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Design n°5 le 09/04/2012 par Kyana.

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 Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée

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Abigaël A. Velrose

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Élève ♣ Poufsouffle - 7ème année

Élève
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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée _
MessageSujet: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 9 Avr - 7:46

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
PV Cassiopée

Vendredi 4 Février

Ce devait être, au premier regard, une bonne et sale blague qu'on lui avait fait. Abigaël avait, en trois bonnes semaines, eut beaucoup de mal à se ressaisir un minimum pour ne pas se laisser mourir, grâce à l'aide de Maewan qui s'était montré d'un très grand secours. C'est là qu'il voyait que la plupart de ses amis pensaient à lui et qu'il pouvait compter sur eux. James ne s'était pas fait attendre non plus. Après avoir passé deux semaines à jouer les morts dans son dortoir, l'Anglo-Japonais avait retrouvé un peu de son train-train quotidien, il retournait se promener très tôt le matin pour muscler de nouveau ses jambes, il reprenait tout doucement un régime alimentaire normal pour tenter de reprendre les dix kilogrammes qu'il avait perdus, et il se plongeait dans de nouvelles stratégies pour l'équipe de Quidditch même si le prochain match impliquant sa maison était encore loin. L'idée de se retrouver face aux Serpentards sur le terrain lui déplaisait fortement car il se doutait fort bien que des comptes seraient réglés durant le jeu. Lui qui avait fait profil bas et qui s'était donné tous les tords trop longtemps comptait bien montrer à Cassiopée qu'elle n'était pas toute blanche dans l'histoire. Il n'était pas du genre à en mettre plein les dents aux filles, loin de là, mais là, ce serait dans le contexte d'un match. Cassie était capitaine, elle allait assumer sa place et comme elle ne lui ferait pas de cadeaux, il lui rendrait bien volontiers toute sa haine et sa rage. Fini le gentil Abigaël soumis à la brune ou aux filles en général, maintenant avec Goldstein, c'était chacun pour soi. Il avait beau l'aimer de tout son cœur, elle méritait sûrement de se faire réveiller. En plus de ça il avait eu vent de sa discussion avec Maewan et de la façon dont elle l'avait envoyé bouler, et ça, il ne l'acceptait pas.

Il était retourné en cours depuis une semaine, et l'avait souvent narguée. Pendant les cours ils se lançaient évidemment d'affreux regards noirs, quand l'une serrait la mâchoire, l'autre pinçait les lèvres, et si Cassie se léchait la canine, Abigaël montrait les dents. Après les regrets et la culpabilité, à la frontière de l'amour s'était dressée une colère presque haineuse alimentée par de petites provocations, et Abigaël en était parfois amusé. Pour la blesser comme elle l'avait blessé, il prenait un malin plaisir à rappeler à Mae combien elle avait été injuste avec lui, et que si lui-même avait réellement fait une bêtise, avec le recul, elle l'avait mérité. Il se montrait méchant, toujours à foncer vers l'avant, puis se freinait après, se disant que ce genre de comportement était bon pour ces vipères.

Le mois de Janvier était enfin passé, et il savait que le pire mois de l'année était passé. Le premier du mois de Février, le mardi, Abigaël fit un rapide passage par son dortoir après ses cours pour récupérer son balai. Il songeait à faire l'acquisition d'une monture dernier cri, car le sien commençait à perdre en puissance. Il songeait à une Flèche d'Argent ou un Nimbus 1700 pour remplacer le sien, il savait qu'il en avait les moyens en plus de ça. Il pouvait bien se faire ce petit plaisir de Noël en retard étant donné qu'il ne s'était encore rien acheté de bien concluant. Il sortit donc de la salle commune des Poufsouffles sans dire mot -il ne voulait pas qu'on le dérange et préférait reprendre la main seul en sachant très bien que personne ne traînerait aussi tard dehors dans le noir- sous le regard de quelques élèves rassurés de le voir balai à l'épaule. Si les Serpentards au prochain match perdaient face aux Serdaigles, leur moral en prendrait un coup, ce qui l'arrangeait bien. Il traversa le grand hall de Poudlard en regardant furtivement les élèves qui partaient pour la Grande Salle en études du soir avant d'entamer le repas collectif du soir. Le brun avait englouti une bonne assiette le midi même et se disait qu'il pouvait bien se passer d'un souper que son estomac ne supporterait guère.

Il neigeait encore, et il serra un peu plus son écharpe autour de son cou, sa tenue de Quidditch lui tenant bien chaud. Remonter l'école jusqu'au stade par une nuit d'encre pareille n'était pas une mince affaire, mais aller voler dans la neige serait un bon challenge. Il devait se faire fort de nouveau et vite s'il ne voulait pas se prendre une dérouillée au prochain match ou ne pas être capable d'assurer un bon entraînement pour ses coéquipiers. Une fois au stade, il enfourcha son balai et s'éleva vers le ciel sombre tapissé de nuages et d'étoiles. Mais il lui sembla en s'élevant un peu plus qu'une autre personne occupait déjà le terrain. Tant pis pour elle ou lui, il ne comptait pas partir de si tôt. Après de rapides coups d'oeil, il s'était rendu compte que c'était un joueur de Serpentard, et il eut un éclat de rire phénoménal. Gamin qu'il était, il joua une énième provocation dans les airs qui dura bien quelques minutes avant que la personne en face ne s'agace et lui fonce droit dessus. Et il s'avéra... que c'était Cassie.

    « Alors toi ma belle...! »


Sous le coup de la pulsion et des nerfs qui avaient lâché, il lui avait foncé dessus à son tour et pour échapper à une violente collision, avait dévié de sa trajectoire. C'est qu'au moment de la faire tomber de son balai avec un excès de violence, il s'était ravisé, il ne voulait pas lui faire mal. Mais le pauvre avait fini son chemin dans les gradins et était tombé poutre par poutre jusqu'en bas dans la neige tandis que son balai s'était fracassé plus haut dans les solides piliers de bois. Comme il avait essayé de se rattraper ou de saisir quelque chose pour freiner sa chute, il était retombé sur les jambes, et l'une d'elles avait semble-t-il cédé. C'est en reprenant ses esprits qu'il se rendit compte que sa jambe lui faisait un mal de chien. Il ne voulut pas bouger, au cas où d'autres os auraient pris un coup sévère. Il saisit sa baguette qui semblait elle, intacte, et fit s'élever une petit fusée rouge pour signaler sa présence.

Ramassé non longtemps après, il s'était retrouvé à l'infirmerie, et le destin jouait contre lui... Cassiopée était une fois de plus là, et pile en face de lui pour rajouter du délire à la chose. Elle devait avoir chuté elle aussi, et Abigaël fut partagé entre la culpabilité et une envie mortelle de se moquer d'elle. La nuit avait été plutôt calme parce qu'il était crevé, mais le lendemain, le mercredi, la journée avait été épouvantable. L'un en face de l'autre, ils réglèrent leurs comptes avec de violentes joutes verbales. Quand il pensait avoir fini, elle trouvait toujours quelque chose à ajouter, et lui aussi, de ce fait, au grand déplaisir de Madame Pomfresh qui demandait du calme. Les disputes durèrent jusqu'au soir où, fatigués de se prendre la tête, ils s'étaient tourné le dos du mieux possible pour ne plus avoir à supporter la tête de l'autre. Le Jeudi avait été la journée du silence et de l'ignorance. Abi avait reçu la visite de ses coéquipiers ainsi que des paquets de bonbons, des cartes de bon rétablissement et les réprimandes écrites d'autres personnes, ce qui le fit sourire. Il n'adressa pas la parole à la brune de toute la journée et ne chercha pas à la regarder non plus, il en avait assez d'entendre sa voix et ses aigus pour lui faire des reproches sur ceci ou cela. Agacé, il boudait et marmonnait entre ses dents pour essayer de se calmer et de ne pas avoir à se traîner jusqu'à son dortoir pour ne plus avoir à la supporter. Car elle était vraiment insupportable ! Et lui jouait les gamins en gonflant les joues, mécontent. Elle faisait vraiment vipère et lui était pressé de partir.

La nuit du Jeudi au Vendredi lui porta plus conseil et il finit par relativiser et prendre sur lui. Envenimer la situation et entretenir la haine que Cassie éprouvait pour lui était un comportement puéril et il se dit qu'il ferait bien mieux en essayant de calmer le jeu. Repensant à tous les bons souvenirs qu'il avait avec elle, le brasier de son amour demeura plus vivace et il s'adoucit en dormant. Au matin, il était de meilleure humeur en sentant sa jambe guérir à vitesse folle grâce au talent de l'infirmière de l'école. Voyant que la brune était toujours dans son coin à l'ignorer, il se gratta le menton de sa petite barbe discrète et naissante, et adressa un mince sourire à la demoiselle qui le dévisageait soudain. Elle se disait que peut-être, il se moquerait d'elle et recommencerait à jouer au con. Mais il saisit un paquet de chocolats, et lui envoya en espérant qu'elle ne le lui rebalancerait pas à la figure.

    « Ça va mieux, tes blessures ? Tiens, c'est des chocolats, ça te fera peut-être plaisir. »


Il n'essayait pas de l'appâter avec des friandises mais bien de se montrer aimable et de faire l'effort d'un pas vers elle en guise de bonne foi. C'était certainement un bon premier pas vers la réconciliations, et comme ils étaient seuls, personne ne viendrait les stopper. Il se redressa dans son lit et s'étira. Il voulait marcher, rester cloué dans un lit lui cassait le moral, mais le plâtre sur sa jambe ne semblait pas d'accord. Il se dit qu'il avait de la chance d'être sorcier, car même si les potions de Madame Pomfresh étaient immondes, il n'avait pas à traîner une jambe cassée pendant deux mois. Il ne pouvait surtout pas se le permettre, surtout pour une raison stupide. Ça ne plairait pas à McLane en tout cas. Puis il regrettait vraiment d'avoir laissé la colère monter en lui là-haut, sur son balai.

    « C'était stupide de foncer comme ça sur toi, excuse moi. Je ne voulais pas te blesser et j'ai viré à la dernière minute pour prendre le coup à ta place mais apparemment j'ai mal calculé mon coup. Pardon... »


Il se laissa aller de nouveau dans son lit, espérant profondément qu'elle ne lui claque pas ses mots au visage, car s'il se montrait gentil et conciliant, il ne supporterait certainement pas qu'elle lui en remette plein les dents, son ego en prendrait de nouveau une sacré gifle. Puis avec tout ce qu'elle lui avait dit le mercredi, il se demandait si elle avait encore des choses à lui balancer au visage. Il espérait que non. Après tout, il l'aimait, et se faire éclater par une personne qu'on aime n'était jamais agréable.
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Cassiopée L. Goldstein

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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée _
MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 9 Avr - 23:57


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


À l'infirmerie, elle avait fini à l'infirmerie et à cause d'Abigaël en plus de ça. Il l'avait fait exprès elle en était sûr. Le japonais critiquait les vipères, mais en réalité il n'était pas mieux qu'elles. La choixpeau s'était trompé de maison pour lui, il n'aurait jamais du l'envoyer chez les fidèles poufsouffles, mais chez ses abrutis de gryffondor. Cassie avait horreur de rester immobile, déjà qu'elle devait rester dans un lit, sans espoir de sortir avant quelques jours, mais en plus de ça, l'ironie du sort avait voulu qu'en face d'elle se trouve la personne qui l'avait envoyé ici et qui, accessoirement était la dernière personne qu'elle avait envie de voir : Abigaël Velrose.

Pour expliquer un peu toute cette histoire, il fallait revenir trois jours en arrière, le mardi. Depuis sa dispute avec le japonais, suivi de celle avec Maëwan, Cassiopée c'était beaucoup refermée sur elle-même, certaine de ne pouvoir faire confiance à personne, trahi et blessé dans son orgueil la brune se contentait de faire bonne figure devant ses camarades, mais au fond d'elle ne demandait qu'à rester seule. La trahison d'Abigaël l'avait bien plus touché qu'elle ne voulait l'admettre, en réalité, il y avait beaucoup de choses qu'elle ne voulait pas admettre, comme les sentiments qu'elle avait pour son bourreau, simplement parce que c'était bien trop dangereux et que c'était bien plus simple de se voiler la face. Finalement, la maison de Salazar Serpentard lui allait très bien, puisqu'une fois encore, elle avait fuit devant ce qu'elle ressentait, seulement cette fois-ci, la fuite avait fait bien plus mal que ce qu'elle avait imaginé.

Désormais seule, la jeune femme passait la plupart de son temps à étudier et à s'entraîner, car il n'y avait que sur un balai que le poids qu'elle portait constamment dans la poitrine s’estompait. Ce mardi-là, elle était donc partie sur le terrain, dans l'idée de s'entraîner un peu et de mettre sur pieds de nouvelles tactiques. Maintenant, plus que jamais elle était décidée à gagner la coupe des quatre maisons et avait bien l'intention à montrer aux poufsouffles que les serpentards étaient capables de remporter tout leurs matchs sans tricherie. Absorbée dans son travail, elle ne s'était même pas aperçue que la nuit était tombée. Et même malgré le fait qu'il neigeait, elle n'avait pas l'intention de s'arrêter de si tôt, tant qu'elle sentait encore son balai sous ses doigts, tout allait bien. Elle ne faisait pas attention au sol non plus, car si c'était le cas elle aurait vu une autre silhouette s'élancer dans les airs. Elle ne s'en rendit compte que bien plus tard, lorsque cette fameuse arriva à sa hauteur, ses doigts se resserrent autour du manche de son balai, c'était un jaune. Et s'il y a avait bien une couleur qu'il ne fallait pas lui agiter sous le nez ces derniers temps c'était bien celle-là. Sans y penser, ou plutôt sans y réfléchir, elle fonça sur la personne, elle s'en fichait de son identité ou même de savoir si elle le connaissait ou non, soudain, là sur son balai toute la rage et la haine qu'elle avait enfoui en elle ces derniers jours resurgirent. Lorsqu'elle s’aperçut que c'était le capitaine des blaireaux qu'elle était sur le point d'affronter, elle ne ralentit même pas d'un poil, après tout, tout ça était de sa faute, il allait devoir l'affronter. Pourtant, prise d'un remord de conscience, elle voulu dévier quand elle vu que la collision était inévitable, malheureusement pour elle, Abigaël l'envoya directement dans les gradins, où elle vint se blesser sérieusement et se cogna la tête, ce qui lui valu un moment d'absence.

Cassiopée se réveilla à l'infirmerie avec un mal de crâne du tonnerre, son bras en écharpe et mal partout. Apparemment elle ne s'était pas loupé dans sa chute et avait en plus de son bras hérité d'une entorse, ce qui l'énerva au plus haut point, l'idée de devoir rester là, sans pouvoir bouger. En plus de ça, Abigaël se trouvait devant elle et ça ne l'aidait pas à se calmer. Finalement, ça ne tarda pas à craquer et les deux adolescents finirent par régler leurs comptes, enfin plutôt à s'envoyer des répliques en pleins figures histoire de blesser l'autre plus qu'il ne l'était déjà. Cassie ne dés-enrageait pas. Il fallait dire qu'elle en voulait beaucoup à son ancien camarade de jeu et qu'elle avait du mal à avaler le faite de s'être fait berner aussi facilement.

Pour finir, après une joute verbale qu'il lui sembla interminable, ils tombèrent de fatigue, c'était qu'ils en avaient user de l'énergie pour s'en mettre plein la face. Le lendemain, ils ne s'adressèrent aucun mot, même pas un reproche, rien. La brune s'était débrouillé pour ne pas voir Abigaël, tellement qu'elle avait fini par demander à Madame Pomfresh de tirer le rideau de séparation, histoire de ne pas voir la tête de son insupportable voisin de chambrée. Elle n'avait pas eu des masses de visites, autant parce qu'elle avait prévenue qu'elle ne voulait voir personne, autant parce que finalement, ses véritables amis se comptaient sur les doigts de la main et qu'elle en avait perdue deux en l'espace de quelques jours. Heureusement, Regulus avait été là, pour lui faire passer un peu le temps et lui ramener de quoi passer le reste de son séjour à l'infirmerie. Cassie montra tout de même les dents lorsqu'elle vit Maëwan entrer et filer vers Abigaël. Une fois Regulus parti et Slughorn passé voir si sa petite protégée n'avait rien de grave, la brune passa le reste de son temps à lire ou à dessiner.

La troisième jour par contre, elle fut étonné de voir que le rideau avait été rangé à son réveil, Abigaël se trouvait donc à nouveau devant elle. La serpentarde avait hâte de pouvoir sortir de cet endroit pour ne plus être en face de lui. Ça lui devenait insupportable, autant par le fait, qu'elle avait envie de lui sauter à la gorge, autant par le fait qu'elle savait qu'il n'y avait pas que de la haine là-dedans. Elle ne décocha pourtant aucun mot de la journée.

Cependant, au bout d'un moment, alors que le silence régnait dans l'infirmerie, au plus grand plaisir de Madame Pomfresh, elle reçu un paquet sur les jambes, elle releva vivement la tête, prête à répondre, pensant à une énième attaque de ce gamin de Velrose. Elle ne se radoucit qu'à peine lorsqu'il lui demanda comment elle allait. Pas convaincu de sa sincérité. C'était clair qu'il n'allait pas réussir à l'avoir deux fois, pourtant, elle n'avait pas non plus envie d'entamer un second round. Le mercredi lui avait suffit. Elle se mordit donc la langue, histoire de ne pas sortir une méchanceté du genre, de quoi tu te mêle, etc.

« Heum... oui... merci. » eut-elle du mal à dire « et toi ? »


Elle se serait bien contenté de la première partie de sa phrase, mais d'un autre côté, elle s’inquiétait quand même pour lui, même si elle préférait vous dire que c'était par simple politesse, bien entendu. Cassiopée Goldstein qui s’inquiétait pour Abigaël Velrose, ça n'avait pas de sens allons. La brune continuait d'éviter de regarder le japonais, car à chaque fois qu'elle croisait son regard, sa gorge se serrait et elle détestait ça. Elle se contenta de regarder les chocolats, perplexe, se demandant s'il n'avait pas mit un truc dans les friandises ou s'il n'essayait pas seulement d'endormir sa méfiance avec ces quelques chocolats. Elle préféra donc les laisser de côté, pour plus de sécurité, attendant de savoir s'il était vraiment sincère ou s'il cherchait juste à se jouer d'elle une nouvelle fois.

Entre-temps, elle s'était redressée dans son lit, de sorte à y être presque assise, elle commençait à trouver le temps allongée bien trop loin et de cette manière il lui était plus facile de surveiller Abigaël. Elle, parano ? À peine. Elle était juste méfiante. Le japonais s'excusa, elle ne put s'empêcher que finalement il ne savait faire que ça, mais ce n'était pas ce qui faisait qu'il faisait moins de choses qui le forcerait à s'excuser. Toutefois, elle garda ça pour elle, ne voulant pas jeter de l'huile sur le feu. D'après lui, il avait viré pour ne pas la faire tomber, pourtant, ce n'était pas ce qu'elle avait vu. Puisque c'était elle, qui avait changé de direction à la dernière minutes pour ne pas foncer sur le poufsouffle. Elle ne répondit rien, tout d'abord, essayant de chercher ses mots, pour ne pas être trop méchante.

«  C'est moi qui ai dévié pour ne pas te rentrer dedans, mais apparemment, ça à trop bien fonctionné, puisque à la place je me suis pris un gradin... On a du mal calculer notre coup encore une fois, à croire qu'on est vraiment pas fait pour s'entendre... »


Les derniers mots lui étaient sortis de la bouche inconsciemment et même si elle les pensaient elle n'aurait pas voulu qu'ils soient dit à haute voix, ils lui paraissaient bien différents une fois sortie de sa bouche, bien plus dure à entendre, qu'à penser. Elle se mordit la lèvre, prenant conscience de ce qu'elle venait de dire. Cette fois, elle leva tout de même les yeux vers Abigaël pour croiser son regard, voir sa réaction. Il était trop tard, maintenant, pour regretter, ce qui avait été dit ne pouvais plus être oublié.


© fiche créée par ell

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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée _
MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMer 10 Avr - 15:42

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
PV Cassiopée

Le Japonais se demanda après coup s'il n'aurait pas été plus sage de se taire et de laisser faire le temps, il se sentit même un peu frustré de la voir repousser les chocolats, mais d'un autre côté comprenait son geste sans râler. Elle devait effectivement pensé qu'il avait tenté de l'amadouer, de toute façon, sa réputation dans le cœur de la brune n'était plus à faire, elle ne l'était plus pour personne. Si Serpentard et Gryffondor étaient les deux maisons par excellence à se mettre sur le coin du nez, en ce moment, Poufsouffle récoltait la majeure partie de leur haine. C'était deux capitaines l'un contre l'autre, il était facile d'imaginer qui avait pris partie pour l'un ou pour l'autre au sein de l'école. Pire qu'un conflit entre « amoureux », c'était devenu un conflit d'intérêts, de positions, et des questions existentielles fusaient parfois plus haut, ramenant toujours l'idée du « fouteur de merde contre la fille parfaite et exemplaire » ou de « l'Ordre contre les Mangemorts ». Si seulement tous savaient que même dans ces conditions, Cassie n'était pas pour se laisser attraper par les mages noirs, tous s'étrangleraient avec leur langue.

Pourtant il se sentit un peu mieux en réalisant que la belle lui certifiait que ça allait, certes elle avait eu du mal à sortir ces mots, mais il les avait entendus, alors qu'elle lui demandait si lui aussi ça allait. Abigaël fit les gros yeux, non pas pour elle mais pour lui. Même les années précédentes lors de matches violents, il était toujours parvenu à rester sur son balai d'une façon ou d'une autre. Il ne s'était jamais cassé la jambe auparavant, et ça lui faisait un mal de chien autant que ça le faisait rager. Mais il n'était pas à plaindre, Cassiopée aussi était blessée, et sa santé comptait plus que celle du Japonais.

    « J'ai connu mieux mais ça va, après tout Madame Pomfresh peut tout soigner, elle nous remettra sur pied, vite... J'espère... Beaucoup... Pour toi... »


Il se mordit la lèvre et la vit se redresser, ce devait être un peu plus facile pour elle, apparemment son bras avait tout pris et elle pourrait remarcher plus vite que lui. En plus de ça, il s'en était pris plein les dents par rapport à sa perte de poids, il récupérerait moins vite. Il avait repris des repas normaux depuis une semaine, mais une seule fois par jour et ce n'était pas suffisant. Il avait fait des efforts parce que Maewan était à côté et qu'il ne voulait pas décevoir son meilleur ami, ni le contrarier, il avait eu son lot lui aussi de malheurs et ne voulait pas en rajouter. Il se redressa finalement à son tour en s'appuyant sur ses bras, après quoi il engloutit un paquet de bonbons histoire de se donner un peu de bonne humeur sucrée.

Elle finit par lui dire que c'était elle qui avait dévié pour l'éviter, et non le contraire. Abigaël haussa un sourcil, se demandant si elle ne se payait pas sa tronche pour se moquer de lui. Il avait le souvenir précis d'avoir changé d'avis à la dernière minute, il ne pouvait et ne voulait pas lui faire de mal. Soit elle le faisait exprès, soit elle était sincère et elle non plus n'avait pas eu l'envie de le voir en charpie sur le sol. Il esquissa un petit sourire à l'idée que peut-être, elle ne le haïssait pas tant que ça. Mais il redevint livide en entendant la fin de sa phrase. Il baissa les yeux et fixa sa jambe dans le plâtre sans plus rien dire pendant de longues minutes. Il resta figé contre son oreiller. Au bout d'un moment, il releva les yeux vers elle et vit qu'elle le regardait.

    « Si on est pas fait pour s'entendre, ça sert à rien que je reste ici... » marmonna-t-il entre ses dents avant de sourire tant bien que mal. « J'ai jamais su... Comment m'y prendre avec les gens, comment les rendre heureux. J'ai toujours voulu être sincère avec les autres, mais ça m'a toujours attiré des problèmes. Je t'ai pas menti... Je t'ai jamais menti, sauf peut-être sur une chose, mais ce n'était pas.. Kasey... Je n'ai rien fait avec elle parce que... Bordel Cassie ! Je suis amoureux de toi ! Et ne dis pas que je me sers de toi ou que je mens, parce que tu n'es pas dans ma tête ! Moi aussi j'ai dévié, la preuve j'me suis pris un gradin aussi, j'me suis pas pété la jambe par pur plaisir. Le Quidditch c'est toute ma vie et j'irais pas me casser en deux pour plus pouvoir jouer, mais tu es plus importante ! Mais les excuses ça sert à rien, personne ne veut me croire dans ta maison, mais ça doit arranger tout le monde. »


Il se redressa de plus belle en envoyant valser ses couvertures. Jambe cassée ou pas, il avait besoin de bouger, de se lever, même si ça impliquait de se traîner.

    « Je t'aime bon sang ! »

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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeJeu 11 Avr - 8:38


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


Cassie ne savait pas vraiment si c'était le coup qu'elle avait reçu sur la tête où la présence d'Abigaël, mais elle se sentait bizarre, elle avait beaucoup de mal à réfléchir normalement. Surtout avec la douleur lancinante qui lui transperçait le crâne. Passant l'une de ses mains sur son front elle écoute le japonais lui dire qu'il allait bien, mais que Madame Pomfresh était bien capable de les remettre rapidement sur pieds. La dernière partie de sa phrase la fit tilter, il avait l'air de vraiment s’inquiéter pour elle, mais elle ne préféra pas relever et continuait à se méfier. Elle fut tout de même soulager d'apprendre que le jeune homme allait bien, elle s'en aurait voulu s'il avait été gravement blessé par sa faute. Même si le japonais lui tapait sur les nerfs elle n'aurait pas voulu l'empêchait de voler trop longtemps, elle savait très bien ce que représentait ce sport pour lui. Autant que pour elle. Le coup qu'elle avait prit sur la tête devait vraiment être fort.

Alors qu'elle s'apprêtait à se murer une nouvelle fois dans son silence, Abigaël ouvrit la bouche et ce qu'il lui dit elle eut du mal à l'avaler. Il lui expliqua qu'il ne savait pas comment s'y prendre avec les gens et que sa sincérité lui était souvent problématique. Elle savait ce que c'était, voilà pourquoi ces derniers temps elle avait préféré ne plus ouvrir la bouche, ça lui apportait beaucoup moins de problèmes. La brune serra les dents lorsqu'il revint sur le sujet Kasey Deyn, elle ne supportait plus d'entendre ce prénom et il avait beau lui dire qu'il ne s'était rien passé entre eux, elle avait toujours autant de mal à le croire. D'un autre côté, elle était obligé de l'écouter il était en face d'elle. De plus Cassie ne lui avait jamais vraiment laissé le temps de s'expliquer. La verte et argent continua de l'écouter sans rien dire, retenant ses mots, elle était bien décidé à le laisser s'expliquer pour changer, oui le coup qu'elle s'était prit sur le crâne devait avoir altéré sa personnalité. Cependant, ses dents resté serré, il ne fallait pas déconner.

Lorsqu'il lui avoua qu'il était amoureux d'elle, elle faillit s’étouffer. Ce n'était pas vraiment le genre de déclaration qu'elle attendait de la part d'Abigaël. Il n'y avait jamais vraiment eu de questions de sentiments entre eux. Leur relation était née d'un jeu de séduction qui amusait bien les deux gamins qu'ils étaient, mais de là à parler de sentiments maintenant, Cassiopée n'avait jamais vraiment été ce que l'on pouvait appeler une sentimentale, il fallait dire qu'elle n'avait jamais eu d'exemple. Sa mère n'était pas d'une nature câline et son père était bien trop absent pour lui montrer la voie à suivre. La seule personne avec qui Cassiopée arrivait à montrer ses sentiments était son frère, Iwan. Sauf qu'il n'était pas là et elle se retrouvait seule face à Abigaël sans trop savoir quoi faire, ni comment réagir face aux aveux du jeune homme.

La brune ne répondit rien pendant de longues minutes, tournant et retournant tout ça, essayant de savoir ce qu'elle ressentait, ce qui n'était pas chose aisé. Elle laissa retombée sa tête contre son coussin. Il avait des arguments béton, le Quidditch, elle ne pouvait pas réfuter ça. L'anglaise se mordit la lèvre lorsqu'il lui parla de sa maison et des gens qui ne voyait que d'un mauvais œil leur relation. Il n'avait pas tort. Mais il aurait du savoir aussi que Cassiopée suivait rarement l'avis de ses camarades, preuve étant le bal. Si elle avait suivit l'avis du plus grand nombre, jamais elle ne serait allé au bal avec le japonais et jamais tout ça n'aurait eu lieu.

Elle releva la tête lorsqu'elle entendit du bruit et instinctivement fit un bond lorsqu'elle vit Abigaël hors du lit, elle savait très bien qu'il n'avait pas le droit de marcher s'il voulait rapidement retrouver l'usage de sa jambe. Elle se leva donc, contrairement à lui c'était son bras qui avait le plus morflé et ses jambes allaient mieux. Sans trop réfléchir elle se précipita vers le japonais, le soutenant pour ne pas le voir vaciller. Son « je t'aime » lui fit rater un battement de cœur. Décidément, il y avait vraiment quelques choses de bizarre dans cette histoire. Le contact du poufsouffle la fit frisonner, elle avait oublié à quel point sa présence lui faisait du bien. Seulement, lorsqu'elle voulut le soutenir elle sentit ses côtes.

« Mais qu'est-ce qui te prend de te lever, t'es censé rester allongé, Madame Pomfresh te l'a bien dit. Puis qu'est-ce que tu as fait ? Tu es malade ?» dit-elle en le regardant inquiète.

La brune ne préféra pas mentionner le fait qu'elle aussi avait perdue beaucoup de poids depuis leur dispute, mais heureusement pour elle, ça se voyait beaucoup moins au premier coup d'oeil grâce aux vêtements amples qu'elle portait.

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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeJeu 11 Avr - 11:50

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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Elle n'avait rien dit, n'avait rien relevé, et semblait perdue. Abigaël l'était tout autant même si ça ne se voyait pas, se livrer ainsi, s'exprimer, lâcher ses sentiments lui avait donné comme une boule au ventre, et il avait l'impression une fois de plus d'avoir mal agi. Il avait du mal à cerner les réactions de la jeune femme et appréhendait chacune de ses réponses ou de ses actions, il restait à l’affût du moindre signe car à défaut de ne pas être elle non plus très bavarde ou claire sur ce qu'elle ressentait, elle était très expressive et son visage la trahissait rarement, sauf quand elle décidait de jouer la fille froide digne des jeunes filles de bonne famille qui restent figées comme des statues.

Le Japonais lâcha un rictus en sentant sa jambe cassée se poser sur le sol, alors que celle qui était encore valide peinait à le maintenir debout, il était encore faible et il se mit à marmonner entre ses dents et à rager. Il serra les poings, montra les dents, jusqu'à ce que Cassie arrive contre lui. Là, il sentit son cœur qui faillit lâcher, s'arrêter, comme ça, d'un seul coup. Ses yeux furent emplis d'une telle surprise que l'on aurait dit deux grosses balles de golf mouillées. Elle était là, près de lui, et le soutenait, mais au moment de sentir ses mains contre ses côtes, il fit comme un bond et se laissa retomber dans le lit pour éviter qu'elle ne le touche. Mais le mal était fait, et il ne voulait pas qu'elle le prenne mal, ce n'était pas le but. Les bleus qu'il avait sur le visage cachaient ses joues creusées, mais il ne pouvait feindre avoir été juste un peu malade pour camoufler une énorme perte de poids. Que devait-il faire ? Jouer la sincérité au risque de la blesser une fois de plus ou mentir et prétendre avoir été très malade, justifiant ses absences répétées en cours ? Il hésita.

Elle semblait inquiète, et se sentit mal de la voir comme ça, mais en même temps, il pouvait difficilement croire de ce fait qu'elle le haïssait et qu'elle n'avait pas été touchée par ses paroles. S'il y a encore une semaine on lui avait dit que la brune foncerait vers lui pour le soutenir pour se tenir debout, il aurait rit jaune. Il décida de jouer l'honnêteté.

    « Je ne me suis pas senti très bien après... Ce qui s'est passé. Mais ce n'est absolument pas ta faute, c'est moi qui ait joué les idiots. Je me suis laissé aller, je pensais bêtement que... m'en aller était la solution. J'avais tord. Je suis désolé, mais je me porte mieux, enfin pas là de suite mais... Je fais aller, il n'y a que ça à faire de toute façon... Et puis tu sais, toi aussi, tu as l'air creusée, et fatiguée, pas seulement à cause de ta chute. Ce serait très mal placé de ma part de te sermonner après ce que je viens de te dire, mais ne fais pas l'idiote. Tu dois prendre soin de toi, s'il-te-plaît. Sinon à quoi ça servirait encore de vivre dans un monde où je ne peux plus rien faire pour toi, même de loin ? »


Il souriait, tristement, en baissant les yeux sur sa jambe. Combien de fois il avait pensé se jeter dans le lac pour s'y noyer, ou sauter du haut de la volière ou de la tour d'astronomie pour finir en crêpe sur le sol ? Des dizaines, voire des centaines de fois, et si Maewan n'avait pas été là un certain jour, il serait déjà mort et enterré, oublié.

    « C'est grâce à Mae si je suis encore en vie, et le pauvre en a vu de toutes les couleurs, j'étais même pas là pour aider... »


Il s'en voulait, énormément. Comme Cassie était encore à côté de son lit, il attrapa sa main et glissa ses doigts chauds entre ceux de Cassie, qui lui semblèrent plus fragiles que jamais. Il ne voulait pas en ajouter sur l'affaire Kasey, y repenser lui faisait penser à la dispute, ce qui lui retournait l'estomac. Il en voulait atrocement à Regulus d'avoir balancé la rumeur à son apogée à Cassie, et lui en voulait à elle aussi de ne pas l'avoir cru. Mais là, elle était là, près de lui, et il rêvassait à l'idée de pouvoir se réconcilier avec elle, même si ça impliquait de l'avoir perdue à tout jamais en tant qu'unique femme présente dans son cœur. Être son ami et veiller sur elle ne serait jamais suffisant pour qu'il s'épanouisse dans la vie, mais il ferait avec, tant qu'elle était heureuse et qu'elle vivait bien, comme il l'avait à son meilleur ami, tout lui allait.

    « Je ne te demande pas de m'aimer, ni de me supporter... Je voulais marcher à tes côtés et te donner tout ce dont tu avais besoin, apparemment je ne suis pas fait pour ça. Alors laisse moi juste... veiller sur toi, sans me haïr, je t'en prie... Tu comptes tellement pour moi ma belle, me séparer de toi c'est cruel. Qu'on se réconcilie ou pas, je sais très bien qu'on ne pourra jamais être ce qu'on a été, ou qu'on ne pourra plus jamais espérer... Construire une relation. Tu peux me trouver niais, mais je veux être près de toi, d'une façon ou d'une autre. Parce que je t'aime, et que tu es tout pour moi. Je ne demande qu'à ce qu'on me laisser rêver un peu. Si je pouvais seulement... T'embrasser... Une dernière fois... »

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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeJeu 11 Avr - 13:14


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


Abigaël c'était presque instantanément reculé pour tomber dans son lit lorsque Cassie s'était approchée un peu trop près de lui. Au départ, la brune le prit mal, à quoi bon lui faire cette déclaration si dès l'instant où elle s'approchait il fuyait. Par la suite, lorsqu'il se mit à lui expliquer ce qu'il lui était arrivé elle comprit qu'il ne voulait simplement pas qu'elle sente l'ampleur des dégâts, même si par ce simple geste Abigaël venait de lui avouer que c'était pire que ce qu'elle s'était imaginé, ce qui la fit d'ailleurs grimacer. Déjà qu'il n'était pas très épais en temps normal, s'il avait encore fondu on risquait bientôt de ne plus le voir et surtout elle craignait pour le Quidditch, le japonais était lui aussi un batteur et c'était l'un des postes qui demandait le plus de force physique, parce que l'air de rien, il en fallait de la force pour renvoyer ces teignes de cognards. Elle resta devant son lit, sans bouger le regardant, essayant de voir jusqu'où il était allé dans sa déchéances, mais elle ne put rien voir avec ce qu'il portait.

La brune grimaça de nouveau lorsqu'il se mit à parler de « s'en aller ». Cassiopée n'avait jamais compris ce concept, peut-être était-ce à cause de son éducation ou simplement de son caractère, mais elle n'arrivait pas à comprendre comment il était possible d'avoir ce genre de penser, même au plus mal, la vie était toujours plus importante que tout le reste. En temps normal, elle aurait certainement sermonné Abigaël pour ce genre de pensées. Il n'avait pas le droit de penser à ça, même si elle était loin de lui, sa vie était bien trop précieuse pour penser à la gâcher pour des sottises.

Cassie baissa un peu la tête lorsqu'il lui fit remarqué qu'elle aussi était creusée et surtout fatiguée, il était vrai que sous cet angle, elle ne devait pas être très jolie à voir, elle n'avait pas le droit au maquillage à l'infirmerie, le reste du temps elle arrivait à cacher ça, histoire de ne pas trop alarmer ses camarades, mais ici ça lui était impossible, mais lorsqu'on lui posait des questions, elle se contentait de répondre que c'était sa chute qui avait provoqué tout ça. Les gens ne cherchaient pas plus loin et la laissaient tranquille, ce qui l'arrangeait bien. Sa gorge se serra quand il lui demanda à quoi servait de vivre dans un monde où il ne pouvait plus l'aider. Ça pouvait paraître bête et même extrêmement niais vu de l'extérieur, mais ces quelques mots avaient su toucher la serpentarde. Elle passa l'une de ses mains dans sa nuque, cherchant quelques choses à dire, en vain, à croire qu'aujourd'hui elle avait fait vœux de silence.

« Je...c'est plutôt toi qui devrait faire attention, car si tu continue comme ça tu ne pourras bientôt plus veiller sur personne, même plus sur toi... »

Le verte-et-argent releva la tête pour regarder Abigaël, elle n'avait pas tort, il allait bientôt devoir faire une autre séjour à l'infirmerie s'il continuait comme ça et même si la brune continuait de faire celle qui ne s'y intéressait pas, elle ne pouvait pas nier que la santé du japonais lui tenait à cœur, sinon jamais elle aurait bondit de son lit pour lui porter secours, elle se serait simplement contenté de le regarder s'écraser contre le sol, elle aurait pu rire à la limite, mais elle n'aurait pas bondit. En pensant à ça, elle se demanda si elle devait en sourire ou non. Après tout, n'était-elle pas en train de retomber dans les filets du poufsouffle ? Elle n'avait aucunement envie de se faire avoir une nouvelle fois, pourtant, elle ne pouvait s'empêcher d'avancer vers lui, il était pour elle comme un aimant, inévitable.

Cassiopée rebaissa une nouvelle fois les yeux à l'évocation du prénom de Maëwan, certainement son ancien meilleur ami. Le jeune homme faisait partie des dommages collatéraux, en quelques sortes, de sa disputes avec Abigaël. Après leur incartade, la cadette des Goldstein ne supportait plus de voir un blaireau et malheureusement pour Maëwan il avait été le premier de cette maison à oser venir lui parler et elle avait prit ça comme une agression. Bretian avait donc eu le droit à un envoi sur les roses dans les règles, depuis elle n'avait plus eu de nouvelles et tout comme Abigaël, il avait tendance à l'éviter, voir à la provoquer quand son meilleur ami lui montrait la voie, ce qui avait tendance à la faire enrager davantage, mais beaucoup diront qu'elle l'avait cherché.

Un frisson parcouru le corps de la jeune femme lorsqu'il vint glisser ses doigts entre les siens, elle avait perdu l'habitude de ce genre de contact avec lui et elle avait oublié à quel point c'était agréable. Pendant quelques secondes elle ne put détacher son regard de leur doigts entrelacés, ce demandant si ce qu'elle faisait était vraiment la chose à faire ou si elle était en train de foncer dans le mur les yeux fermés. Abigaël ne lui laissa pas le temps d'y réfléchir plus longuement puisqu'il la coupa dans ses rêveries en reprenant la parole. Il ne lui demandait pas de l'aimer, mais juste rester près d'elle. Son « ma belle » lui arracha un nouveau frison et son cerveau se mit à nouveau à tourner bien trop vite pour qu'on puisse le suivre. Tout se bousculait dans son esprit, elle essayait de peser le pour et le contre, mais elle avait l'impression que la donne était faussée. Elle se contenta donc de regarder Abi, cherchant dans ses yeux la moindre trace de mensonges, le moindre tressaillement de lèvres qui aurait pu lui laisser croire qu'il se fichait d'elle, mais elle ne vit rien, rien d'autre que ce visage qu'elle aimait tant regarder autrefois et cette étincelle dans le regard du japonais, à la fois de tristesse, mais aussi d'une chose qu'elle ne connaissait pas.

Ses doigts se resserrèrent légèrement contre ceux du japonais, son regard toujours dans le sien, la troublant un peu plus à chaque seconde. Si quelqu'un était entré à cet instant, elle aurait certainement été aussi gêné que si on venait de les surprendre en pleine action. Ça lui semblait tellement intime que s'en était presque indécent. Elle se mordit la lèvre, cherchant une nouvelle fois ces mots, mots qu'il lui faisait perdre beaucoup trop souvent aujourd'hui. La brune vint s'asseoir sur le rebord du lit d'Abigaël à ses côtés. Quand elle se décida à parler, ses yeux quittèrent ceux de son interlocuteur, il lui était impossible de soutenir son regard en lui avouant ce qu'elle s'apprêtait à dire, déjà rien que l'idée de parler de ça l'empêchait de parler correctement.

« Je...je ne sais pas Abigaël... je n'ai pas envie que … tu me … brise le cœur encore une fois, la première fois a été bien trop dure pour vouloir retenter l'expérience. Je crois ,,, que tu es trop dangereux pour moi ,,, tu me rend plus faible je crois... je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelques choses, l'idée de te perdre me fait... mal, mais je ne veux pas que tu joues avec moi, pas cette fois. » un silence s'imposa «  Pourtant, j'ai...j'ai besoin de toi Abigaël... »

Cassie continua, obstinément, de fixer un mur, s'attendant tout moment à entendre raisonner des éclats de rire, ce qu'elle venait de dire était tellement ridicule qu'Abigaël allait se moquer d'elle, ce n'était pas possible autrement, elle regrettait déjà d'avoir ouvert la bouche, jamais elle n'aurait du dire tout ça, jamais elle n'aurait du exposer ses sentiments, c'était bien trop dangereux.

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Dernière édition par Cassiopée L. Goldstein le Jeu 11 Avr - 14:31, édité 1 fois
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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeJeu 11 Avr - 14:16

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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Ce n'est pas qu'il ne voulait pas faire attention à lui, c'est qu'il ne savait plus comment. Depuis qu'il avait perdu Cassiopée, sa vie était devenu un enfer, c'est comme si son esprit avait perdu maturité, intelligence, et que son corps s'était accordé à ses pensées macabres. Beaucoup de gens diront que çe qu'a fait et pensé Abigaël était idiot et irréfléchi, mais ce genre de personnes ne peuvent certainement pas saisir le sens véritable du mot « âme-soeur » ou « amour à en crever ». Dans sa tête à présent, c'était comme ça et personne ne pourrait rien y changer. Sa vie était liée au bonheur de la brune, comme la chaleur de la Terre dépend de celle du soleil. Elle était et demeurait le soleil de ses nuits, l'unique personne qui le maintenait au sol. Il voyait le malaise de Cassie, et sentait presque ses frissons, qui partaient d'elle, pour remonter le long de son bras jusqu'à son cou.

Il repensa à la première nuit qu'ils avaient passés ensemble, leurs ébats passionnés, leurs caresses, leurs baisers, leurs soupirs, le contact de sa peau si douce et chaude contre la sienne, sa respiration mourante et naissante chaque fois qu'il se mouvait, tout cela lui arracha un frémissement terrible. Ces souvenirs étaient magnifiques, mais c'est ce qui les rendait aussi douloureux et pénibles. L'idée de ne plus jamais pouvoir avoir ce contact avec elle, loin des simples pensées adolescentes dues à des pulsions, le faisait souffrir. Ce n'était pas aussi mécanique que ça, c'était bien plus compliqué, c'était un besoin pour lui, partager son amour, le donner, mais aussi en recevoir... Cette façon de faire, quand on est amoureux, était pour lui l'une des plus belles déclarations d'amour du monde.

Croiser son regard, sentir sa main dans la sienne, c'était le plus beau cadeau qu'elle lui faisait depuis des semaines. Il sentit d'ailleurs les doigts de la brune se resserrer sur les siens. Il n'y avait plus qu'eux, dans le calme plat de l'infirmerie, et il aurait voulu que cet instant d'apaisement dure toujours. La voyant s'asseoir sur son lit, il aurait voulu la prendre dans ses bras, avec toute la force qu'il lui restait, et lui soupirer combien il l'aimait. Mais les mots n'étaient pas assez forts et ne le seraient jamais assez pour décrire son amour pour elle. C'était comme un brasier, une explosion, une mer agitée, une tempête d'affection qui jamais ne cessait. Puis elle lui exprima ce qu'elle avait sur le cœur, sur la façon dont il lui avait brisé, sur la façon dont il était trop dangereux pour elle en la rendant trop faible. Le Japonais eut envie de déglutir, il serra les dents, pinça les lèvres, il aurait pu pleurer. En revanche, elle avait peur de le perdre et avait besoin de lui.

Lui jamais n'avait joué avec elle, et jamais ne le ferait. Il ne l'abandonnerait jamais, ne la quitterait jamais, et ferait tout pour elle, tout ce qu'elle lui demanderait. Il voulait l'entendre rire, la voir sourire, courir, sauter de joie, réussir dans la vie. Cassiopée Goldstein était la femme de sa vie, à n'en pas douter. Si des couples étaient arrangés, pour des histoire de sang, d'argent, d'intérêt, dans sa tête, ce n'était absolument pas pour ce genre de raisons qu'il voudrait faire sa vie avec elle. Toutes les relations qu'il avait eu auparavant n'étaient rien en comparaison, s'il avait déjà aimé, jamais il n'aurait pensé à l'époque qu'il existerait un amour aussi pur et fort en ce monde si noir. Jamais il n'aurait penser avoir l'envie de se poser, d'entamer quelque chose, d'avoir l'angoisse du rejet, de la perte... Il paniquait à l'idée de ne pas être en mesure de subvenir à ses besoins ou de la rendre heureuse alors que c'est ce qu'il voulait le plus au monde. Ses pensées se mélangeaient et il ne savait plus quoi dire, ni quoi faire, ses lèvres tremblaient et les idées explosaient.

Il se redressa finalement dans son lit, jusqu'à elle, et releva une main pour la passer contre la joue de la brune, avec délicatesse, glissant sous son menton pour plonger les yeux dans les siens. Il se rapprocha une fois de plus, et l'embrassa, avec toute la tendresse du monde, ce qui lui causa un tremblement dans les bras. Puis, par il ne sait quelle pulsion, il ouvrit la bouche, pour laisser s'échapper un murmure qu'elle seule pourrait entendre. C'était... inattendu, même pour lui, mais il ne le regrettait pas.

    « Cassie... Épouse moi... »

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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeJeu 11 Avr - 15:15


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


Cassie ne savait plus où se mettre, si elle avait pu elle serait partie se cacher dans le plus petit endroit qui se trouvait à Poudlard. Exprimer ses sentiments ce n'était vraiment pas fait pour elle, surtout ce genre de choses. Peu à peu, au fur et à mesure que les mots lui sortait de la bouche, elle prenait conscience de tout ce qu'ils voulaient dire. Ce n'était pas de simple mots, prononcé à la léger juste pour meubler un silence un peu trop gênant. Ces mots étaient sincères et surtout avouaient presque ce que la brune voulait cacher à tout prit, ce pourquoi elle avait préféré se taire ses dernières semaines, la raison pour laquelle elle avait l'air aussi malade aujourd'hui. Si sa dispute avec Abigaël lui avait bien apprit une chose qu'elle s'était efforcée d'enfouir en elle c'était qu'elle tenait beaucoup trop au japonais, tellement qu'elle se demandait si ce n'était pas ça de tomber amoureuse de quelqu'un.

Les doigts du poufsouffle n'avaient toujours pas quitté les siens et elle se raccrocha un peu à ça, puis se rassura légèrement lorsqu'elle ne l'entendit pas rire, apparemment ce n'était pas aussi drôle que ce qu'elle avait pu s'imaginer. Cassie le sentait près d'elle et paradoxalement, ça la faisait se sentir mieux, plus sereine. C'était difficile à expliquer, mais en réalité cela avait toujours était comme ça, depuis leur premier rapprochement, le japonais avait tendance à rassurer l'anglaise, rien que par le fait d'être à ses côtés. Seulement ça, elle avait voulu l'oublier ces dernières semaines, se disant que plus jamais elle n'aurait le droit à cette sensation de bien-être qu'elle ne ressentait qu'une fois dans ses bras.

Un silence s'installa entre les deux adolescents, laissant tout le temps à Cassie pour réfléchir à ce qu'elle devait faire, elle hésitait entre s'enfuir en courant, profitant qu'Abigaël ne puisse pas le suivre ou lui sauter au cou, pour enfin retrouver ce contact qui lui manquait tant. Et dire qu'il y a encore quelques minutes elle était aveuglé par la blessure qu'il lui avait infligé à l'ego. Jamais elle n'aurait cru ça possible et pourtant, c'était bien en train de se passer. Elle était assise sur le lit du blaireau à se demander comment elle devait réagir face à ce qu'elle venait de dire. C'était surréaliste.

Soudain, elle sentit un mouvement dans le lit ce qui la fit quitter son mur des yeux pour regarder ce que faisait Abigaël, il venait de se redresser, la jeune femme le regarda intriguée, ce demandant bien ce qu'il allait faire. Quand sa main effleura sa joue une nouveau frisson lui parcouru l'échine, ses yeux dans les siens comme hypnotisé. Mais Abigaël ne s'arrêta pas là, il s'approcha davantage, jusqu'à venir poser ses lèvres sur celle de la verte-et-argent. Une vague de chaleur se propagea dans le corps de la brune, comme une vague de bien-être. Elle avait l'impression d'avoir retrouver quelque chose qu'elle avait perdue il y a des années alors que finalement, ça ne faisait que quelques semaines qu'ils ne s'adressaient plus la parole. Elle ne put s'empêcher de venir passer l'une de ses mains dans la nuque du brun, caressant sa peau du bout des doigts.

Ce qui vint par la suite, coupa simplement le souffle, comme un coup de poing en pleine poitrine. Elle n'arrivait pas à croire ce que venait de lui murmurer Abigaël, ça ne pouvait pas être vrai, elle avait du mal entendre ou mal comprendre. Sous le choc, elle se recula, quittant à regret les lèvres du Poufsouffle. Cassie le regarda, sans rien dire, replongeant ses yeux dans les siens pour essayer de voir si elle avait bien entendu ce qu'il venait de dire. Apparemment, il était aussi étonné qu'elle de ce qui venait de sortir de sa bouche, mais il n'avait pas l'air de regretter. Elle, par contre, était beaucoup plus partagé sur le sujet. L'épouser, ce n'était pas n'importe quoi comme demande, c'était une lourde décision et il y a encore peu de temps elle ne savait même pas ce que c'était que de ressentir de réels sentiments amoureux pour quelqu'un. Puis il y avait ses parents, que diraient-ils s'ils apprenaient qu'elle s'était fiancé, avec un poufsouffle, de sang-mêlé qui plus est, jamais ils ne lui pardonneraient. Était-elle capable d'accepter ce genre de choses, de se dresser face à tout ses préjugés alors qu'elle n'avait que dix-sept ans ? Elle n'en était pas sûre.

Cependant, elle ne voulait pas dire non, autant qu'elle n'était pas capable de dire oui. Elle savait, aussi, très bien ce que signifiait un nom. Cette déception qu'elle risquait de lire dans le regard d'Abigaël. Elle ne voulait plus le perdre une nouvelle fois, maintenant qu'elle l'avait retrouvé.

« Je...je ne peux pas Abi...je suis désolée... » dit-elle en baissant une nouvelle fois la tête.

Elle avait l'impression que les choses allaient de mal en pis depuis qu'elle avait ouvert la bouche, elle craignait la réaction du japonais, qu'il prennent mal ses mots, qu'il se braque, que ce soit définitivement fini entre eux. Cassie aurait bien relevé la tête pour regarder Abigaël, mais elle avait bien trop peur de ce qu'elle pourrait y voir, il ne fallait pas oublier qu'elle était à serpentard et que dans cette maison ils avaient tendance à être couards, elle préférait donc ne rien lire sur le visage certainement frustré du blaireau, gardant le sien, fixé sur la couverture qui recouvrait les jambes du jeune homme.


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Il aurait dû se taire, lui-même ne savait quelle folie l'avait amené à sortir une énormité pareille. Comme cela avait été chuchoté, murmuré, il aurait pensé que ce soit resté entre lui et lui, mais non. Il avait déjà songé à la question, il ne pouvait le dénier, avant l'incident qui avait eu lieu entre eux, Abigaël avait vainement songer à construire quelque chose avec elle, car il savait bien ce qui allait arriver à Cassiopée sous peu. Abigaël, bien que personne ne puisse le certifier, était un rêveur né, un garçon qui nageait dans le brouillard et qui avait du mal à sortir de l'enfance. Il jouait le gamin bien trop souvent pour essayer de se rassurer, de nier le fait qu'il devait devenir quelqu'un de responsable.

Le Japonais se dit qu'il venait d'être un parfait imbécile et qu'il mettait Cassie dans de beaux draps. Autant il ne put rien ajouter, autant il fut terrifié d'avoir fait une énième erreur et de perdre la brune pour de bon. Ce n'était jamais une décision à prendre à la légère, ni quelque chose à sortir comme ça. Lui qui aurait voulu bien faire, il venait de gâcher sa demande, qui aurait pu, dans un futur possible, être bien plus belle, avec plus de chances d'obtenir une réponse favorable. Il savait qu'elle dirait non, qu'elle ne pouvait pas et peut-être ne voulait-elle pas non plus, après tout c'était absurde. Mais bien qu'il s'en doutait, l'entendre le lui dire ne faisait pas moins mal, même s'il assumait son erreur.

Il lâcha un petit sourire à la brune en relevant une fois de plus son menton, elle qui n'osait pas le fixer. Il ne lui en voulait pas, c'était lui le fautif, et elle ne devait pas être triste à cause de lui. Il ferait mieux de mieux mâcher ses mots et de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de sortir de telles âneries. Eux qui n'étaient que deux pauvres adolescents, l'un trop puéril et tête en l'air, l'autre emprisonnée entre devoir et proches, ne pouvaient songer à ce genre de choses aussi vite. Pourtant une inquiétude nouvelle germa dans le cœur du jeune homme. Et si Cassiopée lui était enlevée par une famille de sang-pur, contrainte à une alliance arrangée ? Il en sortirait plus meurtri que jamais. Il regrettait que Cassie n'ait pas l'indépendance que lui avait, que Sirius avait su tant bien que mal se donner. Sirius... Peut-être que lui, pouvait le conseiller.

    « Ne t'excuse pas, c'est moi, haha... Je ne dis que des bêtises, j'ai pas réfléchi, c'est sorti tout seul, je veux pas que tu le prennes mal, ou... Enfin peu importe, c'était une erreur que de te dire ça, pardon. Ne t'inquiète pas, ça a dû être sous le coup de l'émotion, ou je ne sais pas trop... Puis tu devrais retourner t'allonger ma belle. Sinon madame Pomfresh va s'enflammer, et je ne tiens pas à ce que tu te fasses réprimander pour moi. T'en as assez pris plein la tête comme ça pour pas en rajouter. »


Il sourit bêtement, retrouvant un peu de son ton de gamin débile qu'il avait toujours traîné derrière lui depuis tant d'années. Il déposa un baiser contre la paume de la main de la belle, avec un nouveau sourire en guise d'excuse.

    « Je ne compte pas bouger d'ici de toute façon, je serai cloué au lit plus longtemps que toi de toute façon. Mais j'espère quand même que je pourrais sortir d'ici quelques jours, faut pas abuser... Sinon, heum... Que... fait-on... On fait la paix, nous deux... ? On reste au moins amis ou... tu te sens prête pour me pardonner et essayer de reprendre notre relation là où on l'avait laissée... ? Je ne veux pas que tu souffres, ni que tu penses que je suis le genre de garçon à utiliser les filles, à les tromper, les jeter, ce n'est absolument pas mon genre et je t'aime trop pour ne serait-ce qu'avoir l'idée d'aller voir ailleurs. Les gens pourront dire ce qu'ils veulent ou lancer telle ou telle rumeur, pour moi, tu es la seule femme que je puisse jamais aimer... »


Il lâcha un nouveau sourire, sincère. Son monde s'était arrêté quand elle l'avait quitté, mais il espérait bien pouvoir le remettre en marche en restant auprès d'elle, d'une façon ou d'une autre. Elle n'avait qu'un mot à dire et il la laissait tranquille, elle n'avait qu'un mot à soupirer et il se donnait corps et âme à elle.
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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeDim 14 Avr - 17:10


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


La brune était vraiment mal à l'aise, elle ne savait plus où se mettre. La question d'Abigaël c'était avérée vraiment inattendu et le fait d'avoir plus ou moins refusé sa demande n'arrangeait en rien la situation. Elle n'osait même plus le regarder, de peur de lire toute la déception dans ses yeux. Décidément, leur histoire n'était vraiment pas facile. Dès qu'ils arrivaient à se retrouver un événement faisait qu'ils manquaient de se quitter.

Finalement, le japonais finit tout de même par relever la tête de la jeune femme, lui souriant, ce qui la rassura un peu. Elle lui sourit donc à son tour, on pouvait nettement lire sa gêne sur son visage. Son but n'était pas du tout de le blesser, du moins pas cette fois. Le poufsouffle s'excusa d'abord avant de lui dire que ce n'avait pas été prémédité. Il avait l'air d'être aussi mal à l'aise qu'elle, ce qui la fit légèrement sourire. Ils avaient l'air de deux gamins qui venaient de faire une énorme bêtises. C'était peut-être le cas en fait. Abigaël avait touché un point sensible sans s'en rendre compte. Il ne pouvait certes pas savoir. Puis il finit par conseiller à la brune de retourner dans son lit avant que Madame Pomfresh ne revienne. Il n'avait pas tort. L'infirmière risquait de ne pas être d'avis à la laisser se balader comme ça.

« Je suis désolée... je ne voulais pas te blesser, puis tu sais pour Pomfresh, ce n'est pas moi qui ai un pied hors service. Je ne risque pas de fatiguer mon bras en restant assis et j'en ai marre de rester allonger. Enfin, après, je peux très bien comprendre que tu ne veux pas que je reste. » dit-elle en se relevant à contre cœur.

Cassiopée ne voulait pas vraiment s'imposer, elle avait déjà fait assez de mal comme ça. Si Abigaël voulait qu'elle parte, elle partirait et irait se cacher sous ses couvertures le temps que Madame Pomfresh l'autorise à retrouver sa salle commune. La Serpentarde en avait un peu marre de rester enfermer de toute façon et Abigaël et elle ne s'était pas adressés la parole depuis un moment, il ne fallait pas trop abuser. Tout se mélangeaient, elle n'arrivait pas à comprendre comment les choses avaient pu en arriver là. Tout c'était passé si vite, il y a encore deux jours ils se tapaient presque dessus & là, Velrose venait de lui demander de l'épouser.

Abigaël lui parla à nouveau, ce qui l'empêcha de retourner directement dans son lit, elle se retourna vers le japonais et le regarda parler. Il venait de lui demander ce qu'ils devaient faire, tout les deux. Elle n'osa pas lui dire qu'elle en avait aucune idée. Il y a encore quelques minutes, il n'y avait plus de « nous » quand elle pensait à Abigaël. Les choses allaient tellement vite, qu'elle n'avait pas eu le temps d'y penser. Avait-elle vraiment envie de tout recommencer avec lui ? La question était de savoir si elle arriverait à lui faire une nouvelle fois confiance, même si en réalité elle n'avait eu aucune raison de ne pas lui faire confiance à en croire ses dires. Elle et lui, simple amis, ce n'était pas crédible, il suffisait de les laisser un instant dans la même pièce pour savoir qu'ils ne pouvaient pas être amis, enfin pas uniquement ça en tout cas.

La vert-et-argent se mordit la lèvre en écoutant les dernières phrases du brun. Elle avait toujours un peu de mal à intégrer le fait qu'Abigaël lui dise qu'il l'aime. C'était vraiment nouveau pour elle et il allait falloir un moment pour qu'elle s'y fasse. Ce qui lui disait était vraiment touchant, mais était-ce vraiment suffisant pour la refaire plonger une seconde fois ? Pas sûr. Elle prit le temps de regarder le japonais, pesant le pour et le contre à toute vitesse dans sa tête.

« J'aimerais bien te dire que tout est simple et que j'ai déjà oublié tout ce qui c'était passé, mais je ne peux pas, j'ai bien peur que tout ça soit bien plus complexes. Il y a eu beaucoup trop de tensions entre nous en si peu de temps, les choses ne peuvent pas redevenir normales en un simple battements de sourcils. Je propose qu'on profites de notre cohabitation forcée pour arranger les choses entre nous et on verra par la suite, qu'en penses-tu ? »


De toutes façons, elle ne voyait pas quoi faire d'autres, elle n'allait tout de même pas lui tomber dans les bras aux premiers mots qu'il prononçait, même s'il était vraiment craquant, ce n'était pas aussi facile. Elle resta là, debout devant lui, attendant de voir ce qu'il allait proposé. Il avait raison, ils devaient trouver une solution, maintenant, ils ne pouvaient plus continuer à se prendre le bec à longueur de journée, surtout s'ils devaient encore partager la même pièce un moment.


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Dernière édition par Cassiopée L. Goldstein le Lun 15 Avr - 13:04, édité 2 fois
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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 15 Avr - 4:25

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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Oh que si, il voulait qu'elle reste auprès de lui, maintenant qu'elle était plus ou moins revenue vers lui, il ne comptait pas la laissait filer une seconde fois. Néanmoins, avec son énorme bêtise, il était tendu, et elle, réservée. Quel crétin, c'était comme avec Maewan, il ne voyait rien venir, il disait une connerie, puis finalement faisait plus de mal que de bien... Et elle lui en voulait encore pour ce qui ne s'était pourtant pas passé, tant pis se dit-il, il ne pouvait tout de même pas lui faire un lavage de cerveau, c'était certainement bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas l'ouvrir et encore moins jouer les idiots au sourire ravageur et à la tignasse désordonnée qui faisait craquer les filles. Une bonne gifle de la vie pour être honnête.

Lui qui pensait que les choses venaient de s'arranger, apparemment non. C'était trop tôt pour elle et ils ne faisaient que se prendre le bec alors qu'une minute auparavant elle filait droit sur lui, et lui l'embrassait comme au premier jour. C'était douloureux. Il aurait voulu que tout redevienne bleu et rose de suite, mais le destin ne semblait pas partager cet avis. Il grimaça, pinça les lèvres, gonfla les joues puis détourna le regard. Il boudait, comme un gamin, alors que c'était lui qui était en faute. Mais que faire d'autre ? Il n'allait tout de même pas sauter de joie en lui disant youpi, c'est pas comme si je t'aimais à en crever, continuons de nous regarder dans le blanc des yeux pour passer le temps, le premier qui cligne des yeux a perdu.

Il croisa les bras, il avait l'impression de heurter un nouveau mur, mais il ne répondit pas de suite à la brune. Normal qu'il y ait eu des tensions, il était passé pour un salaud fini auprès d'elle, et elle avait éclaté en l'envoyant bouler sans qu'il puisse s'expliquer, tout ça parce que Black avait laissé entendre qu'Abigaël avait embrassé, couché, ou on ne sait quoi avec Kasey. Abigaël montra furtivement les dents en repensant à ce sale gamin. Si lui n'était pas mature, alors Regulus encore moins. Ça, s'éclater à briser des couples ça devait être un beau passe-temps chez les serpents quand c'était soit disant contre nature.

Qu'attendait-elle de lui ? Qu'il laisse passer le temps sans rien dire en la laissant gentiment revenir sans rien tenter ? Pensait-elle qu'à lui seul il avait toute la patience du monde ou qu'il pouvait lui donner réponse à toutes ses questions ? Non, absolument pas. Il n'avait beau rien dire, il était aussi perdu qu'elle. Il lui sortait de beaux discours, dont il avait l'impression qu'ils laissaient plus ou moins indifférente la brune.

    « J'en sais rien Cassie. » lâcha-t-il un peu sèchement, agacé de tourner sans cesse autour du pot. « J'ai besoin de réponses claires, mais tout le monde me laisse dans le flou, que veux-tu que je fasse ? Si tu veux prendre ton temps, on va le prendre, mais j'ai l'impression de parler dans le vide. Où est la Cassie qui riait et souriait ? Où est ma Cassie ? Morte avec l'ancien Abigaël ? Pourtant c'est eux qui se sont rapprochés, pas nous tels que nous le sommes actuellement. Tu voudrais que je te dise que ce n'est pas grave, que tout ira sûrement bien, mais non. Là, ça ne va pas. Je suis totalement à côté de la plaque. »


Il serra les dents, lâcha un dernier soupir, avant de la regarder et de saisir son bras pour la ramener vers lui, alors qu'il se décalait dans son lit.

    « Désolé, je sais plus ce que je dis. On va laisser faire le temps, ouais... Viens au moins t'allonger avec moi, je veux te serrer dans mes bras pour le reste de la journée, ça m'apaisera sans doute. Ou alors tu me dis clairement que tu ne veux pas de moi, pas de ça, et je te laisse retourner jusque dans ton lit. Mais tu peux pas nier qu'il y a un truc... de la chimie, une explosion... Si seulement j'étais en pleine possession de mes moyens je... Je regrette cette nuit de Décembre. Tout semblait si sûr, si évident. Et maintenant on est plus que l'ombre de nous-même, enfin... Pour moi c'est sûr... C'est tellement difficile d'attendre. »

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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 15 Avr - 13:00


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


En réalité, c'était plutôt à elle qu'elle aurait aimé assuré que tout redeviendrait comme avant. L'air de rien, leur ancienne relation lui manquait, pour tout dire Abigaël lui manquait, leur jeu, leur petit regard, la présence du japonais en général. Depuis qu'ils ne s'adressaient plus la parole, tout avait changé et pas en bien. Tout c'était compliqué depuis et Cassie avait peine à se reconnaître lorsqu'elle croisait son reflet dans un miroir.

Les premiers mots d'Abigaël eurent pour effet de glacer le sang de la brune, ce n'était pas grand-chose, mais le ton du poufsouffle avait été glacial. Et ses mots n'étaient pas beaucoup plus chaleureux. Cassie avait l'impression de parler une autre langue. Le japonais n'avait pas l'air de comprendre ce qu'elle voulait dire. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui saute au cou, après tout elle était en train de dire qu'ils devaient prendre leur temps, mais tout de même. Ce n'était pas comme si elle lui avait enlevé tout espoir. Elle le regarda, sans rien dire, elle avait l'impression d'être totalement impuissante, de ne rien pouvoir faire pour arranger les choses, même si elle en avait envie, elle ne pouvait tout de même pas lui sauter dans les bras, comme ça, aussi facilement.

Son cœur se serra lorsqu'il lui demanda où était passé la Cassie souriante, elle se le demandait aussi. Ça faisait un moment qu'elle ne se reconnaissait plus. Des jours qu'elle avait prit son masque pour ne plus l'enlever, tellement qu'elle se demandait si elle réussirait à revenir à la normale par la suite. Habituellement, elle ne l'utilisait qu'un court laps de temps ou du moins pas avec tout le monde. Son cœur continua de se serrer au fur et à mesure que les mots du poufsouffle arrivaient à ses oreilles. Ce n'était vraiment pas facile à entendre, mais c'était pourtant la triste vérité. Ils n'étaient plus que l'ombre d'eux-même. Ça faisait peur à voir.

« Je ne te demande rien Abigaël. Le problème c'est que je ne sais pas où tout ça va nous mener. Regardes nous, tu as vu dans l'état dans lequel on est ? Et nous avons été séparés que quelques semaines. Tu imagines le pouvoir destructeur que l'on a l'un sur l'autre ? Ça ne te fait pas peur ? »

Cassie laissa Abigaël l'attirer vers lui, venant volontiers contre lui. Son contact le rassurait indéniablement, elle avait l'impression que son cœur battait moins vite lorsqu'elle était près de lui, et plus fort en même temps. C'était une sensation plutôt étrange. Elle vint donc s'allonger auprès du japonais suite à sa demande. Elle posa sa tête contre son épaule, comme pour cacher son visage. Le parfum du jeune homme ne tarda pas à venir chatouiller les narines de la brune.

Il avait raison, ils ne pouvaient pas nier qu'il y avait quelques choses entre eux, un truc fort, explosif. Elle nicha son visage dans la nuque du poufsouffle, les yeux légèrement embués. Tout ce que disait Abigaël n'aidait pas à la faire se sentir mieux, au contraire. Ses mots consistaient à lui embrouillé un peu plus l'esprit à chaque fois. Tout était si passionné chez les deux adolescents que la brune avait justement trop peur de se brûler les ailes un peu trop vite. Finalement, elle n'était pas aussi fonceuse qu'elle ne voulait le laisser croire ou peut-être avait-elle trop peur de perdre le japonais, sans espoir de retour. Elle finit par venir déposer un doux baiser dans son cou.

« Tu dois m'en vouloir... Je ne veux juste pas te perdre, c'est paradoxal ce que je dis, mais... justement c'est trop explosif entre nous. Je ne veux pas jouer les kamikazes. J'ai juste envie de laisser faire les choses. Si on a réussi à se rapprocher autant une fois, pourquoi on y arriverait pas une seconde fois ? »

La serpentarde ne savait pas vraiment si Abigaël allait comprendre ou pas son point de vu. Si ce n'était pas le cas, elle ne voyait pas du tout comment faire. Elle avait l'impression que pour cette fois, ils n'étaient vraiment pas sur la même longueur d'onde.


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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 16 Avr - 4:05

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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C'était vrai. Ces deux là pouvaient se détruire si facilement, avec un rien, que c'en était presque une histoire d'épouvante. Si encore Cassie était la seule à détruire Abigaël, lui s'en ficherait royalement comme il l'avait fait un premier temps, or, il avait détruit aussi Cassie. Il ne savait pas trop comment prendre la chose, cet amour était puissant, mais il pouvait tout aussi bien le rendre heureux que malheureux. Il ne pouvait dire le contraire.

    « Si, ça m'effraie un peu... Pas pour moi, mais pour toi, c'est horrible si tu savais, je pensais avoir été le seul à vraiment être atteint, mais je me suis trompé sur toute la ligne. Je suis tellement désolé pour tout ce que tu as subi... »


Il embrassa son front alors qu'elle, vint se nicher dans son cou, ce qui lui arracha un frisson. Même sérieux, voire déprimé, et à moitié cassé, il ne pouvait nier que ce simple geste anodin réveillait en lui pas mal... d'envie. Il ouvra grand les yeux, pinçant les lèvres, en se disant que ce n'était franchement pas le moment de se la jouer bête en rûte ou gamin avec explosion d'hormones. Ce n'était ni le lieu, ni le moment... Argh ! Quelle torture ! Elle était là, dans ses bras, les lèvres dans son cou, et lui il était pétrifié, à essayer de se contrôler. Ne fait pas l'idiot, se disait-il, c'est franchement pas le moment de lui sauter dessus alors qu'elle a peur de votre relation. Bon sang ! Elle disait vrai en plus de ça, s'ils avaient bien réussi à se rapprocher auparavant, pourquoi ça ne fonctionnerait pas une seconde fois ? Mais tout s'était enchaîné l'année dernière, d'un simple baiser ils avaient échangé bien plus après Noël, comment pouvait-on oublier ça ? Ca avait été la plus belle nuit de la vie d'Abigaël. Pourtant ça ne dérangerait pas tant Abigaël de jouer les kamikazes, il sentait la passion dévorante qu'il avait pour elle couler de nouveau lentement dans ses veines, c'était comme un poison, il savait qu'il devait résister, mais l'avoir à lui, contre lui était tellement tentant... Il se traitait de gamin idiot, mais il n'y avait pas que les gamins qui se laissaient prendre à ce jeu au final. Puis il y eut un grincement, une sorte de bruit métallique bizarre qui fit hausser un sourcil au brun. Il n'y fit pas vraiment attention sur le coup,et se contenta de répondre à la brune jusqu'à ce que...

    « Si, je suis sûr qu'on peut y arriver encore. Mais entre nous, j'ai vraiment env.... WOH ! »


Un nouveau grincement, sûrement le fer du lit ou les lattes lui coupa la parole alors qu'il se sentit tomber avec la brune. Le lit avait carrément cédé sous leur poids alors qu'ils n'avaient pas bougé. Mais c'est ça le pire ! Ils n'avaient rien fait ! La honte ! Pourtant, Abigaël partit en un fou rire incontrôlable alors que madame Pomfresh, alertée par le bruit sourd, sortit en trombe de son bureau, rouge comme une pivoine et en furie. Abigaël essayait de se calmer, mais rien n'y faisait. La pauvre infirmière devait avoir bon nombre de visions qui lui passaient sous le nez.

    « Velrose ! Qu'est-ce que vous avez encore fait ?! Et Goldstein ! Qu'est-ce que vous faîtes dans le lit de Velrose ! Vous pensez que c'est vraiment le moment de vous adonner à des... à des... Vous avez besoin de repos tous les deux ! Si vous cessiez de faire les idiots, vous ne seriez pas là ! Par Merlin ! Chacun dans votre lit ! Enfin... Pour ce qu'il reste du vôtre, Velrose... Allez hop ! »


Cassie fut renvoyée dans son lit par une Pomfresh sacrément énervée, et Abigaël fut envoyé à l'autre bout de la pièce, alors qu'il n'arrivait même pas à se calmer. Ce devait être le pire fou rire de toute sa vie, et une fois dans son nouveau lit, il se tortillait presque dans son matelas en se tenant l'estomac. Il riait aux larmes, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Après les remontrances de l'infirmière, il pouffa encore un peu avant de relever la tête vers Cassie. Mais la voir rire à moitié à cause de l'hilarité contagieuse du Japonais le fit repartir de plus belle. Il n'en pouvait plus et mit plusieurs minutes à se calmer pour de bon. Puis il se gratta le menton, pris d'une illumination. Après tout madame Pomfresh était repartie s'enfermer dans son bureau, et la baguette d'Abi traînait à côté, sur la table de chevet. Il sourit à Cassie, encore rouge de ses rires.

    « Tu me fais confiance ? »


Après tout ce n'est pas comme si il lui demandait son avis. Il saisit sa baguette qu'il pointa contre sa jambe. Les bandages de Pomfresh étaient certes bien fait, mais ça ne l'aiderait pas à marcher. Il lança un Ferula pour accompagner le travail de l'infirmière par une atèle bien solide. Il fit signe à Cassie de venir, lui demandant de se taire et de ne pas faire de bruit d'un petit signe de la main, après quoi il se redressa et posa pieds à terre. L'atèle était bien fixée, aussi il n'avait plus vraiment mal. Il saisit une béquille sur laquelle il s'appuya, et de l'autre, passa un bras autour de la taille de la brune. Il ne comptait pas rester ici, quitte à faire enrager Pomfresh, autant le faire jusqu'au bout. Et puis non, il avait autre chose en tête. A cette heure, tout le monde avait cours, ou certains devaient être partis manger, ou sortis. Bref, il avait le champ libre pour descendre jusqu'à la salle commune des Poufsouffles, où là, tous les deux, seraient tranquilles pour de bon. Il quitta donc l'infirmerie avec Cassie, prétextant à certains élèves de sa maison sur le chemin qu'il avait enfin le droit de sortir, mais on lui jeta de gros yeux en le voyant au bras de Cassie, ce à quoi il répondit par un « Allez voir ailleurs ! ». Le coup du lit qui lâche l'avait parfaitement détendu, et quoi qu'il se passe dans les dortoirs vides des Poufsouffles, du moment qu'on le laissait tranquille avec la brune, il ne demandait rien d'autre.
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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 16 Avr - 18:17


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février

La descente des escaliers étaient plutôt acrobatique. Ce n'était pas simple avec la jambe d'Abigaël et Cassiopée ne pouvait pas des masses l'aider avec son bras. Cependant, ils y arrivaient tout de même, doucement, mais sûrement. La brune n'était pas très rassuré. Elle avait apprit à se méfier de tout le monde au fil des années et elle n’appréciait pas de croiser des élèves. Elle savait très bien que la relation qu'elle avait entretenue avec le blaireau n'avait pas été très bien vu et plusieurs élèves auraient été prêt à beaucoup de choses pour être sûr qu'elle ne reprennent pas. Elle se mordit la lèvre à l'idée que quelqu'un puisse leur mettre des bâtons dans les roues ou pire contact sa mère. Ils continuèrent à descendre les marches et la brune se stoppa net quand elle aperçu un chat qui les attendait en bas de l'escalier.

« Par Merlin qu'est-ce qu'il fait là ce fichu chat... »

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Rusard débarque. C'en était fini pour eux. Ils étaient bien trop reconnaissable avec leur plâtres. Puis ce n'était pas comme s'ils pouvaient s'enfuir avec leur blessures. Ils restèrent là un instant. La serpentarde se demanda ce que ce concierge sadique aller leur réserver. Elle grinça des dents en l'entendant parler. Cet homme était vraiment infect et imbuvable. Elle s'était toujours demandé pourquoi Dumbledore le gardait à Poudlard, il était totalement fou. Le pire était qu'il voulait s'en prendre à miss Pomfresh. Il devait vraiment être un frustré pour vouloir s'en prendre à tout le monde comme ça. Cassie pensa qu'il aurait mieux fait de se trouver une femme plutô que de toujours resté enfermé avec son chat. Il leur ordonna de faire demi-tour et la brune dû faire un gros effort pour ne pas répondre à sa remarque. Elle ne pouvait vraiment pas le voir, elle le trouvait cruelle et insipide, une fois son côté méchant pour le plaisir passé.

Cassie n'en eut pas le temps, car Abigaël lui fit signe de remonter avant de lui dire sèchement de remonter. Ça n'arrangea pas l'humeur de la verte-et-argent. Décidément ils s'étaient tous passé le mot pour lui dire ce qu'elle avait à faire, aujourd'hui. Ça ne lui plaisait pas vraiment et elle se renfrogna. Ne bougeant pas de sa place. Ce n'était pas un blaireau qui allait lui dire ce qu'elle devait faire, ni un concierge frustré.

« Ne me dit pas ce que je dois faire Velrose. » dit-elle les lèvres pincées.

Abigaël descendit les marches du grand escalier de marbre et elle le suivit du regard. Restant elle en haut des marches. Le jeune homme n'avait pas l'air d'apprécier plus qu'elle la présence du concierge. Elle avait eu raison de se méfier des blaireaux qu'ils avaient croisé. Quelqu'un avait du prévenir le concierge et ils n'avaient croisé que des jaunes et ébènes. On ne pouvait plus faire confiance à personne. Le japonais s'arrêta à quelques centimètres de Rusard. Elle n'avait jamais vu Abigaël dans un état pareil. Il y avait de quoi s'énerver en réalité. Ils essayaient de se réconcilier et tout se liguer contre eux. Pas moyen de rester tranquille quelques minutes.

Il le provoquait ouvertement. Cassie n'était vraiment pas sûre que ce soit le genre de comportements à adopter. Le concierge était tellement tordu. Elle essaya de se calmer avant de descendre les marches une à une. En temps normal, elle l'aurait certainement laissé faire. Rusard aurait bien mérité une petite correction. Seulement, elle savait très bien que c'était dangereux de jouer avec lui maintenant. Elle ne tenait pas à se retrouver à Durmstrang. Elle devait réussir à se calmer. Elle arriva au niveau d'Abigaël et posa sa main sur l'épaule du jeune homme, se voulant apaisante. Jetant tout de même un regard noir à Rusard.

« Laisse tomber Abi, il n'en vaux pas la peine, viens on y retourne. »

Elle remonte une marche, sa main glissant le long du bras du japonais pour venir glisser ses doigts dans les siens, le tirant vers elle. Le convaincre lui n'allait pas être chose facile, Abigaël avait tendance à être une vraie tête de mule.

«T'aura le droit de lui tomber dessus si tu veux, mais ne lui fait pas le plaisir de le provoquer, s'il te plaît » vint-elle lui murmurer.

La brune avait réussi à se calmer, elle savait très bien ce qu'elle risquait et ne voulait pas jeter de l'huile sur le feu.


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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée _
MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 22 Avr - 1:57

Le radar Rusardien est rarement pris en défaut.

Cela arrive, bien sûr. En fait, cela devrait arriver constamment. Un seul concierge pour un collège de plus de trois cent élèves ne rêvant que de contourner le règlement, impossible de tout contrôler, tout vérifier, surtout dans un immense château, sans aucune caméra ni aucun moyen de savoir ce qu’il se passe au sixième étage lorsqu’on est au deuxième, par exemple. Une seule personne et un chat pour s’occuper de tout ce beau monde ? Et, cerise sur le gâteau, un cracmol face à trois cent élèves pourvu de baguettes magiques prêt à lui jeter un sort à distance alors que, même avec un fouet, il faudrait que le concierge s’approche de ses assaillants pour les désarmer ? Cela n’a aucun sens. C’est absurde. Personne ne peut s’en sortir.

Sauf si cette personne s’appelle Argus Rusard.

Cela fait six ans que le terrible homme aux cent yeux officie dans ce collège, et il fond sur tout élève surpris en train de frauder, le tout en moins de cinq minutes chrono. Plus il y a de témoins de la bêtise, plus il va vite. Son chat est également redoutable, il sert à peu près à tout : assistant, désarmeur de baguette, fayot, rapporteur, autoritaire parfois, et aussi mauvais que son maître.

Personne n’a vu d’élan de pitié ou de compréhension dans le regard du concierge. Pas de remords non plus. Tout élève est un parasite fauteur de troubles à punir au plus vite. Pas de distinction entre les maisons non plus. Après tout, Rusard n’a appartenu à aucune. Peu importe sa couleur, son âge, sa taille, sa maison, son nom, son sang, Argus ne fait pas de préférences entre les élèves, c’est bien la seule qualité qu’on puisse lui trouver…

Remettre l’autorité du concierge en question, c’est s’exposer à une punition bien plus grande ! Confiscation de baguettes, nettoyage de la volière sous les tirs nourris des hiboux, missions dangereuses dans la forêt interdite, même pour des Premières Années… Le renvoi est aussi évoqué, mais jamais réalisé. Jamais aucun élève n’a voulu tester son directeur de maison ou le concierge pour aller jusque-là, pas même des futurs mangemorts.

Le concierge se vante parfois de donner des punitions arbitraires. C’est à la fois vrai et faux. Trop respectueux des règlements, il ne punit que ceux qui enfreignent lesdits règlements. Jamais il ne collera des élèves qui les respectent. Mais les règles sont sujettes à interprétations, et soyez sûr que Rusard n’interprètera jamais en votre faveur. Gare aux serdaigles encore en dehors de leur salle commune après 21h ! S’il est 21h01, il vous collera sans remords, même si vous réfléchissez à l’énigme pour entrer…

Velrose et Goldstein sont tous deux immobilisés à l’infirmerie. Avec un bras dans le plâtre pour la jeune fille et une jambe dans le plâtre pour le jeune homme, il est strictement interdit qu’ils sortent de l’infirmerie, pour leur propre sécurité. L’infirmière a été suffisamment claire là-dessus. Les deux septièmes années se sont faufilés tant bien que mal et ont réussi à échapper à la surveillance de miss Pomfresh. Dès qu’ils ont posé le pied, plâtré ou non, dans le couloir, ils sont entrés dans le royaume du concierge. Le temps qu’il arrive n’était plus qu’une question de minutes.

Les couloirs étaient peu peuplés, car les cours avaient lieu à cette heure-là. Peu de témoins signifiait théoriquement qu’ils disposaient de quatre à cinq minutes. Mais ils avaient des escaliers à descendre, et avec la jambe du septième année, soutenu par la jeune fille, ils ne pouvaient qu’avancer marche par marche, béquille à la main. Les élèves qu’ils croisaient faisaient de gros yeux. Comment l’infirmière a-t-elle pu autoriser un infirme d’une jambe à emprunter les escaliers mouvants ? Et surtout, comment se faisait-il que la princesse serpentarde aide son ennemi, au risque de tomber avec lui, alors qu’elle était blessée ?

Mister Hyde pointa le bout de son museau en bas des marches qui menaient au premier étage. Il miaula deux fois en voyant les blessés. Il ne fallut que vingt à trente secondes pour que le concierge se présenta lui aussi en bas des marches, mains derrière le dos. Il ne souriait pas, mais on sentait qu’il jubilait intérieurement à pouvoir punir deux élèves.

Un remords ? Un scrupule à punir deux infirmes ? Un léger attendrissement face à ce couple qui n’avait, somme toute, rien fait de mal, à part sortir de l’infirmerie ? cela ne lui effleura même pas l’esprit.

« Et où croyez-vous aller, comme ça, bande de petits fouineurs ? Demi-tour, tout de suite ! Que j’explique à l’infirmière que vous traînez dans les couloirs au lieu de rester bien sagement dans vos lits. Avec un peu de chance, elle sera sanctionnée pour ne pas vous avoir surveillée de plus près, elle recevra un blâme, et vous… vous serez sanctionnés pour avoir désobéi et pour avoir trahi sa confiance. Ouh, que de belles perspectives, tout ça ! » finit-il en se frottant les mains, son chat se frottant à ses jambes. Le félin semblait partager la joie de son maître à l’idée de nuire ainsi aux autres. Pas un pour rattraper l’autre !

« Allez demi-tour, remontez les marches, sacripants ! Et je vous préviens que si vous tombez, je ne vous rattraperai pas. Faites donc très attention. »
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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 22 Avr - 9:21

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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Tout allait pour le mieux. Le Japonais arrivait à marcher sans peine jusqu'aux escaliers où il préférait y aller doucement pour ne pas se retrouver sur le cul tout en bas. Cassiopée avait accepté de le suivre, même en sachant ce que ça impliquait. Il n'allait pas lui sauter dessus comme un sauvage, bien sûr, mais il voulait au moins être tranquille avec elle. Il ne demandait rien à personne et ne faisait de mal à personne comme ça, non ? Ils étaient bien partis, et personne à l'horizon, pas de professeur, et plus d'élèves, qui devaient à présent tous être en cours. Mais jamais il n'aurait imaginé avoir été trahi par des élèves de sa propre maison, ce qui montrait bien que la fourberie dépassait aisément les cachots. Alors qu'ils étaient bien partis tous les deux et qu'ils avaient descendu un étage sans trop de mal, Abigaël vit le chat de Rusard en bas des marches les fixer de ses yeux ronds et miauler pour appeler son maître. Le Poufsouffle se crispa et sentit une vague d'agacement monter en lui. Il savait maintenant que Rusard ne mettrait pas longtemps avant de débarquer. Que faire ? Il ne pouvait vite remonter, mais Cassie si. Il hésita quelques secondes, quelques secondes de trop, avant de lui dire de vite remonter pour être le seul que Rusard verrait à ce moment là, mais c'était déjà trop tard, le concierge était en bas des marches avec un air satisfait et jubilatoire. Cela faisait un moment qu'il voulait coincer Velrose, et il devait trépigner d'impatience de lui en faire voir de toutes les couleurs en récompense à six années et demi de massacre du règlement.

Il sentit cette fois, au delà de l'agacement, une énorme vague de colère pointer le bout de son nez en voyant Rusard se délecter de l'opportunité de sanctionner l'infirmière elle aussi, ce qui fit monter la fureur du Japonais. Madame Pomfresh n'avait rien fait de mal et ne méritait pas qu'on s'en prenne à elle. La logique aurait voulu qu'Abigaël remonte sagement à l'infirmerie pour n'aggraver ni son cas, ni celui de Cassie ou de l'infirmière, mais remonté comme il l'était devant la suffisance du concierge, il allait se mettre encore plus dans l'embarras qu'il ne l'était déjà. Il sentit ses muscles se crisper comme s'il était sur un terrain de Quidditch prêt à envoyer un cognard dans la tête d'un adversaire, ses poings étaient serrés. Il montra les dents, avant de prendre une énorme inspiration et de pincer les lèvres. Ce n'est pas maintenant qu'on lui imposerait le respect, et il n'était pas prêt de se calmer de si tôt. Il lâcha la brune qui était encore à côté d'elle. Si ses parents apprenaient qu'elle s'était faîte coller par Rusard à cause d'Abigaël, elle se ferait renvoyer. Et c'était hors de question. La voix du brun était devenue grave et sèche, aussi d'un revers de la main, il fit signe à Cassie de remonter. Comme il se doutait qu'elle ne voudrait pas, il répliqua.

    « Remonte. »


Lui fit tout le contraire. Il descendit les dernières marches qui le séparaient de Rusard. Arrivé devant lui, il devait bien le dominer d'une tête, et prenait un air de défi et comptait sur son imposante carrure. Sa baguette était dans sa poche, mais ça ne lui effleurait même pas l'esprit de la prendre. Une baffe, assommer Rusard, pendre son chat par les pattes, et le tour était joué, il n'aurait besoin que de la force brute. Il n'avait absolument pas peur. La seule personne qui aurait pu le calmer à ce moment là aurait été son père, mais inutile de rappeler qu'Alastor Velrose était mort. Abigaël n'était jamais allé aussi loin avec Rusard, il s'était contenté de toujours lui faire des farces et de le faire courir pour l’essouffler, mais jamais de le défier pour presque se battre. Il se fichait d'en prendre plein les dents par la suite, pire, de se faire renvoyer ou coller jusqu'à la fin de l'année. Tant que Cassie s'en tirait bien et qu'il donnait pour une fois une leçon à Rusard, il ne demandait pas mieux. Il était face à Rusard et le fixait d'un air plutôt mauvais, son ego s'était enflammé. Vu sa carrure, Rusard aurait bien du mal à le traîner sur un étage, et même avec une jambe dans le plâtre, l'adrénaline et la colère faisait un bon antidouleur. Rusard pourrait appeler un professeur à sa rescousse, Abigaël aurait la satisfaction de lui avoir fait peur et d'avoir prouvé qu'il était un faible incapable de gérer un élève par lui seul. Bon, jouer de sa stature physique était certes tricher, mais punir à son tour le concierge était une idée des plus tentantes.

    « Vas-y, Rusard. Fais moi monter pour voir. Et si je tombe, je m'arrangerai pour m'écrouler sur toi, ça aussi c'est une belle perspective. »


Il saurait donner une bonne leçon à ces sales gamins dans sa maison aussi. Se faire vendre par des élèves soit-disant loyaux et justes, qu'on le laisse rire ! Il les enverrait à Serpentard avec un bon coup de pied aux fesses en leur apprenant que se mettre à dos un Velrose qu'on a préalablement enragé était la dernière chose à faire dans cette école.
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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeVen 10 Mai - 15:45


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février

La descente des escaliers étaient plutôt acrobatique. Ce n'était pas simple avec la jambe d'Abigaël et Cassiopée ne pouvait pas des masses l'aider avec son bras. Cependant, ils y arrivaient tout de même, doucement, mais sûrement. La brune n'était pas très rassuré. Elle avait apprit à se méfier de tout le monde au fil des années et elle n’appréciait pas de croiser des élèves. Elle savait très bien que la relation qu'elle avait entretenue avec le blaireau n'avait pas été très bien vu et plusieurs élèves auraient été prêt à beaucoup de choses pour être sûr qu'elle ne reprennent pas. Elle se mordit la lèvre à l'idée que quelqu'un puisse leur mettre des bâtons dans les roues ou pire contact sa mère. Ils continuèrent à descendre les marches et la brune se stoppa net quand elle aperçu un chat qui les attendait en bas de l'escalier.

« Par Merlin qu'est-ce qu'il fait là ce fichu chat... »

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Rusard débarque. C'en était fini pour eux. Ils étaient bien trop reconnaissable avec leur plâtres. Puis ce n'était pas comme s'ils pouvaient s'enfuir avec leur blessures. Ils restèrent là un instant. La serpentarde se demanda ce que ce concierge sadique aller leur réserver. Elle grinça des dents en l'entendant parler. Cet homme était vraiment infect et imbuvable. Elle s'était toujours demandé pourquoi Dumbledore le gardait à Poudlard, il était totalement fou. Le pire était qu'il voulait s'en prendre à miss Pomfresh. Il devait vraiment être un frustré pour vouloir s'en prendre à tout le monde comme ça. Cassie pensa qu'il aurait mieux fait de se trouver une femme plutô que de toujours resté enfermé avec son chat. Il leur ordonna de faire demi-tour et la brune dû faire un gros effort pour ne pas répondre à sa remarque. Elle ne pouvait vraiment pas le voir, elle le trouvait cruelle et insipide, une fois son côté méchant pour le plaisir passé.

Cassie n'en eut pas le temps, car Abigaël lui fit signe de remonter avant de lui dire sèchement de remonter. Ça n'arrangea pas l'humeur de la verte-et-argent. Décidément ils s'étaient tous passé le mot pour lui dire ce qu'elle avait à faire, aujourd'hui. Ça ne lui plaisait pas vraiment et elle se renfrogna. Ne bougeant pas de sa place. Ce n'était pas un blaireau qui allait lui dire ce qu'elle devait faire, ni un concierge frustré.

« Ne me dit pas ce que je dois faire Velrose. » dit-elle les lèvres pincées.

Abigaël descendit les marches du grand escalier de marbre et elle le suivit du regard. Restant elle en haut des marches. Le jeune homme n'avait pas l'air d'apprécier plus qu'elle la présence du concierge. Elle avait eu raison de se méfier des blaireaux qu'ils avaient croisé. Quelqu'un avait du prévenir le concierge et ils n'avaient croisé que des jaunes et ébènes. On ne pouvait plus faire confiance à personne. Le japonais s'arrêta à quelques centimètres de Rusard. Elle n'avait jamais vu Abigaël dans un état pareil. Il y avait de quoi s'énerver en réalité. Ils essayaient de se réconcilier et tout se liguer contre eux. Pas moyen de rester tranquille quelques minutes.

Il le provoquait ouvertement. Cassie n'était vraiment pas sûre que ce soit le genre de comportements à adopter. Le concierge était tellement tordu. Elle essaya de se calmer avant de descendre les marches une à une. En temps normal, elle l'aurait certainement laissé faire. Rusard aurait bien mérité une petite correction. Seulement, elle savait très bien que c'était dangereux de jouer avec lui maintenant. Elle ne tenait pas à se retrouver à Durmstrang. Elle devait réussir à se calmer. Elle arriva au niveau d'Abigaël et posa sa main sur l'épaule du jeune homme, se voulant apaisante. Jetant tout de même un regard noir à Rusard.

« Laisse tomber Abi, il n'en vaux pas la peine, viens on y retourne. »

Elle remonte une marche, sa main glissant le long du bras du japonais pour venir glisser ses doigts dans les siens, le tirant vers elle. Le convaincre lui n'allait pas être chose facile, Abigaël avait tendance à être une vraie tête de mule.

«T'aura le droit de lui tomber dessus si tu veux, mais ne lui fait pas le plaisir de le provoquer, s'il te plaît » vint-elle lui murmurer.

La brune avait réussi à se calmer, elle savait très bien ce qu'elle risquait et ne voulait pas jeter de l'huile sur le feu.


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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 14 Mai - 23:17

Rusard vit le jeune Poufsoufle étouffer de colère et descendre difficilement les quelques marches qui le séparaient du concierge en traînant sa jambe plâtrée. Un autre que notre Argus aurait peut-être eu une once de pitié pour le blessé, mais c’était mal connaître le terrible concierge qui a failli éclater de rire au nez de l’adolescent qui essayait de se grandir, aidé par la marche supérieure de l’escalier, et d’encourager l’adulte à le forcer à monter. Avec un bon petit coup de fouet ? La pédanterie du blessé tuméfié qui se croyait supérieur à un adulte en pleine force de l’âge et sans blessure, armé d’un fouet et d’un animal était tellement stupide qu’elle mériterait de prendre la forme d’une histoire drôle. Un sourire éclatant fit se découvrir les dents d’Argus. Mister Hyde avait déjà commencé à calculer la distance qui le séparait du visage du blessé… à moins qu’il ne se mette juste derrière, et que son maître le pousse. Avec sa faiblesse à la jambe, il tomberait comme un arbre mort. Plus qu’à sortir le fouet pour l’achever. Adieu, joli proie.

Mais le mieux serait que Velrose craque. Oui, qu’il fasse un geste contre l’adulte. Voilà un excellent plan ! Rusard n’aurait plus qu’à se défendre… exactement comme quand il assurait la sécurité à Gringott’s. Fouetter et blesser les intrus ? Légitime défense, il s’agissait de voleurs ! Quel dommage qu’il ait été remplacé par un dragon… Son équivalent animal, prétendaient les gobelins.

« Pauvre garnement, à peine sorti de ses langes et qui crache sur une montagne sans comprendre que son crachat lui retombera dessus. Désobéissance ? Déjà, je vous colle pour une journée entière. Vous refusez de monter ? J’ai toute autorisation de vous y mener de force. Et enfin, faites un geste, un seul, et j’aurai enfin le droit de vous faire renvoyer de Poudlard tous les deux. Oui, votre copine aussi, que croyez-vous ? Elle est complice. Faites-moi ce plaisir. Pour votre dernière année. Vous n’avez pas grand-chose à perdre.»

Mister Hyde, bien entendu, assurait les arrières de son maître. Son instinct de prédateur comprit que la proie allait bientôt tomber entre leurs griffes. Il allait faire le geste tant désiré, et à peine il aurait esquissé le coup que le chat allait lui sauter au visage. Et il en aurait le droit, en plus ! Légitime défense… C’est beau, l’instinct animal.

Malheureusement, Goldstein avait oublié d’être bête. Elle vint à la rescousse et tenta de calmer son petit ami en lui prenant les mains et en appelant à la raison. Contrairement à son crétin de compagnon, elle n’avait manifestement pas la moindre envie d’être renvoyé du collège. Dommage ! Rusard y était presque ! Mister Hyde remua la queue de rage. Leur proie allait-elle leur échapper ? L’amour serait-il plus fort que la colère ? Hors de question de lâcher l’affaire aussi facilement. Le concierge fit une tentative de reprendre la main.

« Allez, Velrose, tournez les talons et montez comme un petit mouton bien obéissant. Votre morveuse de toute petite amie vous a bien dressé. Montrez-nous à quel point vous n’avez aucune suite dans les idées, et aucun caractère. Allez-y, montez ! Je vous y encourage. Et au fait miss Goldstein, et si je vous punissais vous aussi ? Après tout, je vous ai demandé de monter, et vous aussi m’avez désobéi, puisque vous êtes descendu à sa hauteur. »

A ce moment-là, mister Hyde adora encore plus son maître. Un geste de la grande proie, un seul. Il allait bien finir par craquer !

« Montez, bande de boutonneux ! Miss Goldstein, puisque votre handicapé de petit ami, et je ne précise pas où se situe son handicap, a du mal à marcher, soutenez-le. Le bébé a besoin d’une maman. Bien que jeune, vous ferez sûrement l’affaire, il ne verra pas la différence. »

Cassiopée remonta une marche, amorçant le mouvement du départ. Les provocations glissaient sur elle, et malgré lui, Rusard était impressionné de ce calme. Bon sang ! Le méchant concierge pouvait se débarrasser de deux élèves avant terme et il allait échouer ?

*Allez, Velrose, vous avez toujours été un abruti fini, vous n’allez pas avoir une once d’intelligence maintenant ? Pas à ce moment-là ! Pas parce que cette fille vous le demande !*

Que se passerait-il s’ils remontaient bien sagement ? Une petite sanction pour être sorti de l’infirmerie ? Une journée de colle pour Velrose…. Et c’est tout ? Allez, au minimum des points enlevés par la professeur MacLane pour insubordination d’un élève de sa maison ? Il faudrait que le concierge aille voir cette chère professeur et qu’il demande des sanctions plus adaptées : des coups de fouet, des humiliations, un renvoi, un Velrose-sandwich pour la tentacula vénéneuse, Velrose en sparring-partner pour la bouture de saule cogneur ! Quelque chose de plus concret, que diable !
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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeVen 17 Mai - 4:24

Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi".
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Ce type rendait vraiment Abigaël malade. Il ne comprenait pas pourquoi Dumbledore avait permis à un tel personnage d'avoir un poste à Poudlard. Certes il attrapait les garnements, mais il ne valait pas mieux que la soit-disante « vermine » qu'il chassait. La perte de Cassie, la fuite de sa mère et de sa sœur, le changement de caractère de Maewan et son agression, l'arrestation de James, le Japonais était vraiment à bout de nerfs et s'il n'avait pas nouvellement Cassiopée à ses côtés, il aurait pu craquer pour de bon. Il sentait qu'il était sur le point de cogner, ça le démangeait, ses bras tremblaient d'excitation à l'idée de rendre enfin la monnaie de sa pièce à Rusard qui avait bien souri en voyant James se faire emmener. Il méritait qu'on le punisse lui aussi, se réjouir du malheur des autres, voilà bien quelque chose que le Poufsouffle détestait, même pour son ennemi, actuellement, il n'y trouverait aucune satisfaction. Quand Rusard menaça de renvoyer Cassie, ce fut la goutte de trop, le jeune femme avait presque levé la main mais celle-ci fut attrapée par Cassie, qui semblait décidée à le calmer. Ce simple geste apaisa la colère d'Abigaël dont les muscles se détendirent aussitôt.

Les réflexions de Rusard donnait l'impression au Poufsouffle qu'il perdait patience et qu'il s'amusait à le provoquer pour avoir le plaisir de le mettre enfin dehors. Mais trop de provocation tue la provocation, Abi n'en avait plus rien à fiche et il était rivé sur les yeux de sa belle qui à elle seule avait tous les pouvoirs sur lui. Si elle lui demandait de remonter, il remontait, si elle voulait qu'il cogne Rusard, il le cognait. Ce n'était pas nouveau pour le Japonais d'être traité de gamin, et quant aux accusations comme quoi il était encore un bébé, il eut presque envie de rire. Il prit d'ailleurs au second degré. Ah, il était un gamin, il avait besoin d'une maman ? Il sourit comme un gros bêta, jouant l'exagération, avant de se retourner face aux marches qui montaient.

    « Tu as raison ma belle, retournons à notre geôle. »


Lâchant un petit rire, il se sentit déjà plus détendu, et il ignora complètement le concierge en remontant, tout sourire. Il était sûr que ça l'agacerait encore plus, et profitant de sa jambe cassée, il prit tout son temps. Si d'autres élèves assez malins faisaient des bêtises dans l'enceinte de l'école, Rusard était occupé et ils pourraient s'en donner à cœur joie. En y prêtant plus attention, il trouva remarquable le sang-froid de la brune, et se demandait bien comment il aurait fini sans elle, et surtout où. Une journée de colle c'était peu cher payé, même quand c'était des colles données par Rusard. Tant que Cassie ne se faisait pas renvoyer ou malmener jusqu'à ce que ses parents prennent la relève, tout était bon pour lui. Et il semblait qu'il attirait à lui tous les ennuis, car une fois remontés à l’infirmerie, il en prit plein les dents par madame Pomfresh. Il hocha la tête sans grande conviction quand elle menaça de l'attacher à son lit, il n'était plus à ça près, mais sans lui demander son avis, il alla s'installer dans le lit à côté de celui de Cassie. Il se mit à bouder, croisant les bras.

Il n'y a réellement qu'avec Maewan ou James qu'il aurait pu organiser sa vengeance. En repensant à son meilleur ami, le Japonais se sentit maussade, et il fit encore plus la moue, les lèvres affreusement pincées et les yeux rivés sur sa jambe. On ne voulait même pas le laisser voir son frère de cœur, il ne savait pas pourquoi, mais craignait le pire. Paraîtrait même que certains des Aurors disaient l'avoir à l'oeil, mais pourquoi ? Qu'avait-il fait si ce n'est tenter de prendre des nouvelles ? Ou même chercher à savoir ce qui se passait ? Tout ça était trop louche. Il était ainsi perdu dans son monde, à réfléchir à quoi faire, et à comment calmer la rage de Rusard qui chercherait à présent à le faire craquer par tous les moyens possibles, maintenant qu'il savait qu'Abigaël était devenu une proie plus fragile que d'habitude. Il lui semblait aussi que Cassie lui parlait, mais il n'avait franchement pas fait attention. Il était sûr qu'elle le prendrait mal, et elle avait raison, si elle lui mettait une bonne baffe il ne râlerait même pas. Il tourna la tête vers elle, mais au moment d'ouvrir la bouche, autant pour s'excuser que pour la remercier de l'avoir « sauvé », une grande boule de plumes s'engouffra dans la pièce par la porte entre-ouverte. Le Japonais aurait reconnu sa chouette entre mille. Celle ci se posa sur les barreaux aux pieds du lit du jeune homme, déposant une lettre à ses pieds en battant fièrement des ailes. Abi se redressa et attrapa la lettre en grattant le front de la petite bête.

    « Désolé Lady, je n'ai pas de miam-hibou aujourd'hui, tu vois, j'ai encore fait l'imbécile et je me suis cassé la jambe cette fois. Promis, je t'en donnerai le double la prochaine fois. »


La chouette battait des ailes, comme mécontente, comme une mère gronderait son enfant, puis elle finit par s'envoler de nouveau pour repartir. C'était étonnant tout de même qu'il voit sa chouette lui apporter du courrier jusqu'ici, habituellement elle aurait attendu qu'il passe par la volière. Il craignait le pire. Une lettre de sa mère ? Une annonce funeste concernant Maewan ? Un procès pour James ? Il regarda le cachet de la lettre et fut si surpris qu'il aurait pu faire une crise cardiaque. C'était une lettre qui venait d'un des bureaux du ministère, et en la lisant, il fut encore plus décontenancé. Ca ne tournait plus rond !

    « Je... Je suis convoqué pour me faire interroger par des Aurors, concernant mon... « comportement suspect envers la personne de... » ...Maewan... C'est quoi ces conneries ?! Ils pensent que je suis impliqué ? Que j'vais vendre James ?! Ils sont malades ou quoi ?! Ils m'interdisent de le voir et maintenant ils pensent que je lui ai voulu du mal ou... Mais merde ! C'est quoi leur problème?! »


Là c'en était trop, c'était du grand n'importe quoi ! En plus Abi devrait se déplacer avec une jambe encore fragilisée, mais ça, personne ne pouvait le savoir, et personne ne s'en souciait vraiment. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen de parler à Maewan et à James, ou tout ça tournerait au vinaigre.
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Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeDim 19 Mai - 3:53


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février

Rusard était vraiment un désagréable personnage.

Cassie se mordait l'intérieur de la joue pour ne pas lui répondre. Elle ne devait pas s'énerver, sinon Abigaël allait être intenable, elle ne voulait pas être renvoyer si près de la fin de ses études. Elle venait de retrouver le japonais, elle ne voulait pas le reperdre maintenant. Rusard provoquait volontairement le blaireau, il était juste horrible, il devait vraiment être frustré pour n'avoir d'autre loisir que pousser des élèves à la faute. Cassie se demandait bien pourquoi Dumbledore le gardait à Poudlard, elle avait toujours cru que c'était un homme juste et bon alors pourquoi embaucher un homme aussi sadique que ce concierge. Vil personnage.

Elle plongea son regard dans celui d'Abi, elle espérait qu'il allait l'écouter, s'il l'aimait un tant soit peu, il remonterait avec elle sans plus de cérémonie. Elle se doutait bien que le poufsouffle devait être sur les nerfs, il fallait dire que ce n'était pas une période facile. Entre l'attaque des vampires, Maëwan... et tout le reste, la brune comprenait bien qu'il avait besoin de lâcher la pression. Seulement, elle ne voulait pas qu'il le fasse ainsi, ça aurait fait bien trop plaisir à Rusard.

La serpentarde fut soulager de voir qu'Abigaël c'était décidé à l'écouter. Ils remontèrent ensemble les quelques escaliers, un mince sourire se dessina sur son visage lorsqu'elle se rendit compte qu'il faisait exprès de prendre son temps pour retourner à l'infirmerie. Sournois petit blaireaux. Sa mâchoire se resserra lorsqu'elle entendit les mots de Rusard. Cependant, elle ne répondit pas aux provocations du concierge, bien trop fière, elle mit en pratique l'éducation de sang-pur de sa mère. Ne jamais rien montrer. Elle sera tout de même la main d'Abigaël de peur que ce soit lui qui réponde pour elle. Ils risquaient encore d'être renvoyer. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle lui aurait bien envoyé un sort bien senti entre les deux yeux, ou peut-être pétrifié son chat, ça ne lui aurait pas fait de mal. De toute façon, le chat était aussi pourri que son maître.

L'infirmerie n'était pas loin et ils se firent bien enguirlander par madame Pomfresh à leur retour, enfin, Abigaël en prit bien plus pour son grade que Cassiopée et il alla bouder dans le lit voisin au sien. Il avait l'air d'un gamin comme ça et ça l'a fit sourire. Elle s'installa dans son lit et resta calme. Madade Pomfresh avait l'air remontée, elle ne voulait pas aggravé les choses. Abigaël avait l'air perdu dans ses pensées.

« Tu as des nouvelles de Maëwan ? »

La brune s'inquiétait pour son meilleur ami et elle s'en voulait énormément de l'avoir laisser de côtés pendant tout ce temps. Elle n'était pas une poufsouffle, mais avait tendance à être fidèle en amitié, mais cette fois-ci, elle avait vraiment mal joué. Abigaël ne lui répondit pas et avant qu'elle n'ait le temps de lui faire une remarque une boule de plume fonça dans la pièce, venant se poser non loin du japonais. Elle le suivit du regard, intrigué, les hiboux n'étaient pas censés venir jusqu'ici, ça devait être vraiment important. Sa curiosité fut encore plus attisé par la tête que faisait le jeune homme, qu'avait-il reçu pour tirer une tête ainsi ?

Un de ces sourcils se leva lorsqu'il lui expliqua ce qu'on lui voulait. Comportement suspect envers Maëwan ? Que l'on arrête James, à la limite, elle ne l'aimait pas et même si elle doutait qu'il puisse un jour rejoindre Voldemort, il aurait très bien pu l'attaquer car il se sentait menacé ou quelque chose comme ça, question de fierté certainement, on ne savait jamais avec les gryffondors. Sur ce coup-là, elle était d'accord avec Abigaël, ça ne tournerait vraiment plus rond au ministère pour qu'ils en viennent à suspecter n'importe qui et surtout le meilleur ami de Maëwan.

«  Ils doivent essayer de trouver qui est-ce qui a fait ça, tu es le plus proche de Maëwan, c'est important que tu témoignes, tu n'as rien à te reprocher de toute façon, je sais très bien que tu ne pourrais pas faire de mal à une mouche. »

Elle se redressa sur son lit, regardant Abigaël.


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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 20 Mai - 4:08



Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". PV Cassiopée

Là c'en était trop, vraiment trop, mais que pouvait faire Abigaël ? Certainement pas craquer devant Cassie, là dans son lit, il avait assez démontré qu'il était faible de caractère, faible tout court même. Il se demanderait quelle serait l'étape suivante dans tout ça. Est-ce qu'on le croirait vraiment ? Allait-il finir en prison, pire, à Azkaban ? Lui qui détestait les détraqueurs, il en avait froid dans le dos. S'imaginer dans une cellule ténébreuse, entouré de sa pire peur, loin de ses amis, loin de Cassie, des remords imaginaires plein le dos... Il baissa la tête et grimaça, tout en allant saisir la main de la belle toujours près de lui qui essayait de le rassurer, ça fonctionna à moitié. Il se souvint de sa bourde d'il y a à peine une heure u une heure et demie, demander à Cassie de l'épouser, non mais n'importe quoi... Et par les temps qui courent en plus ? Et tant que t'y es Velrose, envoie Cassiopée au casse-pipe auprès de ses parents, ça leur fera trop plaisir de voir leur fille qui s'est entichée d'un pauvre Poufsouffle comme toi qui fait ami-ami avec les nés-moldus. Cours toujours, blaireau. Si seulement elle savait, que non, il était bien capable de faire du mal à quelqu'un, ne l'avait-il pas assez démontré comme ça ? En se vengeant de Cassie avec Maewan, une vengeance qu'il avait savourée, un juste retour des choses s'était-il dit. Puis quand James avait été arrêté et qu'il avait failli frapper ce serpent décoloré, il aurait franchement voulu lui coller son poing dans la figure. Et là, encore pire avec Rusard où à peu de choses près, il franchissait le point de non-retour. Ou encore... Tous les Mangemorts, les assassins de son père, de son frère. Oh, il ne suffisait pas de brandir sa baguette et de se laisser tenter par un « avada kedavra », non, lui voulait frapper avec les poings, tuer avec les mains, pour sentir le sang voler sur ses doigts, pour sentir la vie couler hors de son opposant. Abigaël Velrose avait le cœur bien plus noir que ce que l'on pouvait penser. Des démons le hantaient et le transformeraient sûrement en meurtrier à son tour, tôt ou tard. Certes il ne s'en prendrait pas à n'importe qui pour le plaisir de tuer, non, c'était cette vengeance putride qui coulait dans ses veines et agissait comme un poison sur lui. Oser demander à Cassie de rester avec lui, la bonne blague ! Il serait incapable de bien s'occuper d'elle, de la rendre heureuse, mais en même temps il avait tant besoin d'elle, elle qui faisait de lui un homme meilleur. Sauf qu'elle ne serait pas toujours là à ses côtés pour surveiller ses faits et gestes, pour l'empêcher de franchir des limites.

En vérité, lui qui se vantait d'avoir mûri, il n'était en fait resté qu'un gamin indiscipliné qui se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire de sa vie. Comment pouvait-il espérer devenir professeur alors qu'il serait incapable de montrer la voie aux enfants ou aux adolescents, sans compter qu'il était encore bien trop jeune et que personne ne voudrait de lui sans qualifications. Devenir Auror ? Il aurait toujours sur le dos la supériorité de son père, on lui dirait « Ah ! Tu es le fils d'Alastor, il était doué ce gars, très doué, dommage que tout ça se soit terminé ainsi... » ou encore « Essaie d'être à la hauteur de ton père ! Essaie ! ». Essayer, parce que c'était clair comme de l'eau de roche. Abigaël était un minable. Même Blondie qui était encore à l'hôpital en faisait plus pour James que lui-même, non lui il s'amusait à aller emmerder les Serpentard, à les envoyer à l'infirmerie et à leur exploser un balai et un bras au passage. Plus inquiété par ses histoires de cœur que par la vie mise en danger de ses proches. Belle mascarade Velrose, en fait tu es aussi pourri que ceux que tu combats, sale égoïste. Un sale égoïste... Un idiot. Blaireau. Il posa sa main libre contre son visage, les doigts crispés comme s'il avait voulu arracher sa face de son crâne. Ses épaules s'agitèrent frénétiquement comme s'il sanglotait, beau spectacle que voilà, il allait encore faire du tord à Cassie.

    « J'ai pas de nouvelles de Mae... On refuse que j'aille le voir, on se demande pourquoi maintenant... Bon sang... J'ai promis de le protéger, de m'occuper de lui comme il s'est occupé de moi, j'avais juré de pas le laisser tout seul et le soir où il est danger moi... Moi j'suis pas là... Il se fait agresser et moi je... J'en ai marre... J'en ai assez Cassie... J'veux partir d'ici, j'suis qu'un boulet et je sers à rien, tu devrais même pas t'occuper de moi, t'aurai dû me laisser tomber pour de bon, moi je vais t'apporter que des soucis comme j'en apporte à tout le monde... A mon père, à mon frère, à Maewan, même à ma mère maintenant... faut que tout ça s'arrête... j'suis même pas foutu de sortir James de là... Pardon. Pardonne moi Cassie, pardonne moi du mal que je t'ai fais et que je te ferai encore... Je suis pas si inoffensif que tu le crois, je suis même dangereux, tu l'as vue... Cette folie, cette colère là au fond de moi... Un jour ça explosera, et si tu es là... Je te détruirai, parce que je suis bon qu'à ça. Je suis pas bon pour toi et je te rendrai pas heureuse, juste malheureuse, je suis pas capable d'aimer quelqu'un correctement... Je ne sers à rien, pour personne... La seule chose que je pourrais faire de bien c'est de plaider coupable pour l'agression de Maewan, comme ça James sortirait... Lui il a des personnes qu'il peut protéger, qu'il peut aider... Des potes qui l'aiment et qui le soutiennent... Excuse moi de tout ça ma belle, j'suis désolé... Tu devrais pas voir ça... J'suis qu'un faible... »


Il se laissa aller pour la première fois devant elle. La dernière fois c'était au lac, devant Maewan, mais ça n'avait pas été aussi fort, aussi douloureux. Il se doutait qu'il finirait seul parce qu'il ferait des erreurs qui le sépareraient de ceux qu'il aime, pourtant il faisait des efforts, il avait essayé d'être fort pour tout le monde, d'être gentil avec les gens, de prouver qu'un Poufsouffle peut aimer une Serpentard, qu'on peut faire changer d'avis un Gryffondor. Les nerfs du Japonais craquaient définitivement, et il ne savait pas comment calmer ça. Il serra d'autant plus la main de la brune, comme si c'était la dernière fois qu'il le pouvait, car il s'attendait au pire. Après tout, on ne pouvait pas l'aimer lui, l'idiot de service, le petit mouton comme l'avait si bien dit Rusard. Au fond de la salle, madame Pomfresh n'osa pas vraiment intervenir, même pour elle, voir pleurer un Velrose n'était pas affaire courante et elle se douta que d'aller sermonner le Poufsouffle ne servirait pas à grand chose. Ce dernier releva la tête, les yeux rouges.

    « Pff... C'est la guerre dehors, et moi je fais quoi, je pleure comme un gamin, comme un bébé... Je suis pitoyable... Piètre Velrose, mon grand-père me frapperait en voyant ça... Et pour mon père... Bon sang... Il me manque tellement... Pitoyable Abigaël... T'es qu'un con. »


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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeLun 20 Mai - 16:35


CAR IL NE PEUT Y AVOIR DE MOI SANS TOI



Vendredi 4 février


Abigaël avait l'air vraiment mal, la lettre qu'il venait de recevoir ne devait pas aider. Cassiopée se demandait comment on pouvait croire que le japonais avait quoique ce soit avoir dans l'agression de Maëwan, c'était son meilleur ami et elle savait très bien qu'il ne lui aurait jamais fait de mal. Les aurors faisaient vraiment n'importe quoi et devenaient totalement paranoïaques. Elle était la première à se poser des questions sur les derniers événements, mais ce n'était pas une raison pour soupçonner tout le monde. Les temps étaient vraiment troublés et rien ne paraissait simple. Elle aurait tellement voulu pouvoir oublier tout ce qui c'était passé ces dernières semaines pour pouvoir vivre tranquillement. Sa mère lui mettait de plus en plus la pression et une cœur se déclarait doucement. C'était certainement égoïste de penser à son petit confort mental alors que son meilleur ami était à St-Mangouste après s'être fait agresser. La brune était certainement égoïste, mais elle était incapable de faire autrement. Comment pouvait-elle s'occuper des problèmes des autres si elle n'était pas capable de s'occuper des siens ?

Finalement, assis là dans son lit elle se dit qu'elle n'était pas si forte qu'elle voulait le montrer, elle n'était même pas capable de mettre au clair la moindre petite chose, l'espace d'un instant, elle regarda ses pieds qui ne touchaient pas le sol, peut-être que dessous il y avait la solution à tout ses problèmes. L'espoir, c'était la seule chose qui lui restait. Quand elle releva la tête, elle fut surpris par la scène qui se déroulait devant elle. Abigaël donné l'impression de pleurer. Cassie en resta ébahis quelques instants, jamais elle n'aurait pu croire voir pareil spectacle, elle pensait connaître le japonais et elle le pensait trop fier pour se laisse ainsi, mais d'un autre côté elle ne pouvait pas le lui reprocher, la pression devait être dure aussi, sur ses épaules. Elle n'osa pas s'approcher d'avantage, se sentant de trop. À sa place elle n'aurait voulu personne autour d'elle, elle avait horreur de pleurer en public, de pleurer tout court en réalité, elle le faisait très rarement d'ailleurs. Elle ne voulait pas le gêner.

Les mots du blaireaux lui fendirent le cœur, il avait l'air si triste, mais la brune le trouvait si injuste avec lui-même. Ce qu'il disait n'était pas vrai, ou du moins pas totalement. Elle fut révolté par tout ses mots, elle aurait voulu lui crier de se taire, il n'avait pas le droit de penser ça. D'après elle il était loin d'être inutile, il l'avait fait souffrir, elle ne pouvait le nier, mais il lui avait aussi fait découvrir une chose, quelque chose d'important, l'amour. C'était grâce à lui qu'elle avait pu découvrir ce sentiment si spécial et elle n'avait pas l'intention de le laisser se dénigrer ainsi sans rien dire. Sans vraiment s'en rendre compte elle s'était levée, sans même se soucier de ce qu'aurait pu dire madame Pomfresh. De toute manière, elle savait très bien que l'infirmière était bien moins idiote que le concierge et qu'elle n'allait pas les disputer si elle voyait que le Poufsouffle n'allait pas bien. Au contraire, si elle se doutait que la présence de Cassie aurait pu l'aider elle l'aurait laissé faire, surtout que la serpentarde n'avait aucun vrai problème pour se déplacer sur des petits trajets, c'était son bras qui était plâtré, pas sa jambe. Elle alla se poster non loin du jeune homme.

« Arrêtes de raconter n'importe quoi Abi, tu n'as pas le droit de dire tout ça. Tu ne pouvais rien faire pour Maëwan, on ne pouvait rien faire, moi aussi je m'en veux, j'aurais dû être là pour lui, comme j'aurais dû être là pour toi après son accident et même avant, mais ma fierté m'a aveuglé. On fait tous des erreurs et on y peut rien. Ce n'est pas ça le plus important, c'est de savoir rebondir après et ça je sais que tu en es capable, tu es un Velrose après tout. Puis tu as des gens à protéger, tu dois veilleur sur ta mère et ta petite sœur, même si elles sont loin. Et Maëwan, il va avoir besoin de toi en sortant de St-Mangouste, tu ne peux pas l'abandonner. James est un abruti de première, mais je pense que jamais il ne voudrait que tu t'accuses à tord pour le faire sortir, tu risques trop gros, ce n'est pas une simple farce là. Puis tu m'as moi aussi » dit-elle moins fort « Je m'inquiète pour toi, parce que je t'aime Abigaël et rien de ce que tu pourras dire ne pourras changer ça, il est trop tard. »


La voix de la verte-et-argent avait changé, un peu moins d'aplomb s'était glissé dans ces derniers mots, c'était la première fois qu'elle les avait prononcer à haute voix. C'était plutôt étrange à dire, mais ce n'était pas si désagréable que ça. Elle plongea son regard dans celui du jaune et ébène. Son cœur se serra quand elle le vit se mettre à pleurer pour de bon cette fois. La brune ne pouvait supporter de le voir pleurer sans sourcilier. Ses pleurs silencieux raisonnaient en elle, comme une pièce au fond d'un puis. Elle s'approcha d'avantage et vint s'asseoir sur le bord du lit du japonais. La serpentarde l'attrapa pour venir le prendre dans ses bras. À cet instant même, elle se fichait de tout ce qui pouvait les entourer, la seule chose qui lui importait, c'était Abigaël, elle voulait qu'il se sente mieux, qu'il comprenne toute l'importance qu'il avait, pour elle, pour ses amis et pour sa famille. Il avait l'air si dévasté que s'en était presque communicatif. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui le rendait si fragile tout à coup, lui qui avait toujours été un garçon robuste et fier. Finalement, elle ne le connaissait pas si bien que ça, il était bien plus complexe qu'elle n'aurait pu le croire. Seulement, cette fois-ci la brune avait bien l'intention d'en découvrir plus à son sujet, sans écouter les ragots qui pouvaient courir dans les couloirs. Pourtant elle savait très bien que c'était dangereux pour elle et que quoi qu'ils décident de faire ils allaient devoir le faire le plus discrètement possible s'ils ne voulaient pas s'attirer d'ennuis plus grave.

« Chut, calme-toi Abigaêl, ça va aller. Je suis là maintenant. C'est vrai que tu n'es qu'un con, mais c'est aussi ce qui fait ton charme allons. » dit-elle dans une tentative de détendre l'atmosphère.

Cassie serra Abigaël contre elle, essayant de le rassurer comme elle le pouvait, cette situation lui rappelait étrangement ce qu'elle avait vécu avec son frère. Elle caressa les cheveux du japonais pour le calmer.


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Abigaël A. Velrose

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MessageSujet: Re: Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée   
Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". | PV Cassiopée Icon_minitimeMar 21 Mai - 7:14



Car il ne peut y avoir de "Moi" sans "Toi". PV Cassiopée


Quand il se rendit compte que la brune n'osait plus rien dire, Abigaël se sentit plus con que jamais. Décidément il cumulait, et les pleurs n'étaient pas des larmes de crocodile, non ça il les laissait aux serpents, entre bestioles à écailles ils devaient se comprendre. Mais elle était là, non loin, il pouvait la contempler, elle et son merveilleux visage. Ses mots le rassurèrent plus qu'il n'aurait pu l'espérer, en tout cas, pourtant il ne voulait pas l'entendre dire qu'elle avait commis une erreur, hors de question, Cassie restait une Goldstein. Enfin ce n'est pas comme si Abigaël se montrait digne d'un Velrose non plus à l'heure actuelle. Aussi il ne voulait pas l'entendre dire que James était un abruti, parce qu'il avait fini par se ranger du côté du Poufsouffle ; Cassie n'était pas de la trempe des Lestrange, Avery et autre Rogue, elle était ce qu'elle était, une fille formidable, avec du caractère, qui ne se laisserait pas engrener par Voldemort et ses sbires. Il s'arrêtait presque de pleurer, la regardant avec des yeux ronds. Il s'était complètement pétrifié à « Tu m'as moi aussi » et « je t'aime Abigaël ». Il n'avait pas vraiment le temps de réagir alors que certaines larmes se remettaient à couler car déjà la brune était venue le prendre dans ses bras.

Son étreinte était la plus chaleureuse qu'il ait jamais connue, elle semblait encore meilleure qu'auparavant, après tout il s'était rendu compte de la réelle valeur de la brune quand il l'avait perdue. Il pouvait enfin respirer son odeur, sentir sa peau quand il enfouit ses lèvres dans son cou. Il se sentit de suite apaisé, tranquille, ses mauvaises pensées furent chassées comme le vent. Il se rendit compte que sa demande n'était peut-être pas une aussi grande erreur qu'il l'aurait cru. Non, c'était même une très bonne chose, qui lui venait du cœur, il aimait tellement la brune qu'il voulait faire sa vie avec elle. Mais elle n'était pas prête, peut-être qu'elle n'arriverait même pas à le supporter toute la vie, il était tellement idiot parfois... Il se fit plus silencieux, ses sanglots stoppés, il ne lâcha pas la brune pour autant, il voulait qu'elle reste là. A cette heure-ci, si personne n'avait mouchardé, il serait seul avec la brune à pouvoir parler de ce qu'il voulait, à pouvoir l'embrasser, l'enlacer, l'aimer... Loin des regards indiscrets. On pouvait dire tout ce qu'on voulait, Abi restait un homme, et quand on avait goûté un fruit défendu tel que Cassiopée Goldstein, on ne voulait que croquer de nouveau dedans, à pleines dents. La proximité de la brune lui faisait un tel effet que c'en était presque effrayant mais d'une certaine façon il adorait ça. Elle agissait sur lui comme une drogue, et il pourrait se damner pour elle.

Il releva la tête vers elle, saisit son menton entre ses doigts, les yeux plongés dans les émeraudes de la brune. Il n'osait lui demander de répéter ce qu'elle avait dit, n'osait lui demander si elle le pensait vraiment, car tout ça était inutile : Ses yeux ne mentaient pas. Il s'approcha davantage, passa un bras contre sa taille pour la tirer vers lui et enfin caresser son dos. Ses lèvres se posèrent contre les siennes, et ce fut l'ivresse totale. Affreusement tenté, il entrouvrit la bouche, quémandant presque que Cassie fasse la même chose, et il fut soulagé que ce fusse le cas. Il la garda ainsi contre elle, il aurait pu l'embrasser jusqu'à manquer d'oxygène. Avec elle à ses côtés, ainsi, il ne doutait pas finalement de pouvoir remonter la pente. Il avait réussi quelque chose dans la vie, il avait réussi à la retrouver. Il passait presque des larmes au rire, le baiser rompu, il ne put s'empêcher de sourire comme un gamin. Il faudrait qu'un jour il lui dise que James s'était rangé à son avis... C'était important. Il fallait aussi qu'il convainc la belle de se joindre aux Eglefins, ce qui serait une grande victoire en soi. Il avait beaucoup de choses à lui dire en fin de compte, mais ce n'était pas le temps qui manquait...

    « Merci, sweetie. Je ne te remercierai jamais assez d'être revenue vers moi et... Enfin... J'ai tellement de choses à te dire, à essayer de... te faire comprendre. Mais... Je t'aime, Cassie... Je t'aime tellement... Merci. »


Dans les lits immaculés, deux amours. Réunis.


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