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Design n°5 le 09/04/2012 par Kyana.

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Dans le Rpg, nous sommes passé au mois de Novembre et Décembre 1976 !

Pour vous y retrouver, consultez le calendrier.

 

 Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)

WIZARDHIBOUX
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Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) _
MessageSujet: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeVen 28 Déc - 19:25

Cette journée s’annonçait belle, tranquille et sans soucis. Seulement, Ginny avait fait un rêve plutôt inhabituel ce matin-là. Ce n’était pas la première fois qu’elle rêvait à une vaste plaine, toujours la même. L’herbe était jaunie, comme si le soleil l’avait brûlé avec ses forts rayons dévastateurs. Le ciel était d’un bleu azur et un soleil éblouissant surplombait la plaine. C’était une journée parfaite pour faire une balade à balai ou tout simplement se prélasser à la plage sous un arbre. Cependant, la ressemblance entre ses nombreux rêves s’arrêtait à cela, car à chaque rêve qu’elle faisait, elle en découvrait un peu plus. Le dernier était le plus frappant. Si, dans les autres, elle avait pu deviner ce qu’elle était, tout était plus clair maintenant.

Majestueux, voilà ce que c’était. Grand, au plumage d’une couleur identique à celle de ses cheveux. Dans ce rêve, elle voyageait par les voies de l’air, déployant de grandes ailes pour se déplacer. Elle n’était pas inquiète, elle se savait en parfait contrôle de tout ce que l’entourait. Elle sentait le vent glisser à travers ses plumes et la légère brise du matin coller à son visage. Plénitude, voilà le mot parfait pour décrire le moment. Elle se sentait épanouie, à sa place. Heureuse, elle prit un virage serré pour atterrir sur une branche. Sans même avoir besoin de le constater par elle-même, elle savait que ses yeux étaient d’une couleur ambré, presque celle du miel. De plus, elle savait qu’en dessous de son aile, vers le bas, il y avait une petite étoile de dessinée dans ses plumes.

En effet, l’été dernier, alors qu’elle avait fait une courte visite chez son amie Soléanne avec Rosemarie, les trois filles avaient décidé, complètement sur un coup de tête, de faire une petite folie : un tatouage. Un peu craintive au début, Ginny avait refusé de participer. Toutefois, mise au défi par ses copines, elle n’avait pu se désister. De plus, les filles avaient argué que ce n’était pas SI douloureux que ça en avait l’air, ce qui avait finit par la convaincre. Heureusement, elle avait choisit quelque chose de petit, soit une étoile, et l’avait fait à un endroit plutôt caché, sur sa hanche droite, il serait donc difficile de le voir. À ce moment, elle avait pensé plutôt à ses frères et ses parents, ça aurait été la crise s’ils l’avaient su. Néanmoins, difficile de passer inaperçu maintenant, elle espérait que Ron ne serait pas trop observateur lors de leurs expéditions.

Tout cela pour dire que ce rêve avait achevé de bien réveiller Ginny et qu’elle n’avait d’autre choix que de se trouver quelque chose à faire pour se tenir occupée jusqu’à temps que tout le monde soit réveillé. C’est comme cela qu’elle se dirigeait maintenant vers la bibliothèque, son tout dernier devoir de potions sous le bras. Elle voulait s’en débarrasser le plus vite possible, celui-là lui donnant un peu de fil à retorde. Effectivement, ce n’est pas parce qu’on est dans le passé que les professeurs sont plus cléments et cela Gin s’en était vite rendue compte. Après une heure à bosser sur ce contrôle, elle n’en pouvait plus : elle devait absolument se rendre à la grande salle pour le petit déjeuner. Elle n’avait rien avalé depuis la veille au soir et avoir travaillé fort mentalement pendant quelque temps lui avait fortement ouvert l’appétit. Fermant son livre de potions, elle ramassa ses choses pour se diriger vers la grande salle. Son ventre ne cessait de grogner pour lui signifier son indignation, elle grimaça, se sentant un peu comme son frère Ron, chez qui son ventre grognait en permanence, puisqu’il avait toujours de quoi à se mettre sous la dent.

Soudainement, elle ressentit comme un vide en elle. Cela faisait plus de 24 heures qu’elle n’avait pas entendu parler de son frère, elle savait qu’il y avait quelque chose de pas correct qui s’était passé. Elle pouvait le sentir au plus profond de ses tripes, son frère n’allait pas bien à cet instant même. Le voyage dans le passé leur avait permis de développer une plus grande relation frère-sœur, puisqu’ils se retrouvaient tous les deux coupés de leur famille entière, ne pouvant que se confier l’un à l’autre. En toute hâte, elle se hâta de faire mentalement le tour des endroits préférés du rouge et or pour tenter de le retrouver. Certes, il y avait bien la grande salle avec son festin, mais c’était un endroit assez bondé pour une tragédie. Non, il aurait choisit un endroit plus discret, comme la salle sur demande, sûrement.

Sans chercher plus loin, l’adolescente prit la direction des escaliers pour se rendre à l’étage de la salle sur demande. Inquiète pour son frère, elle ne pouvait s’empêcher de penser à toutes les épreuves qu’il avait du surmonter et se damnait de se montrer dure avec lui parfois. Arrivée à l’étage, elle s’élança, mais n’eut pas besoin de se rendre bien loin. Ron se trouvait à quelques mètres de la tapisserie de la salle sur demande, la main ensanglanté et dans un état visiblement lamentable. Cette vision lui crevait le cœur, elle avait les larmes aux yeux tellement ça lui faisait mal. Elle n’avait jamais vu son frère dans un tel état, même dans ses pires moments. Refoulant les larmes qui lui montaient aux yeux sans qu’elle les demande, elle tenta d’apparaître forte, comme un pilier pour son frère auquel il pourrait s’accrocher pour éviter de sombrer.

Ginny l’avait vu avant même qu’il ne l’aperçoive, elle se dépêcha de s’avancer vers lui pour passer son bras avec sa main intacte autour de son cou pour le soutenir. Il avait une démarche chambranlante, son corps était secoué de soubresaut. La gorge nouée, elle ne put prononcer aucun mot jusqu’à ce qu’ils arrivent à destination. Promptement, elle identifia une salle de cours vide et y pénétra avec son frère. Elle le dirigea vers une chaise libre et le laissa choir sur celle-ci. Posant une main sur sa joue, elle plongea son regard dans ses yeux. Ce qu’elle y vit la fit frémir de colère. Envahie par un fort sentiment d’agressivité, elle dut se faire violence pour arriver à se contrôler. Ce n’était ni le moment ni l’endroit pour se laisser aller à des sentiments destructeurs. « Ron, je veux simplement te dire premièrement que je t’aime, peu importe ce qui s’est passé, je veux que tu me comprennes bien : moi, je t’aime de tout mon cœur et je suis certaine que je ne suis pas la seule. Tu n’es pas seul au monde, tu ne le seras jamais. Je serai toujours là pour toi, tu m’entends ?! Peu importe où, peu importe quand, tu pourras toujours compter sur moi. » Elle déglutie difficilement, elle voulait être certaine à cent pourcent que son frère sache qu’elle serait présente pour lui dans tous les moments inimaginables. « Maintenant, je vais guérir ta main. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que tu en arrives à ce point, mais te voir souffrir me fait terriblement mal au cœur. Ce ne sera pas une partie de plaisir pour toi, mais après, ce sera beaucoup mieux et on pourra discuter sans que ça t’achale. »

Sortant sa longue baguette noire qu’elle avait glisser dans la ceinture de son jean, elle s’accroupit et fronça des sourcils pour se concentrer. Les sortilèges qu’elle allait employer nécessitait une certaine concentration de sa part, puisqu’ils étaient d’un niveau un petit peu plus supérieur auquel elle devait appartenir en raison de son âge. Prenant une grosse respiration, elle se remémora la page du livre dans lequel elle l’avait lu et murmura episkey en faisant un mouvement étrange avec sa baguette. Ce sortilège était reconnu pour soigner les blessures mineures, comme celles de son frère. Toutefois, n’étant pas calée en sortilège, les blessures ne se refermèrent pas complètement et un léger filet de sang continuait de s’échapper. Jurant entre ses dents, elle se promit d’être plus assidue à l’avenir. Elle utilisa le sortilège ferula pour faire apparaître des bandages d’un blanc immaculé qui s’entourèrent d’eux-mêmes autour de la main. Soupirant, elle se tira une chaise en face de son frère. « Allez Ron, maintenant, dis-moi tout. Je veux t’aider, mais je n’ai aucune idée de ce qui te torture et ça me déchire de l’intérieur. Tu en parles comme tu le veux, je suis ici pour t’écouter. Je serai toujours là quand tu en auras besoin. »


Dernière édition par Ginevra M. Weasley le Mar 5 Fév - 4:33, édité 1 fois
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Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) _
MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeLun 31 Déc - 4:06

J’aurais pu fuir loin de cette maudite salle, me cacher dans l’un des recoin les plus sombre de ce château, fuir vers Pré-au-lard ou dans la forêt interdite, mais mes jambes refusaient d’avancer maintenant que j’étais sortit de la salle sur demande. La seule chose qu’il me restait à espéré soit qu’Hermione n’en sorte pas tout de suite. Je m’étais certainement pas près à voir son visage dans l’immédiat. Je souffrais déjà beaucoup par les paroles que je venais de lui dire, avais-je besoin de me blesser d’avantage? Pourtant, malgré tous mes arguments, elles refusaient toujours d’avancer. Mon corps me signifiait le besoin d’avoir Hermione à mes côtés en quasi-permanence. Non, je ne voulais pas...je ne voulais pas qu’elle me voit dans cet état; des larmes ravageant mon visage, le poing en sang, le corps tendu comme un arc et la mâchoire déformé par la colère, car oui, malgré ma grande souffrance émotionnelle, je ressentais également de la colère envers cette jeune femme qui était ma meilleure amie. Ce voyage dans le passé pouvait-il réellement changer les gens à ce point? Au point de ne plus être en mesure de les reconnaitre? Le couloir était vide, je devais en profiter pour partir avant que quelqu’un ne m’aperçoive dans cet état, mais, de nouveau, mon corps refusa de m’obéir.


Toutes ces années vécues à notre époque avait fait de moi un gamin naïf, légèrement idiot qui adorait la nourriture et le Quidditch, vivant dans l’ombre de tous les membres de sa famille en permanence, incapable de scintiller. Une étoile éteinte dans la Voie lactée qu’était ma famille. En entrant à Poudlard, j’étais le plus jeune des Weasley, le copain d’Harry Potter et de Miss-je-sais-tout, encore une fois on ne me voyait qu’à travers les personnes de mon entourage. N’avais-je eu seulement qu’un petit moment où on ne m’aperçu que comme Ronald Weasley, sans être un appât pour quelqu’un de plus « prestigieux » que moi? Maintenant que nous étions à cette époque, ma personnalité s’affermissait, je devenais celui que je voulais être sans avoir peur que ma famille se moque de moi...mais c’était effrayant d’être plongé dans cette grande et fantasque aventure sans le regard de ces personnes qui m’avais toujours soutenus tout en se moquant de moi. Maintenant, devais-je aussi continué mon chemin sans Hermione? Celle dont l’intelligence surdimensionné m’écrasait toujours et qui me regardait comme si j’étais un crétin à toutes les fois que nous parlions ensemble, mais qui était également d’une aide et d’une gentillesse sans égale à mon encontre quand je rencontrais une difficulté que je parvenais pas à surmonter?


Mes épaules s’affaissèrent d’un cou. Étais-je vraiment le Peter Pettigrow de notre époque? De notre cercle d’ami? Oui, je le crois. Mon estomac se contracta de colère. NON! Je ne voulais pas être le rat qui trahira ses amis pour avoir une vie merdique à baiser les pieds d’un homme à la tête de limace! Mais oui, à mon époque je devais sans doute être celui qui était destiné à avoir le même genre de vie scolaire que Peter. Nous étions entourés d’amis plus brillants et plus prestigieux que nous, nous laissant nous effacer avec le temps et par habitude. La seule différence entre moi et mon ancien Croûtard était que moi, je ne trahirais jamais mes amis pour Voldemort. Des pas retentirent derrière moi, mais je n’eus même pas la force de me retourner pour voir de qui il s’agissait, encore moins pour essayer de m’enfuir. Pourquoi ma colère contre Hermione me faisait penser à toutes ces choses désagréables? Pourquoi avais-je le goût de pleurer comme un enfant jusqu’à m’endormir et détruire ce château à grands coups de poings? Mes jambes, fatiguées comme tout le reste de mon corps, lâchèrent sous mon poids, et je suis tombé, genoux contre terre. Merlin, là-haut, devait bien se marrer en contemplant la triste existence des hommes de cette époque, nous étions bien loin des frasques rocambolesque qui avaient parcourut son époque. Moi, qui n’avait rien perdu, avait peur d’affronter le futur sans ma famille ou Hermione alors qu’Harry, qui lui avait tout perdu, avançait vers l’avenir sans peur. Pourquoi me sentais-je toujours obligé de me comparer aux autres, pourquoi étais-je incapable d’être simplement moi? Mes mains se crispèrent et de nouvelles larmes perlèrent aux coins de mes yeux. Pourquoi Hermione avait-elle préféré James Potter, le sosie d’Harry plutôt que moi? Avoir été Fred ou Bill ou n’importe quel de mes frères, aurait-elle eu un jugement différent?



« Arrête d’y penser Ronald, tu te fais mal pour rien. On ne saura jamais pourquoi elle à fait ça »


Pour une fois, j’étais assez d’accord avec l’infatigable voix de ma conscience. Je me faisais du mal à penser à toutes ces choses que j’avais refusées de voir durant toutes ces années. Je me suis assit dos contre le mur tout en prenant une profonde inspiration, ma main blessée tordue d’une étrange manière salissant la manche de ma chemise. Un vide commença à s’installer en moi tout au long des secondes qui s’enfuyaient au loin. Ma tête devenait dangereusement lourde et les bruits de pas que j’avais entendue précédemment au loin se rapprochait de plus en plus, sauf que moi, je n’avais même plus la force pour lever la tête et voir qui avançait vers moi. Qui osait donc me déranger pendant que je me rendais compte à quelle point mon existence elle-même n’était qu’une blague, une blague qui n’était certainement pas à la hauteur de figurer sur les tablettes du commerce de mes frères! Maintenant, il n’y avait plus que mon estomac qui se tordait de souffrance, mon cœur le rejoignit bien assez vite. Tremblant, j’ai posé ma main blessé à cet endroit tout en essayant de calmer ma respiration qui devenait de plus en plus paniqué et de plus en plus saccadée. Une voix me parla, elle semblait inquiète, mais je n’arrivais pas à me concentrer sur les mots qu’elle disait, la seule chose que je savais c’était que cette personne était quelqu’un que j’aimais.


-Gin? Croassais-je avant qu’elle ne sorte sa baguette magique.


La bruîmes qui hantait mon esprit commença à s’évaporer lentement, la voix devint de plus en plus clair, comme si elle était un phare dans mon sombre délire. Ginny, ma sœur. Une autre personne plus douée que moi qu’Hermione avait préféré à moi sans doute pour cette raison.



-Ginny...ne peux-tu simplement pas me laisser m’effacer seul dans ce couloir? Murmurais-je sans savoir réellement si elle m’avait comprit.


Ma main cessa de faire mal et s’en vraiment m’en rendre compte, je me suis levé, soutenu par ma sœur et nous avons quitté ce maudit couloir. Où m’amenait-elle? Pourquoi avait-elle l’air si inquiète? Je n’étais pas mourant, simplement dépressif. Lentement, nous rejoignîmes une salle de classe vide de toute occupation et je me suis affalé sur une chaise. Des bruits de chaise envahirent la pièce, Ginny venait d’approcher une chaise de moi. Elle me demanda de lui expliquer ce qui c’était passé. Pour la première fois depuis son arrivé, j’ai levé les yeux vers elle et je l’ai regardé, complètement paniqué. Qu’allais-je lui dire? Que je n’étais qu’un bon à rien? Elle le savait déjà! Que la fille que j’aimais avait choisi de fréquenter le père de mon meilleur ami...elle devait le...savoir...elles se disaient toujours tout.



- J’ai apprit par le journal, un vieux journal plutôt, qu’Hermione est tombé sous le charme du père d’Harry et qu’ils se sont fréquenté...


Dire ces mots m’étaient difficile, alors avouer le reste, vous imaginer? Pourtant, les mots allaient franchirent mes lèvres, je le savais, je le sentais. J’étais si désarmé face à ce qui se passait présentement que je ne comprenais plus ce qui se passait. Je ne comprenais plus du tout, je voulais simplement me sauver, me cacher et dormir jusqu’à la fin des temps.


-Elle...a été amoureuse...du père de James...et....et...et nous? Et nous dans cette histoire? Harry aurait pu disparaitre sous nos yeux par sa faute et moi...moi je...je ne compte pas...je ne compte plus...je n’ais jamais compté...Gin...qui suis-je pour tout le monde? Peter? C’est ÇA que le destin me réservait? Être le bon à rien qui épaule les sorciers les plus brillants de notre génération?


Mes larmes cessèrent et mon corps fut soulevé par de forts soubresaut. Je me suis crispé sur ma chaise, plié en deux contre moi-même, ravagé par la douleur et la colère.


-Regarde-moi Ginny! Je suis le larbin de tout le monde, le garçon moins doué qui a la chance de venir d’une grande famille et qui est entouré d’amis exceptionnels! Je n’ais rien fait pour mérité tout ça, J’AI USURPÉ MA PLACE DANS CE MONDE DE TARÉ! J’ai...je...


Les mots s’éteignaient peu à peu, en même temps que mes yeux. J’étais...perdu, loin, là où il n’y avait qu’une forêt aux arbres calcinés, loin de tout, détaché de tout.


-J’ai...j’ai perdu la femme que j’aimais...Ginny, j’aime Hermione plus que je ne m’aime en ce-moment! Je...suis...perdu, j’ai sommeil et j’ai froid...à l’intérieur de moi. C’est comme si un océan de neige et de glace me fendait la peau et le cœur un peu plus à chaque seconde. Je déteste Hermione pour presque avoir empêché la naissance d’Harry, mais...mais...mais je l’aime...Merlin sait que je l’ai aimé...je ne sais plus comment penser et agir, elle m’a forcé à faire une introspection de moi-même avec ses révélations...


Mes yeux bleus criait à l’aide alors que je prononçais ma dernière phrase:


-Ginny...j’ai peur de partir et m’enfuir maintenant que je sais que je ne suis qu’une pathétique réplique de Queudver...j’ai peur de disparaitre...pour de bon maintenant que je sais que je ne suis...rien....

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MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeLun 21 Jan - 5:48

Voir mon frère rendu comme une épave m’arracha littéralement le cœur. Quoi ou plutôt qui avait rendu mon frère comme cela ? Ronald Weasley qui, d’ordinaire, savait toujours prendre la situation du bon côté et cela même malgré l’adversité ? Le Ron qui était toujours positif, qui ne craignait rien, sauf peut-être les araignées… C’est vrai que dans la famille on a toujours un peu tendance à le taquiner, mais ç’a toujours resté de simples moqueries, rien de très sérieux.

Le voir dans cet état était inhabituel pour moi. Je ne comprenais pas ce qui aurait pu le mettre une telle condition. Ce devait être quelque chose de très grave, tellement grave que je savais que je serais en colère lorsque je saurais ce que c’était. Pas en colère contre Ron, évidemment, mais en colère contre l’origine de tous ses tourments. En même temps, je m’en voulais de ne pas avoir été présente lorsqu’il en avait besoin, de l’avoir taquiné alors qu’il aurait eu besoin de réconfort. Les remords m’accablaient… Je savais qu’il méritait mieux que nous comme frères et sœur. Nos parents s’étaient toujours pour à sa défense tandis que nous, nous ne rations aucune occasion de lui remettre sur le nez chacun de ses petits accrochages de la vie. Je commençais seulement alors à comprendre l’ampleur des tourments que tout cela avait causés chez Ron.

Ronald commença alors à me raconter ce qui se passait. Tout d’abord, il parla d’Hermione. Hermione qui, semblait-il d’après ses dires, avait fréquenté James, le père d’Harry. Un masque d’incompréhension recouvrait mon visage. Je ne comprenais pas, Hermione et James ?! Comment… comment elle pouvait une chose pareille ? Non, c’était impossible. Pas seulement impossible, mais inconcevable ! La colère envahissait peu à peu chacune des fibres de mon être. Voilà la raison pourquoi elle se montrait plus distantes depuis quelques temps, voir quelques semaines. Elle évitait qu’on se retrouve seules en présence l’une de l’autre, il y avait toujours quelqu’un d’autre ou un groupe d’élèves, fuyant ainsi toute opportunité qu’on aurait pu avoir de parler d’affaires de cœur. À chaque fois que j’essayais de lui parler seule à seule pour me confier sur ma relation avec Harry, elle trouvait toujours une excuse pour pas que ça arrive. J’en avais maintenant la raison.

J’aurais pu ouvrir ma bouche pour faire sortir tout le venin qui commençait à infecter mon cœur, mais je voyais que se confier à moi était très dur pour Ron. Je voulais lui laisser la chance d’épancher ses soucis en toute confiance. Les paroles subséquentes de mon frère me laissèrent sans voix, les épaules courbées. Je n’avais aucune idée quoi lui répondre, j’étais complètement, entièrement désemparée. Hermione avait été très, trop injuste dans cette histoire. Elle n’avait pensé qu’à elle-même et Ron soulevait un bon point : Harry. Si elle n’avait pas mis fin à cette relation insensé et ridicule, qui sait ce qui se serait passé ? Est-ce que James aurait quand même tombé amoureux de Lily au point de laisser tomber Hermione ? Harry aurait pu disparaître pour ne jamais vivre. Comment avait-elle pu faire cela ? Tout mon amour pour Harry… Si c’était de la colère qui vivait en moi il y a quelques instants, c’était maintenant de la fureur sans nom. C’était une chance pour Hermione qu’elle n’était pas dans les parages, car j’aurais pu lui tordre le cou d’une seule main

Entendre mon frère se comparer avec Queudever n’atténua en rien mes sentiments, je ne comprenais pas comment il pouvait se comparer à un tel imbécile ! En plus, il estimait qu’il n’était qu’un bon à rien bon seulement à épauler les sorciers les plus puissants de notre génération. Et voilà que les remords se mettaient de la partie. Je savais que mes frères et moi n’avions rien fait pour améliorer la situation, ne laissant passer aucune chance de lui rappeler qu’il avait fait une erreur ou qu’il avait passé pour un taré.

Les dernières paroles de mon frère finirent de m’achever. Les larmes coulaient doucement sur mes joues, creusant de long sillon sur mes joues. Moi qui jamais, au grand jamais, ne versait de larmes. Moi qui me croyais assez courageuse pour affronter tous les malheurs et toutes les plus perverses calamités que la Terre pouvait me présenter, j’avais perdu tous mes moyens, je ne savais plus où j’en étais avec cela. C’en était trop. J’aurais voulu m’enfuir, loin d’ici et oublier, tout oublier. Pourquoi est-ce qu’on était revenu dans le temps pour vivre cela ? À quoi est-ce que ça pouvait bien servir ? Merlin !

Malgré le fait que l’envie de fuir soit immense, je ne pouvais me résoudre à le faire. Mon frère avait trop besoin de moi, je devais absolument me contrôler. « Ron … Je … … » Ma voix tremblotait et je me maudissais intérieurement. Ce n’était certainement pas le moment de paraître faible ! Je devais être un pilier sur lequel il puisse se reposer. Essuyant furieusement mes joues trempées, je m’efforçai de me reprendre. « Ron, le destin te réserve de belles choses, je le sais. Je suis consciente qu’en ce moment ce doit être pas mal dur pour toi de t’en rendre compte, mais… Et je ne veux plus jamais, JAMAIS, t’entendre te comparer à ce crétin de Peter Pettigrew ! Tu n’es et tu ne seras JAMAIS comme lui, il ne t’arrive même pas à la cheville. »

Je pris quelques secondes pour reprendre mon souffle et remettre mes idées en place. « Tu penses que c’est toi qui ne mérite pas de venir de notre famille ? À bien y penser, je pense que c’est tout à fait le contraire ! C’est nous qui ne te mérite pas… Maman et papa se sont toujours portés à ta défense, mais nos frères et moi, on n’a jamais été gentils avec toi… C’est nous les tarés, on est imbus de nous-mêmes. Alors que toi, tu es toujours là à penser à nous en premier, avant même de songer à ton propre bonheur, nous on ne fait que seulement te rabaisser constamment. Et tes amis, que tu penses si brillants, ils ne pourraient pas vivre sans toi. Dis-moi, Ron, c’est qui qui a réussit à résoudre l’échiquier de McGonagall quand tu étais en première année ? Harry n’aurait jamais pu se rendre à la fin et sauver la pierre philosophale sans toi ! Tu étais plus brillante qu’Hermione, sacrée la sorcière la plus intelligente de toute notre génération. C’est vrai, elle est intelligente, mais la vie ne s’apprend pas que dans les livres Ron ! Elle aura beau avoir toutes les connaissances du monde, jamais elle ne pourra te surpasser, parce que TOI, tu as le cœur à la bonne place. Tu n’abandonnerais jamais personne en difficulté, tu passerais les intérêts des autres avant les tiens, tu donnerais ta vie pour ta famille et tes amis… Ce n’est pas pour rien qu’on te surnomme le lion de Gryffondor ! Tu es la représentation parfaite de ce que devrait être un Gryffondor ! Et que je ne t’entende jamais redire que tu as usurpé ta place dans ce monde ! Ce n’est pas vrai et tu le sais ! Maman serait démolie de t’entendre parler comme ça… »

Je me penchais doucement au dessus de mon frère pour le prendre dans mes bras. Son était de désespoir était atrocement palpable et cela m’effrayait. J’avais remarqué que sa relation avec Hermione semblait plus que fraternelle, mais j’étais loin de m’imaginer qu’il l’aimait autant… Je pouvais passablement comprendre sa situation, j’avais vécu quelque chose de semblable avec Harry. Pendant les premières années à l’aimer secrètement et à pleurer seule dans mon oreiller le soir venu, lorsque je me rendais compte que j’étais probablement invisible à ses yeux ou que j’étais, pour lui, seulement que la petite sœur fatigante de son meilleur ami, c’était vraiment difficile à vivre. Puis, il y avait eu Cho Chang. Sa relation avec la Serdaigle avait failli me démolir, jusqu’à ce que j’en vienne à relativiser. J’ai commencé à m’intéresser à d’autres garçons et voilà où j’en étais : Harry n’était évidemment plus avec Cho et notre relation commençait petit à petit à se développer… Je le comprenais d’être aussi déprimé, mais en même temps, je ne pouvais pas le laisser tomber autant profondément dans la dépression… Il était mon frère, mon unique famille ici. Je ne le laisserais tomber.

« Ron, regarde-moi. Je vais t’aider, tu vas réussir à passer à travers cette épreuve. Je sais que c’est difficile et qu’en ce moment c’est probablement la dernière chose que tu veux, mais tu vas y arriver et je serai là pour te soutenir. Ça ne fait pas de toi quelqu’un de faible, au contraire. Tu es humain et tu en sortiras encore plus fort et grand. Je sais que tu aimes Hermione, je ne comprends pas ses motivations moi non plus… Un jour, peut-être pourras-tu lui pardonner ce qu’elle a fait, même si tu l’aimes encore plus que tout… Le temps sera ton meilleur ami pour les semaines, voir les mois à venir. Tu n’es pas rien Ron, tu es mon frère, mon protecteur. Si tu n’étais pas là, je doute que je serais encore vivante maintenant.. Je t’aime Ron.. » Je le pris dans mes bras tranquillement, pour ne pas le brusquer. Je savais que ses émotions étaient intenses et voulais lui démontrer que je serais toujours présente pour lui, peu importe la situation…
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Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) _
MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeMar 22 Jan - 4:06

J’étais au bord du gouffre, je le sentais maintenant pus que jamais. J’avais toujours été le plus fragile émotionnellement étant incapable de contrôler mes les sentiments qui m’habitaient et ce, depuis mon tout jeune âge. C’est sans doute pour cette raison que je suis incapable de mentir convenablement. Je me sentais vide et mon esprit était embrumé. Le lion en moi criait vengeance, mais mon cœur d’humain ne demandais qu’un endroit tranquille pour pouvoir déverser ma colère et ma tristesse. Ginny était à mes côtés, mais c’était comme si je ne la voyais pas réellement. Pourquoi tant de phrases désespérées ou haineuses parcouraient mon esprit en ce moment? Mon cerveau et ma conscience étaient donc incapable de me laisser pleurer ma vie sans rajouter leur grain de sel? La voix de Ginny me fit revenir vers la réalité. Ah bon? J’étais tout le contraire de Pettigrow? Pourtant, il était le sorcier le moins doué des maraudeurs et j’étais sans doute moins doué qu’Harry, Ginny, Hermione ou même Malefoy. Il avait de la difficulté dans ses cours, et moi aussi, même si je m’améliorais beaucoup depuis que j’étais à cette époque, pour dire vrai. La seule chose qu’il y avait de différent entre nous c’était que MOI je ne trahirais jamais mes amis et ma famille pour mon propre bénéfice. Je n’étais pas lâche et peureux...si? Oh, je ne sais plus. Me passant une main contre le visage et dans ma chevelure, j’ai écouter Ginny parler de notre famille. C’était eux qui ne me méritaient pas selon elle. C’était eux qui était indigne de moi. Un sursaut me parcourut l’échine. Comment était-ce possible que Ginny n’est pas encore remarqué l’évidence? Enserrant mes genoux avec mes bras, j’ai déposé mon menton contre mes genoux et je me suis mit à fixer le mur devant moi.


-Quand l’on pense au Weasley, on pense aux jumeaux qui sont excessivement drôle, à Charlie, le fameux dresseur de dragon qui aurait pu faire une carrière professionnel au Quidditch, à Bill, le Préfet-en-Chef le plus « cool » que Poudlard ait connu, à toi, la furie talentueuse et puissante qui brûle tout avec sa passion et même Percy, le petit con arrogant qui a réussi à devenir le secrétaire du ministre de la magie. Ne dit pas que c’est eux qui sont indignes de moi. Nous sommes une famille et les familles ne devraient pas parler ainsi d’elle. Je...j’aimerais...tellement les revoir,ne serait-ce qu’un instant, Soupirais-je d’une voix morne.


J’ai sentit Ginny me serrer et étrangement, mon cœur sembla me faire légèrement moins mal. Une petite pointe de lumière traversa mon esprit embrumé, comme si Ginny venait de m’apporter, avec son geste inné, la confirmation que peu importe ce que je serais, ma famille serai toujours là pour moi. J’ai lâché un petit soupire tout en repensant à Hermione. Hum, je ne sais pas comment j’allais faire pour refaire surface sans ma meilleure amie, mais je ne voulais pas être l’être dépressif que j’étais en ce moment. Peut-être que je n’étais tout simplement fait pour l’amour, mais seulement fait pour être le meilleur ami de tous.



-Ginny...je suis fatigué, épuisé même. À tous les jours, je combats ce que je suis par peur de me retrouver seul. Je...je vais faire....une croix sur Hermione. De toute évidence, je n’étais qu’un ami pour elle, Murmurais-je d’une voix vacillante tout en relevant les yeux vers ma sœur.


Un ami. Je ne serais jamais plus que l’ami d’Hermione, j’avais compris maintenant. J’allais devoir m’efforcer de l’oublier si je voulais redevenir heureux. J’ai fermé les yeux quelques instants et une tonne de souvenir me remonta à la mémoire; le jour où elle avait frappé Malefoy...c’est sans doute LÀ que je suis tombé en amour avec elle. Les larmes inquiètes qu’elle versait lorsqu’Harry était en danger ou lorsque je me blessais. Son visage si souriant lorsque je prononçais son nom...le courage de lionne dont elle avait fait preuve au ministère de la magie l’an dernier. Une grimace se dessina sur mon visage pendant que je me forçais à enfermer mes sentiments dans un recoin de mon cœur et à les sceller. Je voulais oublier que j’aimais Hermione, je voulais oublier comment sa voix prononçait mon nom comme une chanson lorsqu’elle riait.



-Gin, je suis tellement heureux de t’avoir avec moi ici,
Laissais-je glissé tout en sentant ma fatigue gagner graduellement du terrain sur mon état de conscience.


Maman, pourquoi ne m’as-tu jamais dis que l’amour faisait si mal? Tu m’avais toujours dit que c’était la chose la plus merveilleuse au monde, mais moi, je souffre en ce moment. Mon coeur et mon âme se déchire alors que je n’ais rien connu encore des frasques de l’amour. Pourquoi m’as-tu cacher l’envie de mourir petit à petit qui m’habiterait après une telle découverte. Comment peux-tu prétendre que l’amour c’est merveilleux alors que j’ai l’impression m’être fait poignarder à plusieurs reprises? Pourquoi ne m’as-tu donc pas révélé que mon coeur voudrait sortir de ma poitrine simplement pour ne plus cohabiter avec mes souvenirs d’Elle?

Une larme glissa sur ma joue, suivit de ses sœurs. Voilà, elles sortaient enfin. Resserrant Ginny contre moi, j’ai enfouit ma tête au creux de son cou et je me suis laissé allez comme un gamin qui découvre pour la première fois que le père Noël n’existe pas.



« Au revoir Hermione Granger » susurra doucement une petite voix dans ma tête pendant que mes larmes redoublaient.
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MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeMar 22 Jan - 8:38

L’envie de prendre mon frère par les épaules et de le secouer comme on secoue un arbuste pour en faire tomber ses petits fruits me prit d’assaut. Je ne comprenais pas comment quelqu’un pouvait autant se complaire dans la douleur et refuser de s’ouvrir les yeux sur la réalité. Soupirant, je saisissais malgré tout au fond de moi que tout cela était probablement trop frais dans la mémoire de mon frère pour qu’il puisse faire la part des choses. Il venait tout de même de vivre la pire séparation de toute sa vie, je devais quand même être indulgente avec lui. Aussi, je voulais être présente pour lui, comme une sorte de soutient, je ne voulais surtout pas lui faire la morale. Lui ouvrir les yeux, dans le fond.

Mon interprétation de la famille avait sans doute été trop dure pour lui, il ne semblait pas l’accepter totalement. Je voulais seulement lui démontrer que nous n’avions pas été juste dans les dernières années avec lui et qu’il méritait tout autant que nous – sinon plus, même – sa place dans notre famille et dans le monde. J’ai eu l’impression qu’une main empoignait mon cœur tellement j’avais mal lorsqu’il fit la remarque qu’une personne ne devrait pas parler en mal de sa famille comme je l’avais fait. Une larme coula de mes yeux ambrés pour aller se perdre dans les méandres de mes tâches de rousseur. « Je m’excuse Ron, j’ai dû mal m’exprimer… Je ne voulais pas réellement parler en mal de la famille, mais je voulais seulement te faire rendre compte que ce n’est pas vrai quand tu dis que tu ne mérites pas de faire partie de notre famille. Je comprends que tu dois te sentir complètement démoli suite à ce qui vient de se passer… Mais tu ne devrais pas parlé en mal de toi comme cela. Parce que ce n’est pas vrai ce que tu dis. »

Il avait beau faire l’énumération des accomplissements des prouesses des membres de notre famille, je savais que ce n’était pas nous, mes frères et moi, que l’histoire se souviendra. « Oui, tu as raison, lorsqu’on parle des Weasley, à part les cheveux roux, on se souvient des jumeaux et de leurs blagues, de Charlie le chasseur de dragons et de Bill le préfet. Toutefois, je ne suis pas tant d’accord avec toi en ce qui concerne Percy… On s’entend qu’avec son caractère hautain, c’est plutôt lui le mouton noir de la famille, même s’il a réussit à devenir le secrétaire personnel du Ministre de la magie. Mais plus tard, tu sais ce qu’on va se souvenir ? Tu sais ce que les parents raconteront à leurs enfants le soir, au coin d’un feu ? Oui, ils vont leur raconter comment Harry Potter a réussit, car oui, il n’y a aucun doute là-dessus, à vaincre Voldemort. Mais ils vont surtout raconter comment il a réussit et tu fais partie, déjà, du comment. Il ne pourra jamais le vaincre sans toi, Ron. Il a besoin de gens de confiance pour l’épauler et qui de mieux que son meilleur ami ? Tu mérites tout autant que nous de faire partie de notre grande famille et je suis certaine que ce à quoi les gens penseront quand ils s’interrogeront sur la famille Weasley dans quelques années, ce sera comment Ronald Weasley a accomplit d’extraordinaires prouesses pour aider à se débarrasser de Voldemort. Si tu n’avais pas été là ces dernières années, Harry serait probablement déjà mort et, même s’il serait vivant, il n’aurait jamais pu accomplir la moitié des choses qu’il a fait. Et je ne dis pas cela pour te flatter parce que tu es mon frère, mais bien parce que c’est la réalité. »

J’avais l’impression que peu importe ce que je disais en ce moment, je ne pourrais le convaincre de se ranger de mon point de vue. Je pense que même si je lui aurais décroché la lune, il n’aurait toujours pas été convaincu. Puis, je l’entendis affirmer qu’il s’ennuyait de notre famille… Ah ! s’il savait comment moi aussi je m’ennuyais de notre famille… Même les jumeaux me manquaient, avec leurs farces et attrapes. Je donnerais beaucoup, n’importe quoi en fait, pour avoir cinq minutes avec ma mère ou juste pouvoir la serrer dans mes bras ferait l’affaire… « Oh, Ron ! Moi aussi la famille me manque… Je dois t’avouer, une chance que je t’ai ici avec moi, parce que je ne sais pas ce que je ferais ici sans toi. Je veux que tu saches que je t’aime beaucoup, d’un amour inconditionnel, et je ne voudrais jamais te perdre… Je donnerais tout ce que j’ai pour qu’on puisse retourner dans notre temps. Je n’arrive vraiment pas à saisir pourquoi est-ce que nous sommes dans le passé et de quelle mission on est investit… J’espère qu’une fois qu’on trouvera, on pourra facilement retourner au présent, parce que ça me pèse beaucoup trop d’être ici… Je ne me sens pas à ma place… »

Tout ce que je venais de dire était la pure et stricte vérité. Je m’ennuyais beaucoup de ma vie d’avant… Puis, il parla d’Hermione. Comme cela, il voulait tirer une croix sur sa relation avec Hermione, complètement. Je comprenais que cela devait être douloureux pour lui, il avait clairement eu l’impression d’être rejeté par elle et il avait raison de se sentir comme cela, même si ce n’est pas nécessairement la réalité. « Je te comprends Ron et je te respect dans tes décisions. Je ferais probablement pareil comme toi, je pense que je serais même beaucoup plus en colère et déchiré que tu l’es… »

Soupirant, je me laissai aller contre le dossier de ma chaise. Cette matinée avait été très épuisante et toutes ces émotions m’avaient abruti. Je remarquais que c’était la même chose qui se passait avec mon frère, il semblait sombrer dans la fatigue peu à peu. Les larmes commençaient à rouler sur ses joues et j’avais le goût de le bercer comme on berce un enfant en peine. Saisissant ma baguette, je fis apparaître un matelas avec quelques couvertures dans un coin de la classe, à cet endroit, il serait bien et pourrait refaire le plein d’énergie sans être dérangé. Je le trainai jusque là et, il faut se l’avouer, il ne fit rien pour m’aider. Finalement, je le bordai dans ce lit de fortune et lui déposai un léger baiser sur son front, sûrement comme notre mère aurait fait.
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MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeMer 23 Jan - 11:11

Je tremblait de la tête au pied. Mon corps avait carrément prit le dessus sur mon esprit. Je n’était plus capable de me raisonner logiquement, je ne voyais que les points négatifs de ma vie, tous mes échecs et tous les moments où j’avais souhaité être quelqu’un d’autre. Pourquoi la perte d’Hermione me lançait dans un tel parcouru du combattant contre moi-même? Qu’est-ce que ça voulait bien vouloir dire? Pourquoi avais-je l’impression que de ce désespoir, allait naitre le véritable moi? Le véritable Ronald Weasley. Ici, je n’avais pas le choix d’être moi-même et, même si je ne le montrait pas, j’étais effrayé de découvrir qui j’étais réellement. Un joueur de Quidditch, certes. Un entêté, ça c’était certain, mais quoi d’autre? Sans doute un peu farceur également. Intelligent et tête brûlé, sans doute suicidaire pour faire tout ce que je fais. En fait...j’étais...je suis...les Weasley. Je suis un Weasley. Un mélange de tous mes frères et de ma sœur. Ce que Ginny me dit me toucha au cœur directement. Mes tremblements s’atténuèrent légèrement. Pourquoi avait-elle mal pour moi? L’Amour fraternelle était quelque chose de méconnu pour plusieurs personnes, mais certainement pas pour nous, les Weasley. L’un de nous avait mal, nous avions tous mal avec lui, c’était la loi de notre famille. Elle souffrait donc autant que moi de me voir dans cet état. Je le sentais dans sa voix, je le voyait dans son visage. Un frisson me parcourut.


-Ginny...tu crois....tu crois qu’ici je deviendrais celui que je n’osais pas devenir à notre époque, par peur des moqueries des autres? Ici, je suis obligé d’être moi-même, sans nos frères, sans Hermione et sans même la réputation d’Harry...j’ai peur...Gin...


Un vrai frisson me parcourut. Le véritable Ronald Weasley n’existait qu’au plus profond de moi. Le laisser sortir de là me terrifiait autant que l’aube d’un jour nouveau sans Hermione me terrifiait. Aujourd’hui, j’avais perdu la personne que j’aimais, ma meilleure amie, mais également la personne que j’étais. Les phrases que prononcèrent Ginny me firent devenir perplexe. Je nous revoyais, Harry et moi, se battre en quatrième année...mais je nous revoyais aussi monté l’A.D, rire de Rogue, inventé nos devoirs de Divination, voler, lui, moi et Ginny. Mon rythme cardiaque augmenta un peu plus. Pourtant, je savais bien qu’Hermione figurait dans tous ces souvenirs aussi...sauf peut-être celui de Quidditch. Les prochaines phrases de Ginny me firent sursauter. Elle ne se sentait pas à sa place à cette époque? Pourtant, de nous tous, j’aurais cru qu’elle serait la plus à l’aise aujourd’hui. Un sourire et un rictus amère me traversa; de toute évidence celle qui se sentait le plus à sa place ici, c’était Hermione.


-Oh Ginny....peut importe à l’endroit où nous serons, peut importe l’époque où nous serons tant que nous serons ensemble, nous serons chez nous. On...on va régler tout ce qu’on peut faire ici, tout ce qu’on peut faire pour avoir un monde en paix à notre époque et ensuite, on retournera à la maison, tous ensemble.


J’ai fermé les yeux tout en imaginant une grande réunion de famille mélangeant les Weasley, les Potter, les Maraudeurs, les Longdubat, les Lovegood et tous nos compagnons de l’A.D. Un sourire se dessina sur mon visage, malgré mes larmes qui coulaient de plus en plus vite. La famille présente....Toute notre grande famille présente sans mort et sans personne porté disparue. Je me suis sentit levé et recouché sur quelque chose de moelleux. J’ai mit mes mains contre mon visage afin de cacher mes larmes de plus en plus présentes. Une réunion avec tout le monde...sans Voldemort, sans avoir peur que demain ne soit le dernier jours de notre vie. J’ai sentit le baiser de Ginny contre mon front et je l’ai serrer contre moi, ressentant le besoin de sentir ma soeur contre moi.


-Ginny, sache que je suis heureux d’être ici avec toi et ne t’inquiète pas....demain j’irai mieux...demain j’aurai l’esprit clair, demain je....


J’avais de la difficulté à mettre des mots sur ce que je voulais dire tellement mon esprit était embrouillé. Je n’arrivais pas à me focaliser sur une émotion précise, j’en ressentais beaucoup trop en même temps; La colère, la douleur, le désespoir, la sensation de mourir petit à petit, la force de vouloir continué, la force de vouloir tout changer. Je voulais courir, pleurer, démolir un mur, dormir, et....m’effacer. Je voulais changer le monde....je voulais changer mon monde.

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MessageSujet: Re: Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou] TERMINÉ =)   
Gare à vous : âmes esseulées [Pv : Ronichou]  TERMINÉ =) Icon_minitimeMar 5 Fév - 4:25

La vie. La vie, cette si belle invention de Dieu… devenait mon pire cauchemar. Je ne comprenais pas comment ma vie avait fait pour prendre un tournant aussi radical. En fait, oui je le savais. C’était à cause de ce jour où j’avais suivit mes amis qui suivaient eux-mêmes Drago Malefoy. On ne sait trop comment, nous nous sommes retrouvés plusieurs années en arrière, à l’époque des maraudeurs. Cela faisait déjà quelques mois que nous étions ici, au début, j’étais heureuse de vivre une nouvelle aventure. Rencontrer les parents d’Harry, faire plus ample connaissance avec Sirius Black, réparer les erreurs du passé, changer le monde étaient tous des choses que l’on voulait faire et on trépignait d’impatience. Toutefois, même si le temps filait vite lorsque nous sommes arrivés, maintenant, les secondes s’égrainaient à la vitesse du sable dans un sablier. Les jours prenaient place les uns après les autres et ma famille me manquait incroyablement. Mes amis et le Poudlard de mon temps aussi.

À prime à bord, j’essayais de donner l’impression de filer le parfait bonheur, mais voir mon frère dans un état de dépression profonde avait chamboulé tous mes sentiments. Les Weasley, on avait une famille tricoté serrée, si quelqu’un a du chagrin, tous les membres de la famille vont vouloir la réconforter et lui venir en aide. Habituellement, on se sert les coudes. Ici, Ron et moi, on est seul. Alors, il faut être doublement là l’un pour l’autre. Je crois sincèrement que ce passage dans cette époque allait nous rapprocher grandement, mon frère et moi. Ron me racontait comment il était venu à la conclusion que cette aventure l’amènerait à être lui-même, à laisser sa vraie nature sortir au grand jour. Il avait raison, probablement que dans notre époque, il avait trop peur des moqueries des autres, puisqu’il en avait déjà vécu beaucoup, alors il cachait sa véritable personne pour être quelqu’un qu’il n’était pas, pour faire plaisir aux autres.

« Je crois que tu as raison Ron… Je crois que tu t’es renfermé sur toi-même, pour éviter de subir les plaisanteries des autres. Tu te cachais en quelque sorte derrière la notoriété d’Harry et l’intelligence d’Hermione… » Je soupirai. La vie n’étais pas facile et c’est maintenant qu’on se rendait compte de toute sa complexité. « Soit toi-même Ron et tu te rendras compte que les gens vont autant t’apprécier, sinon plus, pour ce que tu es. Aussi, ce sera beaucoup plus valorisant pour toi… » J’aurais aimé retourner en enfance, où les choses étaient si simples, alors que notre question existentielle était ce que nous allions manger à notre prochain repas. Si je pouvais, je paierais cher pour y retourner et apprécier tout ce que nos parents faisaient pour nous. Les propos de Ron me laissèrent à moitié perplexe. Tant qu’on serait ensemble, peu importe où on serait, on serait comme chez nous. J’étais indécise, j’avais besoin d’y croire, mais le sentiment de vide que je ressentais parce que mes parents me manquaient ne me permettait pas d’oublier où était ma véritable maison. Je ne sais pas ce que Merlin voulait qu’on fasse ici, mais on essaierait de changer le monde et le futur à notre façon, pour éviter que la plupart des crimes immondes qui se préparaient se répètent encore.

Les parents d’Harry, les parents de Neville, tant de personnes avaient souffert de la perte d’êtres chers par la faute de Voldemort. Peut-être qu’on est ici pour éviter que les mêmes évènements se reproduisent. Le problème lorsqu’on essaie de changer le futur, c’est qu’on ne peut jamais mesurer l’impact de nos gestes. Si on réussit à éviter que les parents d’Harry meurent, qui sait ce qui pourrait se produire ? On ne pouvait pas savoir les conséquences avant de poser les gestes, mêmes si on pouvait faire nombre de spéculation. Mais Ron avait raison, on ferait ce qu’on avait à faire ici et après on retournerait à la maison… En espérant qu’elle soit toujours là……
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