix douce lui posa une question. Mais était-ce vraiment une question, ou bien une constatation ? Se pensait-elle vraiment de taille à veiller sur son mentor comme il veillait sur elle ? Elle se surestimait, le juge le savait, mais il décida délibérément de faire taire sa raison toute serdaigle.

« Oui… en effet. »

Il fallait couper ce moment d’émotion, essayer de revenir à quelque chose de plus terre-à-terre. Les mascottes d’Ecosse et d’Irlande arrivaient à point nommé. Sans montrer l’enthousiasme du candidat au ministère, Lukheiter lui tendit une lettre froissée. L’écriture de Greyback… Il était finalement étonnant qu’un tel monstre sache écrire. Le juge retrouva un visage dur tandis qu’il lisait la lettre et l’examina.
« C’est de l’intimidation. » constata-t-il. « Greyback est un pervers narcissique, qui ne supporte pas l’idée d’être dépossédé de ses victimes. Le traiter avec mépris et vivre sans crainte de lui, sera la chose qui lui fera le plus de mal… et c’est ce que je vous conseille de faire. »

Julien David évita de rappeler que lui-même a été victim d’un attentat à Bristol, et qu’il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de son garde du corps David Gustavson. La première réaction du juge n’a-t-elle pas été de revenir vers ses supporters, comme si rien ne s’était passé ? Oui, il a montré, à ce moment-là, qu’il avait le courage suffisant pour être un bon ministre, et l’opinion a bien dû le noter aussi. Comment aurait réagi le fat Augustus Blackbird ? Il se serait évanoui. Bradley ? Il se serait entouré d’aurors et se serait enfui. Seule Wildwind aurait réagi comme David. Oui, elle aussi aurait les épaules pour le poste. Mais le peuple ne vote pas toujours pour les plus capables ou les plus responsables… Julien David est encore loin d’être élu. Alors que les journaux, à la botte du ministre actuel, ose encenser les non-résultats de leur champion, et que ce paon d’Augustus se pavane, en bon écrivaillon naïf, sûr que son sourire charmeur lui apportera les voix de toutes les femmes de dix-sept à soixante-dix-sept ans.

« Nous retrouverons votre agresseur, et il sera jugé, vous pouvez m’en croire. Il sera jugé. »

*Et très sévèrement.* compléta-t-il. Un fou pareil ne méritait qu’Azkaban à perpétuité, et Julien David se chargera lui-même de prononcer la sentence.

Les deux sorciers descendirent les marches. Alecia semblait avoir du mal à marcher. Galamment, et sans poser de questions, le juge lui présenta son bras. Elle exprima sa difficulté à choisir son camp entre l’Ecosse ou l’Irlande. Le champion de Quidditch eut un petit rire.

« Si vous voulez gagner, pariez sur l’Irlande, ils ont les meilleurs poursuiveurs et ils sont au-dessus de leur adversaire. Si vous appréciez le courage et le culot, pariez sur l’Ecosse, car ils n’ont peur de rien, ils sont acharnés, et leur attrapeur est un vrai casse-cou. Parfois, ses acrobaties paient… et parfois non. Mais l’équipe a le mérite d’essayer. Je m’incline devant l’Irlande, mais j’admire l’Ecosse. »

Déjà à son époque, les deux équipes avaient plus ou moins ces caractéristiques. L’équipe d’Angleterre craignait l’équipe écossaise, car elle ne savait jamais sur quel pied danser avec elle. Les irlandais, en revanche, dominaient le championnat, et la victoire de l’Angleterre en quart de finale de la coupe du Monde a été aussi émouvante qu’une finale !

« Un vieux proverbe de l’époque où j’étais joueur disait : « le quidditch est un sport passionnant, qui se joue avec quatre balles, quatorze balais, six anneaux, et l’Irlande qui gagne à la fin. »

Ils furent arrivés sur le terrain. Alecia fit un bisou sur la joue du juge avant de se précipiter vers les créatures fantastiques qui peuplaient le terrain pour les répétitions. A la voir s’éloigner, Julien David eut un sourire de satisfaction. Il n’a pas eu le temps de la remercier elle, pour le bien qu’elle lui faisait. S’il y avait eu des barbes à papas et des glaces à vendre, nul doute qu’il lui en aurait acheté.

Le juge se contenta de suivre sa protégée de loin, déclinant les offres des farfadets, lui proposant de parier contre leur argent. Le juge connaissait bien l’or des farfadets qui disparaissait au bout de quelques heures, il s’était déjà fait escroquer deux fois lors de sa jeunesse, il n’allait certes pas recommencer. Il profita de la crédulité des créatures pour examiner une pièce d’or, puis pour a jeter à un autre farfadet. Ne supportant pas le vol, ils se disputèrent la pièce, se battant d’une manière comique, pendant que le juge se détourna pour regarder Alecia et les petits plésiosaures dans leur gigantesque aquarium. Les petits dinosaures marins étaient gracieux dans leur élément et leur dresseur s’évertuait à leur faire répéter un ballet aquatique où les pachydermes d’eau douce devaient passer d’un bassin à l’autre. Bien qu’étant très jeunes, ils devaient dépasser aisément les trois cent kilogrammes et atteindre les cinq mètres de long.

Le juge réussit à rattraper Alecia et l’encouragea à se placer juste entre deux bassins.

« Regardez en haut et n’ayez pas peur. »

Les deux plésiosaures des bassins concomitants sautèrent en même temps. Dans un moment magique, Alecia et Julien virent les deux mastodontes passer comme au ralenti, devant le soleil, juste au-dessus de leur tête, les arrosant d’eau douce, avant de retomber dans les bassins, achevant de tremper les deux sorciers.

Le juge sortit sa baguette pour se sécher, mais il laissa à sa protégée le soin de faire de même… ou de rester mouillée un peu plus longtemps, rien que pour apprécier le moment.

Le dresseur semblait content de lui, mais il n’appréciait pas du tout que ces deux étrangers tournent près de ses animaux. Le juge s’en aperçut et reprit le bras d’Alecia pour l’éloigner des plésiosaures.

« Allez, il faut retourner dans la loge, ou nous allons nous faire gronder. »

Entre les créatures fantastiques, et le match spectaculaire qui allait avoir lieu, une chose était sûre : Lukheiter allait avoir beaucoup de souvenirs de cette journée. David également, cela lui permettait d’oublier presque tous ses soucis l’espace d’une soirée.
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Le temps d'un match de Quidditch | PV Julien David

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